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dimanche, février 17, 2008

Les femmes, l'art et les technologies

La vidéo "Women in Art", réalisée par l'énigmatique créateur Eggman913 dans le Missouri aux Etats-Unis, est une hymne impressionnante consacrée à l'histoire de l'art à travers l'image de la femme. La musique de de Yo-Yo Ma (Suite pour Violoncelle n° 1 de Bach) accompagne les images de 90 visages féminins de l'histoire de l'art.

Cette vidéo, téléchargée sur de nombreux sites vidéo collaboratifs, a créé une vraie euphorie sur le web. Rien que sur le site YouTube, elle a été visionnée par plus de 5,3 millions visiteurs.

Cette vidéo est un vrai chef d'oeuvre d'art digital sur les plans de la maîtrise technique et de la créativité artistique.

Les oeuvres d'art utilisées pour la création du film "Women in Art" ont été répertoriées sur un site du "Fayetteville Technical Community College".



jeudi, août 23, 2007

La musique de Glenn Gould ressuscitée

Je viens de faire une belle découverte: le tout nouveau CD des Variations Golberg (Jean-Sébastien Bach) interprétées par le pianiste canadien Glen Gould. (1932-1982). C'est ce que j'écoute en écrivant ce billet.

Publié en 1956, l'enregistrement des Variations Goldberg, par Glenn Gould , est immédiatement devenu l'une des meilleures ventes de la CBS.

Les critiques de l'époque ont louangé le jeu nouveau de Gould. On a écrit qu'il s'agissait d'une effervescence rythmique jubilatoire très rock'n'roll, d'une clarté qui éclaire la polyphonie complexe des variations composées par Jean-Sébastien Bach d'une nouvelle lumière. Je ne suis pas un expert, mais, à l'écoute, les Variations sont très belles, chaque note joliment détachée je dirais et l'ensemble émouvant.

Gould lui-même, âgé alors de 23-24 ans, détonnait un brin par sa tête d'adolescent attardé et rigolard, son attachement à un vieux piano fatigué et par une forte personnalité. Elle ne tardera pas à faire naître une légende qui rejaillira sur la façon dont le public écoutera les concerts du pianiste., surtout au canada-anglais. Par la suite, Gleen Gould se fit rare au piano ce qui augmentait encore plus la réputation de l'interprétation de 1955.

Rééditées en microsillon des dizaines de fois, reprises en CD à leur tour réédités, les Variations Goldberg enregistrées en 1955 continuent de se vendre, bien qu'elles souffrent d'un son monochrone lié aux anciennes technologies. Un ACV fauchait Gould en 1982.

Reste que ces vieilles Goldberg, coup de génie d'un jeune homme encore libre, appartiennent à la légende... et restent préférées de bien des mélomanes. Mais elles sonnent mal à cause de la qualité de l'enregistrement.

Plutôt que de nettoyer la bande de ses défauts, la firme Zenph Studios, a eu l'idée de l'analyser à l'aide d'un logiciel pour le rapprocher informatiquement des paramètres du jeu de piano (vitesse de frappe des marteaux, jeu de pédales, etc.). Par la suite (je vous saute des étapes), Zenph a réalisé un fichier qui a été placé dans le lecteur d'un ordinateur commandant un mécanisme sophistiqué actionnant les touches et les pédales d'un grand piano à queue de concert... qui a été enregistré en 2006 dans le studio où Gould avait réalisé son disque en 1955.





Plein de raisons nous faisaient penser que, pour sophistiqué qu'il soit, ce piano "mécanique expressif" ne reproduirait pas le jeu de Gould dans la plénitude de l'infiniment petit de ses plus infimes nuances. Et voilà que tous s'entendent pour dire qu'il n'en est rien. Mieux, la perfection sonore de cette recréation décuple l'effervescence rythmique du jeu du pianiste, donne aux voix de la polyphonie une indépendance fascinante et euphorisante.

Fait étonnant, le CD comporte deux enregistrements, dont l'un, spécialement conçu pour l'écoute au casque, met l'auditeur sur la banquette du pianiste.

Une merveille quoi, de l'alliance entre l'ancien et le moderne...


Source: Le livret du CD, mes oreilles et Alain Lompech. Le Monde (édition du 16.08.07).

lundi, juillet 16, 2007

Devenir soi-même un média?

J'aime le monde immobile. Mon monde Anna Karénine.

Mais quand j'en sors, j'aime comprendre le monde d'aujourd'hui.

Et aujourd'hui, c'est Facebook. Et oui encore Facebook. Je reviendrai bientôt sur l'art contemporain, Fiston et James Joyce.

Ça ne sera pas très long chers lecteurs littéraires et culturels.

