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lundi, août 13, 2007

Fiston, finalement c'est quoi l'art contemporain?

Bon Fiston,

Suite à mon billet sur la nouvelle oeuvre (Jessica Auer - Las Vegas) qui trône dans notre salle-à-manger, je t'ai promis de t'expliquer en quoi cette oeuvre est de l'art contemporain et par ricochet, résumer ma définition toute personnelle de l'art contemporain.

En gros, Fiston, l'art contemporain invente des pratiques, explore des nouveaux territoires ou réinvente des formules déjà éprouvées. Bref, il se repositionne en permanence.

Mais, je dirais que la notion la plus importante pour mesurer la pertinence d'une démarche (d'une oeuvre) en art contemporain, la justesse d'un travail et la qualité d'une expérience se résume en un seul point: le lien avec l'histoire de l'art occidental.

L'art pose toujours les mêmes questions, Fiston: Qui sommes-nous? Dans quel monde vivons-nous? Où allons-nous? Les artistes expriment différemment ces interrogations selon l'époque, le contexte, l'état des connaissances, les valeurs du moment, etc. Et l'histoire de l'art (qui peut être toute récente) constitue la chambre d'écho de ces démarches artistiques.

Un dessein d'un jeune enfant, peut être magnifique, nous toucher, mais ce ne sera de l'art puisqu'il n'établit pas de rapport avec nous et avec l'histoire de l'art, tout simplement. Il s'agit d'un beau dessein.

Évidemment, dans un monde idéal, il faudrait comprendre un peu les clés de cette riche histoire de l'art (surtout celle du dernier siècle), chaotique et bouillante saga des formes pour porter un jugement. Marcel Duchamp, disait qu’une oeuvre d’art, c’est 50% l’œuvre et 50% le regardeur

Et il avait raison. On doit être ouvert et avoir un minimum de culture pour apprécier à sa juste valeur une oeuvre.

Toutefois, Fiston, ne t'en fais fait pas trop avec les définitions et les concepts. En résumé: va voir des oeuvres, visites des galeries et, quand tu le voudras, on pourra en discuter ensemble sur notre chic balcon du Plateau...Tu verras discuter du Beau, de l'art...c'est très agréable.

NB L'oeuvre est de Mrzyk/Moriceau (2005)

samedi, juillet 14, 2007

Art contemporain et Fiston: le divorce

Grâce à ma participation au Groupe CollectArt, je viens d'accrocher dans mon salon une magnifique oeuvre de Jessica Auer: Las Vegas, Nevada.

Jessica Auer (née à Montréal en 1978), fascinée par les sites populaires et touristiques, a produit une série de photographies prises en Amérique du Nord et en Amérique du Sud où le paysage et l’architecture ont été préservés, rénovés ou altérés, ou construits tout récemment. Nous venons d'acheter une des photos de cette série de cette artiste montante de l'art contemporain.

Contrairement au travail de l'artiste photographe montréalaise Isabelle Hayeur par exemple, il s'agit de photos non retouchées; tout le message est dans l'angle d'approche de l'artiste.


Jessica Auer Las Vegas, Nevada (2007)

Fiston est dubitatif devant cette oeuvre et la démarche. Comment une simple photo réelle (non retouchée) et touristique en plus, d'un lieu comme Las Vegas, peut être de l'art? Les rares personnes qui ont vu ma nouvelle oeuvre sont tous (ou presque) aussi perplexes que Fiston.

Est-ce bien de l'art m'a demandé Fiston? Ben oui, je t'expliquerai tout cela dans mon prochain billet...À suivre donc sur L'Ancien et le moderne...

lundi, juillet 02, 2007

Hors de Facebook, point de salut??

Tout le monde me parle de Facebook depuis 2 mois.

C'est que depuis mai 2007, Facebook s’est transformé en plateforme sur laquelle chacun peut développer gratuitement les services et technologies de son choix et bénéficier d’une incomparable gamme d'applications.

Depuis c'est de la pure folie!!

C'est Fiston qui m'a sensiblisé le premier avec son Facebook et j'ai le mien depuis la fin mai. Fiston m'a donc devancé de deux semaines...Zut!

A quoi ça sert ? Et bien à dire qui l’on est, à parler de soi et surtout à rencontrer des gens et à partager ses goûts et ses passions. Bref, un réseau social dans toute sa splendeur comme les MySpace et autres Twitter qui connaissent un succès grandissant sur Internet.

Alors, mes amis et lecteurs.... pas le choix: à votre Facebook si cela n'est pas déjà fait. Il y a déjà près de 150 000 inscrits à Montréal seulement!!

Pas convaincu?? Lisez ce bouquet d'article récent sur le phénomène que mon ami Jean Lemay m'a envoyé:

Facebook, le site à la mode
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/hightech/index.php?m=3&chro_diff_id=375000473


Facebook/2 – Les chiffres

http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/06/12/facebook2-–-les-chiffres/

Facebook : la recette
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25979

Facebook growth in Canada 'explosive'
http://www.canada.com/nationalpost/news/story.html?id=6c74de94-8fd9-4f19-a247-9ad9be29573c&k=77086

À chaque classe sociale, son site social
http://technaute.lapresseaffaires.com/nouvelles/texte_complet.php?id=81,2004,0,062007,1363410.html&ref=internet

Facebook = Smart, Rich, Cool; MySpace = Dumb, Poor Loners?
http://www.dmwmedia.com/news/2007/07/01/facebook-smart-rich-cool-myspace-dumb-poor-loners

Facebook is for 'good' kids - MySpace is for freaks
http://www.canada.com/montrealgazette/news/story.html?id=cc2b03a1-44c4-4060-ab7d-e641918c590c&k=92837

Facebook - a thoroughly modern addiction
http://www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=/opinion/2007/06/16/do1604.xml


Facebook: The rise of social applications
http://blogs.zdnet.com/BTL/?p=5524

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mercredi, juin 06, 2007

Fiston et mon blogue

Résumé d'une conversation récente avec mon Fiston:


Fiston: Hé, qu'est-ce qui arrive avec ton blogue?

Ancien et le moderne: Je prend une petite pause. Le tourbillon de la vie sans doute mais ce n'est pas définitif.

Fiston: Tant mieux, mais tu avais peut-être besoin de cette pause...

A&M: ??

Fiston: Ben, ton blogue était moins bon récemment.

A&M: Tu trouves?

Fiston: Oui, depuis quelques mois, je le trouve inégal . Moins de billets "personnels" sur tes passions intellectuelles et je crois que c'est ce qui faisait le charme de ton blogue. C'était le fun quand tu nous parlais de musique, d'art contemporain, de Victor Hugo, de la Grèce antique, de philosophie existantialiste ou même des restaurants de Montréal.

A&M: Peut-être

Fiston : Tu as écrit pas mal sur le Web 2.0, les blogues et autres phénomènes technologiques.

A&M: Tu n'aimes pas cela?

Fiston: Un peu mais ce n'est pas ta force et il y en tant de monde qui écrivent là-dessus. Si tu ne parles pas de cela avec un point de vue personnel...à quoi ca sert??

A&M: Ouain...tu as peut-être raison, je vais penser à tout cela. Merci.

Fiston: Et puis svp...

A&M: Quoi?

Fiston: Arrête de me citer dans ton blogue, c'est fatiguant à la fin...

A&M: Sure, Fiston, sure...

lundi, avril 09, 2007

Fernandel...aussi!

Ah la toile!

Hier j'écris un billet sur mon Vendredi saint à Montréal où, sans trop réfléchir, je commets une métaphore incluant l'acteur et chanteur français Fernandel (1903-1971) . En voulant faire mon bon blogueur et peaufiner un peu mon billet en intégrant un lien vers Fernandel pour Fiston qui ne le connaît sûrement pas, je découvre un court vidéo de Fernandel sur Youtube. Il y chante la chanson "Félicie aussi". Je vous le soumets pour la voix mais surtout pour le grand talent "d'expressionniste facial" de Fernandel. Je crois que même Fiston va trouver cela très drôle!

mercredi, mars 21, 2007

Fiston 2.0

La semaine passée, Fiston m'a posé une question qui m'a un brin assommée:

-Fiston : "C'est quoi dont le Web 2.0?"
-A&M: " Ben voyons Fiston c'est ce que tu fais à tous les jours!!! Youtube et autres!!
-Fiston: Oui, oui je sais, je lis ton blogue, mais je ne suis pas certain de bien comprendre le concept..
-A&M: ...

Je crois que mon Fiston est devenu un rationnel fini...Il veut tout comprendre logiquement avec sujet, verbe, complément.

Alors Fiston à la guerre comme à la guerre. Pour toi, je vais te présenter un portrait du Web 2.0. Ce que tu trouveras à la suite est fortement inspirée d'une présentation privée que m'a fait récemment mon ami Jean Lemay. Merci Jean!