Si vous êtes curieux, aller lire le billet du blogue de Stéphane Provencher, Robert Scoble is a media . Super billet sur une utilisation (et une vision) de Facebook qui nous ramène (potentiellement) à l'individu dans sa plus simple expression. Facebook: l'outil de la fragmentation ultime ou chaque individu devient UN, devient un média??

Peut-être...

Hello!! Y a-t-il un sociologue dans la salle? Je sens que l'on va en avoir tous besoin bientôt...

A&M

NB Ah oui, vous savez quoi? J'ai trouvé l'info du billet de Stéphane Provencher sur sa fiche Facebook et même pas sur son blogue...

lundi, juillet 02, 2007

Hors de Facebook, point de salut??

Tout le monde me parle de Facebook depuis 2 mois.

C'est que depuis mai 2007, Facebook s’est transformé en plateforme sur laquelle chacun peut développer gratuitement les services et technologies de son choix et bénéficier d’une incomparable gamme d'applications.

Depuis c'est de la pure folie!!

C'est Fiston qui m'a sensiblisé le premier avec son Facebook et j'ai le mien depuis la fin mai. Fiston m'a donc devancé de deux semaines...Zut!

A quoi ça sert ? Et bien à dire qui l’on est, à parler de soi et surtout à rencontrer des gens et à partager ses goûts et ses passions. Bref, un réseau social dans toute sa splendeur comme les MySpace et autres Twitter qui connaissent un succès grandissant sur Internet.

Alors, mes amis et lecteurs.... pas le choix: à votre Facebook si cela n'est pas déjà fait. Il y a déjà près de 150 000 inscrits à Montréal seulement!!

Pas convaincu?? Lisez ce bouquet d'article récent sur le phénomène que mon ami Jean Lemay m'a envoyé:

Facebook, le site à la mode
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/hightech/index.php?m=3&chro_diff_id=375000473


Facebook/2 – Les chiffres

http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/06/12/facebook2-–-les-chiffres/

Facebook : la recette
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25979

Facebook growth in Canada 'explosive'
http://www.canada.com/nationalpost/news/story.html?id=6c74de94-8fd9-4f19-a247-9ad9be29573c&k=77086

À chaque classe sociale, son site social
http://technaute.lapresseaffaires.com/nouvelles/texte_complet.php?id=81,2004,0,062007,1363410.html&ref=internet

Facebook = Smart, Rich, Cool; MySpace = Dumb, Poor Loners?
http://www.dmwmedia.com/news/2007/07/01/facebook-smart-rich-cool-myspace-dumb-poor-loners

Facebook is for 'good' kids - MySpace is for freaks
http://www.canada.com/montrealgazette/news/story.html?id=cc2b03a1-44c4-4060-ab7d-e641918c590c&k=92837

Facebook - a thoroughly modern addiction
http://www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=/opinion/2007/06/16/do1604.xml


Facebook: The rise of social applications
http://blogs.zdnet.com/BTL/?p=5524

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dimanche, mai 13, 2007

L'ordinateur ou Dieu mettant de l'ordre dans le monde

"Que diriez-vous d'ordinateur ?"

Le 8 décembre 1954, le premier IBM 650 est livré à une compagnie d'assurances de Boston. Ce modèle, fabriqué en grande série, fut à l'informatique ce que la Ford T fut à l'automobile. L'IBM 650 avait de sérieux atouts. Son prix : à peine un demi-million de dollars. Son faible encombrement: il tenait dans une seule pièce. Sa mémoire : jusqu'à 2 000 mots !

La production devait commencer en France, à l'usine de Corbeil-Essonnes, au printemps 1955.

Mais quel nom simple et générique donner à cette machine à calculer électronique que l'on appelait computer aux Etats-Unis ? "Computeur" n'évoquait rien. "Machine processionnelle", forgé à partir de l'américain data processing machine, parut bien bizarre.

François Girard, responsable du service promotion générale publicité d'IBM France, eut l'idée de consulter son ancien maître, le latiniste Jacques Perret, professeur à la Sorbonne. Ce dernier proposa, le 16 avril 1955, le mot "ordinateur", dans une lettre adressée à Christian de Waldner, président d'IBM France, restée fameuse dans la mémoire des terminologues français.

"Cher Monsieur, écrivit Jacques Perret, que diriez-vous d'"ordinateur" ? C'est un mot correctement formé, qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant Dieu qui met de l'ordre dans le monde. (...) "Combinateur" a l'inconvénient du sens péjoratif de "combine". (...) "Congesteur", "digesteur", évoquent trop "congestion" et "digestion". "Synthétiseur" ne me paraît pas un mot assez neuf pour désigner un objet spécifique, déterminé, comme votre machine."

IBM France retint "ordinateur" et chercha à le protéger comme une marque. Mais le mot fut rapidement adopté par les utilisateurs, et la compagnie décida en 1965 d'en abandonner l'usage exclusif : "ordinateur" devint ainsi un nom commun.