Le principe de ce billet en est simple; celui de t'identifier les sources les plus pertinentes pour bien comprendre le Web 2.0 et répondre à ta question.

On y va!

1) Une introduction au Web 2.0

Fiston, la première difficulté lorsque l'on s'intéresse au Web 2.0 est de cerner son contour. Selon Wikipédia (voir lien plus bas), le Web 2.0 est un terme souvent utilisé pour désigner ce qui est perçu comme une transition importante du WWW, fournissant des applications Web aux utilisateurs.

1.1 Le vidéo à écouter: "Web 2.0 : The Machine is Us/ing Us"
1.2 Les définitions:
Web 2.0 : Une définition
Web 1.0 vs Web 2.0
What is Web 2.0? (de O'Reilly, l'inventeur du concept Web 2.0)

2) Le look et le le design du Web 2.0

Il est fascinant de constater que l'univers Web 2.0 a développé son propre univers graphique.

2.1 Les logos Web 2.0
2.2 Les couleurs Web 2.0 et ici pour visualiser le tout
2.3 Le design Web 2.0.

3) Les sites Web 2.0 incontournables! (Les musts!)

Tu en connais déjà plusieurs. Je te propose mes applications Web 2.0 favorites mais il y en a un paquet d'autres bien-sûr. Tu peux allez voir aussi les liens de mon Bloc Web 2.0 (colonne de droite).

3.1 Musique : iLike (about), Last.fm (about)
3.2 Photos : Flickr (about, tags)
3.3 Vidéos : YouTube
3.4 Gestion des favoris : Delicious (about, tags)
3.5 Gestion des favoris (avec contenus) : Digg (about)
3.6 Encyclopédie : Wikipédia

4) Quelques Outils Web 2.0

Partage de fichiers Online : Box.net
Office Tools, collaboration : GoogleDocs
Calendriers : GoogleCalendar
Online Messengers : Meebo

5) Les flux d'information RSS

Fiston, comprendre et utiliser le flux RSS est fondamental dans le Web 2.0 de 2007. Le standard RSS représente un moyen simple d'être tenu informé des nouveaux contenus d'un site web, sans avoir à le consulter. Le fil « RSS » (traduit par « Really Simple Syndication ») est un fichier contenant le titre de l'information, une courte description et un lien vers une page décrivant plus en détail l'information. N'oublie pas fiston! Qui dit RSS, dit agrégateur. Va voir le lien. Est-ce clair?

5.1 RSS
Définition du RSS (Wikipédia)
5.2 À titre d'exemple Fiston; voici le lien vers le fil RSS de RDS , et celui de Radio-Canada.
5.3 Agrégateurs RSS :
Une définition: agrégateur (Wikipédia)
Netvibes (mon agrégateur favori)
Internet Explorer,
Firefox.
Bloglines
Google Reader

6) Pour en connaître davantage :

Top 100 Web 2.0 Sites
Web 2.0 Winners and Losers (Wired)
All Things Web 2.0 -"THE LIST"
Best of the Best Web 2.0 Web Sites
Michel Leblanc (Qc)
Pointblog (France)

7) Pour tes téléchargements

7.1 Notre favori pour MP3, logiciels, etc: LimeWire
7.2 Le plus populaire pour fichiers volumineux tels films, séries télés, etc: BitTorrent
7.3 Gestion de photos: Picasa
7.4 Gestion de CDs, podcasts, etc: iTunes
7.5 Exploration de la Terre: Google Earth
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Voilà Fiston, j'espère que cela répond à ta question. Merci encore à Jean Lemay pour son aide mais aussi à Stéphanie en Afrique, Stéphane P. et Michel Leblanc pour les discussions et échanges sur le sujet.

dimanche, mars 18, 2007

Léonidas et les 300

Le film "300" que j'ai vu hier avec fiston remet à l'avant scène un des moments les plus forts de l'histoire de l'antiquité.

Le film raconte, de façon très vivante et rythmée un peu à la Sin City, la bataille des Thermopyles (480 av. J-C.) qui oppose une alliance des cités grecques à l'empire perse. Voyant la bataille perdue, le roi Léonidas de Sparte et ses 300 soldats grecs se sacrifient pour ralentir l'ennemi, malgré une infériorité numérique de près de 300 pour 1.

Pour les historiens grecs qui ont suivis, leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie.

Assez bizarrement, Léonidas est venu régulièrement me visiter dans ma vie.

Adolescent, j'avais été impressionné par le courage et l'histoire des Thermopyles et de Léonidas. Puis à l'été 2001, à quelques semaines d'intervalles, fiston et moi avons lu le même roman d'aventure Les Murailles de Feu de Steven Pressfield sur cette bataille grecque. Nous avons été tous deux très impressionnés par ce livre. Les passages d'anthologie s'y succèdent: la douleur physique, la terreur, l'apaisement, la fraternité sont évoqués avec une rare force littéraire, digne des plus grands récits de guerre. Une réflexion profonde sur le sens du sacrifice et une réponse étonnante à cette question : qu'est-ce que le contraire de la peur ?

Quelques mois plus tard, à l'automne 2001, dans le cadre d'un "learning travel" en Grèce, j'ai eu la chance de passer sur le site de l'ancien défilé des Thermopyles (qui a changé complètement de configuration). Grand moment d'émotion et de visualisation pour moi.

Et maintenant, en 2007, un film impressionnant...

Plus tard, les Grecs érigèrent un mausolée à l’emplacement où tant de soldats étaient tombés. Une inscription du poète Simonide de Céos, rappelle à chacun le terme de cette lutte héroïque : «Étranger, va dire à Sparte qu’ici nous gisons dociles à ses ordres».

Voilà Léonidas, c'est fait!
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La bande annonce du film "300"

dimanche, février 18, 2007

Une entrevue avec L'Ancien et le moderne

Un gros merci à Philippe Martin et Christian Aubry de YulBuzz pour le plaisir qu'ils m'ont fait en me rencontrant la semaine dernière à la Bibliothèque des HEC. Les deux animateurs de YulBuzz ont commencé il y a un petit bout un cycle d'entrevue vidéo-blogue intitué "Portrait de blogueur". C'était au tour de L'Ancien et le moderne.

Vous retrouvez l'entrevue de L'Ancien et le moderne ici, sur YulBuzz

dimanche, septembre 17, 2006

La mort et la fin de Zeus

Nourri depuis sa plus tendre enfance par la mythologie grecque, fiston m'a demandé un jour (il y a 5 ou 6 ans ) si Zeus avait déjà existé. Je lui ai répondu qu'un Dieu existe pourvu que quelqu'un y croit réellement.

Dans le cadre de cette définition, je lui ai dis aussi que Zeus était mort probablement à la fin du 4e siècle de notre ère. En effet, au début de ce siècle, le christianisme prenait de l'ascendant en milieu urbain mais les cultes païens (dont ceux de Zeus et d'Athena) était toujours suivis dans les campagnes isolées. Après la conversion et le baptême de l'empereur romain Constantin en 312, l'Église de l'époque fût d'une hostilité féroce, traquant et éliminant systématiquement toute trace de son passé païen et de la religion grecque... Elle ferma les écoles philosophiques néo platoniciennes d'Alexandrie et d'Athènes, brûla des centaines de milliers de livres et accusa d'hérésie quiconque remettait eu question l'orthodoxie (suite au Concile de Nicée de 325 présidé par...Constantin). Beaucoup furent mis à mort en même temps que l'on cessa le culte de Zeus à jamais.

L'Église a fait (selon entre autres Gérald Messadié et plusieurs autres "nouveaux" spécialistes de l'histoire des religions) une grave erreur en "tuant" Zeus...On a renié l'idéal grec en faisant la promotion de l'ignorance et de la foi aveugle, en faisant passer des mensonges pour des vérités sacrées et en transformant toute dissidence en hérésie.

Ce n'est qu'en revenant (entre autre St-Thomas d'Aquin au XIIIe s.), beaucoup plus tard, à de prétendus païens comme Platon et Aristote qu'on a injecté suffisamment de rationalité et de philosophie dans la théologie chrétienne pour la garder vivante.

Il ne fait aucun doute que l'Église du 4e siècle a triomphalement réussi à rallier les masses ignorantes. Mais en rendant exotérique et banale la sagesse grecque (entre autres), l'Église a transformé ce triomphe en une victoire à la Pyrrhus...Parce que l'on a construit le mythe chrétien en partie sur le mensonge...plusieurs penseurs avertis estiment que l'Église chrétienne pourraient disparaître d'ici une génération.

Est-ce qu'un jour j'expliquerai à mon petit-fils quand est mort Jésus de Nazareth ?

lundi, septembre 11, 2006

Lire Xénophon en 2006

Fiston, ce billet est pour toi.

Je te propose la lecture de L'Anabase de Xénophon. Je sais que ça ne fait pas très sexy comme nom "Xénophon", mais qu'est-ce que tu veux, quand on est grec du Ve s. av JC, on ne choisi pas son prénom...Ce titre ne te dira rien parce qu'on ne parle presque plus des auteurs grecs et encore moins de Xénophon!

Pourtant, je suis convaincu que toi qui est attiré par l'histoire des grandes guerres et qui connaît un peu les auteurs grecs, tu aimeras ce livre où on a fortement l'impression de voir un vieux documentaire de guerre, comme on en repasse de temps en temps à la télé. Le charme de la pellicule noir et blanc un peu décolorée, avec des violents contrastes de lumières et de mouvements accélérées, nous rejoint directement.

La thématique de L'Anabase est héroï-comique, je dirai. Difficile de faire mieux: Dix mille mercenaires grecs, engagés par le prince perse, Cyrius, sont vaincus dans la bataille de Cunaxa et se retrouvent alors sans chef et très loin de leur patrie. Les dix mille grecs doivent donc retourner chez eux en étant au milieu des populations ennemies. Imagine la trame dramatique!

On passe rapidement d'une représentation visuelle à une autre, et de là à l'anecdote, et de là encore au relevé des coutumes exotiques: tel est le fond sur lequel se tisse une succession continue d'épisodes aventureux, d'escarmouches et d'obstacles imprévus à la marche de l'armée qui erre.

C'est aussi et peut-être surtout un livre sur l'angoisse. L'angoisse du retour, de la désorientation en pays étranger et de l'effort pour ne pas se disperser. En fait, ce désarroi de la fuite d'une armée vaincue me rappelle les retraites napoléoniennes (1812) et allemandes (1943) sur le front russe.

Au récit sont entremêlés des "procès-verbaux de réunion" de l'état-major et des discours de Xénophon (et oui, l'auteur a été de cette armée) aux troupes.

Le secret en lisant L'Anabase, fiston, consiste à ne rien sauter, à tout suivre, point par point. Xénophon a le grand mérite de ne pas nous tromper, de ne rien idéaliser, de nous montrer la dure réalité.

L'Anabase est l' histoire vraie d'une longue fuite de 4 ans (404-400 av JC) dans un monde hostile où la moitié des Dix milles ne reverront jamais la terre natale...Un grand livre d'histoire et d'aventure!

samedi, août 05, 2006

Le Louvre, fiston et Napoléon

J'ai eu la chance de visiter Le Louvre à plusieurs reprises dans ma vie (6 ou 7 fois) et cela au cours d'une longue période--plus de 20 ans. Lors de ma première visite (j'avais 21 ans), j'ai eu un immense choc...j'y ai passé 3 jours consécutifs.

J'aime cette idée du savoir encyclopédique; un lieu, un musée où l'on pourrait toucher à toute l'histoire de l'art...ou presque. De toute façon, en culture, je suis attiré par le grand, la saga, l'ambition, la fresque.

Lors de ma dernière visite de Paris d'il y a un mois, j'ai été le guide pour la première visite de fiston au Louvre. Quoi lui montrer? Comment aborder en fait l'histoire de l'art occidental que l'on retrouve à travers ce musée?

Le Louvre est immense: 15 kms de galeries à visiter. En bon pédagogue (!), j'avais prévu une visite de 4 heures maximum. Il ne faut pas abuser des bonnes dispositions d'un ado de 16 ans...

J'ai donc opté pour une visite déambulatoire avec des arrêts un peu plus prolongés dans mes salles favorites du Louvre: la salle des antiquités grecques (bien sûr!), la salle des l'Égypte pharaonique (bien sûr), la salle des grands formats français et les 2 magnifiques cours intérieures de sculptures françaises. On a dû marché pas loin de 10 kms (sur les 15!) ce qui veut dire qu'on a pas réussi à traverser toutes les salles...Mais l'impression (je crois) est resté.

Mon grand choc (j'oserai dire "notre grand choc") cette fois-ci fût le "Sacre de Napoléon" de Jacques-Louis David (1748-1825)que l'on retrouve à l'intérieur de la magnifique salle rouge des grands formats français du Louvre.

Composition ambitieuse représentant le couronnement de Napoléon du 2 décembre 1804 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, cette toile a nécessité trois années d'un travail minutieux. Il s'agit d'une des plus grandes peintures au monde (la 2e plus grande du Louvre)--10 mètres de large par 6 m de haut. C'est aussi la 2e oeuvre la plus visitée du musée après la Joconde.

Ma photo sur ce blogue est évidemment navrante...on ne peut pas imaginer par ce petit carré, l'effet que cette oeuvre peu produire sur un visiteur. La plupart des gens que j'ai vu était silencieux devant "Le Sacre", le cou tendu vers le haut et la bouche ouverte....




Avant de voir le titre du tableau, Fiston n'a pas reconnu Napoléon...Je peux bien comprendre qu'il ne reconnaisse pas le Pape assis à côté de l'Empereur (soit Pie VII)...mais ne pas reconnaître Napoléon!! Comme quoi la tâche d'un père n'est jamais terminé...

jeudi, août 03, 2006

Mon ipod

Fiston et moi avons numérisé nos deux collection de CDs il y a déjà trois mois. 4 000 tounes rentrées sur mon ordi de la maison (itunes). 4 000 chansons classées, rangées...un vrai plaisir...

Pour profiter de tout cela, j'ai bien sûr acheté un ipod. En fait, mon ami Paul m'a vendu le sien. J'y ai intégré mes morceaux favoris.

Erreur de débutant!

C'est naïf de croire que l'harmonie familiale pourrait se maintenir avec un seul Ipod pour deux. Rapidement, j'ai perdu le contrôle de mon Ipod au profit de fiston qui y a intégré ses propres tounes.

De temps en temps, j'empruntais (!) mon propre Ipod, et là, j'étais pris à écouter les tounes de fiston. Grosses différences mais même famille faut croire!

De mon côté, ma sélection numérique "ipod" se concentre (sans surprise pour mes lecteurs assidus) sur le gros House et un peu de Mozart.

Fiston, lui sélectionne du gros Rock et un peu de Beethoven. Beethoven...on a plus les fistons qu'on avaient...

Metallica pis la 5e symphonie, c'est l'fun mais quand tu as le goût d'entendre la voix de Jocelyne Brown...c'est un peu frustrant!

Je viens de lui acheter son propre Ipod. Le bonheur est maintenant revenu dans la chaumière!

dimanche, janvier 22, 2006

Mon blog: 1 an déjà et un bilan!

J'ai célébré le mois passé la première année d'existence de mon blogue. Et je me suis reposé la question dernièrement (je l'avais fait il y a 6 mois): Est-ce que ça vaut la peine de continuer?

Plusieurs de mes lecteurs sont des amis ou des connaissances que le hasard a mis sur le chemin de ce blogue. Donc évidemment, j'ai pu leur en parler de vive voix dans certains cas.

Et la question du pourquoi m'est revenue encore récemment (mais moins souvent qu'au début). N'est-ce pas un peu narcissique d'écrire dans ce vaste univers qu'est Internet??...A-t-on vraiment quelques choses à rajouter d'original? Quoi de plus à dire aux centaines de millions de sites internet ou aux dizaines de millions de blogues seulement en Amérique du Nord? Quoi de plus à rajouter aux millions de livres et d'écrits publiés depuis 4 siècles (en fr. seulement)?

Vu sous cet angle....c'est un peu paralysant...Indeed! Mais bien entendu, je ne le fais pas pour obtenir un grand lectorat...mon compteur m'a démontré que j'avais (en ce début 2006) un peu plus de lecteurs que je pensais, plus de 150 visites par semaine et j'aurais une quarantaine de fidèles (mon estimé)...je n'en demandais pas tant!.

Comme je l'ai déjà dit, j'ai eu l'idée de ce blogue pour mon fils, pour lui faire partager mes pensées, mes réflexions, ma psyché intellectuelle. Comment transmettre à un ado de 16 ans bien d'aujourd'hui sa vision du monde? C'est malaisé de parler de Nancy Huston en jouant au golf....C'est en suivant mon premier blogue, celui de mon amie Stéphanie, que j'ai eu l'idée... Pourquoi ne pas se servir de cet outil pour transmettre mes pensées et idées à mon ado favori? Comme lancer une bouteille à la mer et espérer qu'il le lira de temps en temps....ce qu'il fait de temps en temps, il a même démarré son propre blogue


Je dois bien avouer que je me suis pris à mon jeu et que j'y ai pris un malin plaisir. Grands plaisirs en effet à parler de choses qui n'ont plus beaucoup cours et qui m'animent: Victor Hugo, le miracle grec et cette pensée néo-classique qui croyait que l'on grandissait par l'apport des différentes couches historiques, Delacroix, Zeus, de mon attente de Proust, faire un rapprochement osé entre l'échec de Cicéron et la situation à Dakar , écrire sur ma visite lumineuse de la Basilique Sainte-Sophie à Istanbul, , etc. Qui donc parlera aujourd'hui de tout cela à mon petit Lou? Dites-moi!

Je sais que mon blogue ne verse pas dans la légèreté et l'humour absurde...j'ai plein d'autres lieux où mon côté léger s'exprime...Ici je reste un peu plus cérébral...Mille excuses.

Je ne parle pas assez à mon goût de mes passions en art contemporain et des choses liées à la modernité (malgré les discussions avec frérot sur la modernité et l'appel à mon ami Paul pour la réalisation de son blogue attendu depuis longtemps) pour expliquer--et comprendre!--comment cela cohabitent dans ma petite tête...mais la vie est longue et le blogue est infinie...je vous promets d'ailleurs bientôt quelques billets sur mon rapport personnel aux technologies...

Voilà donc qu'après plus de 60 billets, je persiste à nouveau...

À la prochaine!

vendredi, janvier 20, 2006

Victor Hugo, Les Misérables et mon fiston

Billet pour fiston,

Mon petit Lou, commence ce soir (vendredi le 20 janvier 2006 à 20h00, heure de Montréal) à ARTV une série de 8 épisodes d’une production formidable des Misérables de Victor Hugo. En effet, après le succès phénoménal du Comte de Monte-Cristo, qui fit même un tabac sur une chaîne câblée américaine... avec sous-titres anglais!, on a facilement trouvé 39 millions de dollars pour qu'on puisse réaliser une nouvelle version des Misérables de Victor Hugo. Cette dernière trouve toute sa pertinence dans ce format télé longue durée -- ARTV le diffuse pendant huit semaines- - évitant de faire de l'obsession de Javert pour la capture du colosse Jean Valjean une simple course à obstacles.

Cette production des Misérables, la plus somptueuse jamais produite, compte aussi une éclatante distribution: Gérard Depardieu (Jean Valjean), John Malkovich (Javert), Charlotte Gainsbourg (Fantine), Christian Clavier (Thénardier), Virginie Ledoyen (Cosette) et plusieurs autres (Jeanne Moreau, Enrico Lo Verso, Michel Duchaussoy).

Petit Lou, mon rapport à Victor Hugo est ancien et complexe. J'avais la mi-vingtaine lorsque je découvrais Hugo et les Misérables. Je ne savais rien de lui. J'avais lu Balzac et Germinal de Zola mais Hugo me semblait dépassé. Je me le suis approprié grâce à Victor-Lévy Beaulieu (VLB) et son fabuleux "Pour saluer Victor Hugo" ...VLB qui a rajouté le V pour Victor pour Hugo dans son prénom tellement il était hypnotisé par la grandeur littéraire d'Hugo. Le livre de VLB m'a fasciné et "Les Misérables" m'a foudroyé d'autant plus que je ne m'y attendait pas.

De cette lecture fleuve poursuivie sans relâche ni répit jusqu'à cette mort de Valjean qui m’a beaucoup émue...Émotions qui étaient toujours présentes malgré les 120 ans qui me séparait du roman...je comprends les 2 millions de français qui ont pleuré ses obsèques à la fin mai 1885...

Alors, pour une fois ton père espère que tu seras devant ton téléviseur tous les vendredi soir durant les 2 prochains mois (à 20h00 à ARTV)...peut-être cela te convaincra de terminer ta lecture des Misérables...
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Marius a enfin pu découvrir toutes les qualités de l'ancien forçat. C'est lui qui l'a sauvé sur les barricades, et qui l'a ramené chez son grand-père, lui ? encore qui a laissé la vie sauve à Javert. Et tous ces gestes ont été accomplis avec la plus grande des discrétions.

Les deux jeunes époux se jettent aux pieds du vieil homme et le supplient de venir vivre avec eux. Ce moment remplit de bonheur Jean Valjean. Il puise dans ses dernières forces pour bénir le couple et évoque avec Cosette les jours heureux de leur vie ensemble et le souvenir de sa mère, Fantine. Il expire auprès de ses enfants en larmes.

Selon ses dernières volontés, il est enterré anonymement, comme un pauvre, dans un coin perdu du cimetière du Père-Lachaise. Quelques vers griffonnés rappelleront son étrange destin :


Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange.
Il vivait. Il mourut quand il n'eut plus son ange.
La chose simplement d'elle-même arriva,
Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va.

dimanche, octobre 16, 2005

Fiston et le communisme primitif...

...une autre pub pour le blogue de fiston

http://louisbellerose.blogspot.com/

L'ancien et le moderne

lundi, juillet 25, 2005

Saint Paul à La Minerve...

Est-ce que j'ai l'esprit complètement perturbé par mes lectures nocturnes?? j'ai l'impression de toujours voir des symboles antiques partout...

Je suis allé au mariage de mon frère ce week-end, parfaitement réussi, dans une magnifique petite église...

La cérémonie avait lieu au Village de La Minerve (50 ou 60 kms au nord de Tremblant) ...comment ce petit village colonisé à la fin du XIXe s. a bien pu hériter du nom de cette déesse romaine "Minerve" ? En fait, il semble que des journalistes du journal montréalais La Minerve (1826-1899) soient venus dans la région entre 1880 et 1885 et aient publié une série de reportages....En effet, un certain courant intellectuel montréalais, au 19e s., était influencé par la mode néo-classique européenne où les symboles des dieux gréco-romains étaient de nouveau de bon goût...d'où le nom du Journal et la transmission par la suite dans les Laurentides....Voici donc l'explication pour la déesse...

En plus de voir heureux frérot et sa fiancée, un des moments les plus touchants du week-end (pour moi) fût une lecture faîte par Fiston durant la cérémonie de mariage..Fiston a lu la première lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens...ainsi dans ce jubé de l'église au nom d'une déesse romaine, fiston lisait un texte remontant à 2 000 ans et participait ainsi sans même le savoir à la transmission d'un des textes fondateurs de l'Occident...c'est Thierry Hentsch qui aurait été content!!

Heureux père

samedi, mars 26, 2005

Alors...Qu'est-ce qu'un vrai gars?

Un vrai gars?

Le thème (à venir) de la Revue Urbania (voir mon post du 15 mars) m'a rappelé une question que m'a posé fiston sans avertissement il y a bien trois ans. En effet, lors d'un souper à la maison, fiston (il devait avoir 11 ou 12 ans) me regarda et demanda: "Papa, c'est quoi un vrai gars?"

Il faisait sans doute référence à l'expression populaire qu'il avait du entendre ici et là. Question et réponse difficiles In-deed!! Effectivement c'est une expression que l'on entend mais qui est mal aisée de définir. Après une brève réflexion, ma réponse s'éloigna des champs verdoyants de la société québécoise qui a défini l'Homme de chez nous dans le rôle du gentil et du mou.

En fait, quand on est un occidental, blanc et mâle, peut-on faire autrement que d'être une gentille guimauve si on veut être bien accepté?

OUI!

Ma réponse à fiston était teintée de cette opinion et voulait aussi montrer le chemin d'un absolu à atteindre.

Donc, cela étant écrit, pour tendre vers l'idéal du vrai gars occidental; un vrai gars serait selon ma modeste définition:

- Un homme qui aime les femmes (c'est un hétéro bien sûr)mais dans le respect;
- Un homme avec une certaine force intérieure;
- Cet homme est un "gentleman", au-dessus de la mêlée pour rendre service à ceux que la destinée a mis sur son chemin;
- Cet homme a une ou plusieurs causes (ou passions)qui transcendent le quotidien;
- Le "vrai gars" gère ces émotions adéquatement selon les situations.

Évidemment, je lui ai expliqué cela longuement avec les mots de tous les jours et en remettant le tout dans son contexte.

Je n'irai pas aussi loin que l'américain (et évangéliste!) John Eldredge qui dans son dernier livre "Wild at Heart" appelle l'homme (hétéro.) a se redéfinir comme un héros et de vivre une vie aventureuse au service d'une cause (juste bien sûr) pour retrouver l'âme masculine. La vraie nature de l'homme devrait être, selon cet auteur religieux, dans l'action pour défendre les siens. Non, il me semble que le "vrai gars" peut exister sans cette notion d'aventure et de danger..En ce sens, Eldredge va trop loin et, en plus, avec un angle religieux dangereux.

Ce qui m'apparaît clair, c'est que l'homme retrouvera sa voix dans une certaine forme d'élévation et non pas dans cette tendance au rabaissement que l'on observe trop souvent au Québec dans certains téléromans et publicités.

C'est sûr que ce n'est pas simple, et moi le premier je n'y arrive pas..mais il faut bien tendre vers un idéal bon Dieu!

Alors les vrais gars!!Sommes-nous capables de nous élever par l'exemple!!