D'autres mots ont connu par la suite un succès comparable : "informatique", "logiciel" (pour software) ou encore "bureautique" .

Source: Le Monde

dimanche, mars 04, 2007

Montréal branché, plus que je le pensais...sur le Web 2.0

J'apprends par Zelaurent qu'il me manquait un lieu de rencontres Web 2.0 dans mon post que j'ai publié il y a une semaine. Je me permets de republier le tout en commençant par une assez longue introduction de ce nouvel ajout...que je ne connaissais pas...
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Montréal a la chance de présenter plusieurs rendez-vous mensuels où l’on peut jaser avec des gens intéressants des dernières tendances sur les nouvelles technologies de l’information et plus particulièrement l’environnement Web 2.0. Le Web 2.0, on lit là-dessus dans les journaux ou on le vit… Si vous voulez le vivre, je vous propose les 4 forums de rencontres suivants. Ils sont intéressants et cools :

1) Le BarCamp de Montréal

ZeLaurent m'informe d'un autre forum de rencontres Web 2.0 présent à Montréal depuis octobre 2006 soit le BarCamp de Montréal. Ce sont des rencontres plus ou moins informelles, qui existe dans plusieurs autres villes du monde, de porteurs de projets et chefs d'entreprises dans le domaine des TI.

Les BarCamps se développent rapidement et se déclinent aussi. Par exemple, dans l'univers du Banque 2.0, le BarCamp est très utilisé pour le financement des startup semble-t-il.

Le concept de BarCamp est assez récent (2005). Pour le définir, reprenons les mots de Wikipédia: Un BarCamp est une rencontre, une non-conférence ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C'est le principe "pas de spectateur", "tous participants".

C'est une sorte de 5@7, le plus souvent sur des sujets liés aux technologies de l'information. Des porteurs de projets viennent pour présenter leurs trouvailles. L'occasion aussi de se faire repérer par un business angels, ou de découvrir de nouveaux partenaires. Le BarCamp est finalement un concept très 2.0, puisqu'il est simple, rapide est le plus souvent efficace. Zelaurent me dit que l'on peut aussi y aller en curieux, ce que je ne manquerai pas de faire: à découvrir!

2) Le YulBlog, rencontre mensuelle de blogueurs (perso) montréalais. Existant depuis 2001, on dit qu'il est le plus ancien regroupement de blogueurs au monde. Toujours le premier mercredi du mois (au Bar Quincaillerie sur Rachel à partir de 20h00). Le prochain YulBlog est le 7 mars. Pas d’inscription, on y va et on paie ses propres consommations, c’est tout.

3) Le YulBiz , rencontre (5 à 7) mensuelle de blogueurs professionnels montréalais soit ceux qui réfléchissent à l’intégration des blogues dans les organisations. Toujours le dernier mardi du mois (au lounge du Ex-Centris sur St-Laurent à partir de 17h30). Pas d’inscription, on y va et on paie ses propres consommations comme au Yulblog. Pas besoin d’être blogueur pour vous présenter, juste être intéressé!

4) Le tout nouveau "Montréal Tech Entrepreneur Meetup": Nouvelle rencontre mensuelle. Le titre anglophone résume bien le thème de ce rendez-vous soit permettre à ceux qui débutent (ou projettent de le faire) une nouvelle entreprise liée aux technologies de l'information de se rencontrer et d'échanger. Le prochain "Montréal Tech Entrepreneur Meetup" aura lieu le mardi 13 mars sous la formule du petit déjeuner (style 08h00 à 09h30) au restaurant Caféteria sur St-Laurent. Pour la participation, c’est comme les "Yul".

A&M

samedi, février 17, 2007

Mes romans du XXe siècle: #8 Aldous Huxley

Mon 8e billet de ma série de mes 25 romans favoris du XXe siècle qui relate ma relation avec 25 romans du XXe siècle portera cette fois ci sur un roman qui a marqué nombre de scientifiques et sociologues soit Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley.

Il fait suite aux sept premiers textes que j'ai écrit dans le cadre de cette série, toujours par ordre alphabétique et de parution:

1) Les Robots d'Isaac Asimov
2) Entre la sainteté et le terrorisme de Victor-Lévy Beaulieu
4) L'Étranger d'Albert Camus
5) Les dix petits nègres d'Agatha Christie.
6) Belle du Seigneur, Albert Cohen
7) Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir

#8 Le Meilleur des mondes vu d'un optimiste...

Qu'est-ce que vous voulez! Je suis un optimiste galopant. Dans le fin du fond, je n'aime pas la réalité. Surtout pas celle que nous ramène aux côtés sordides des gens et des choses sur lesquels personne n'a de prise. Un problème doit avoir une solution. Si je le peux j'y travaille, sinon je ne sais trop quoi faire. Même en lisant sur l'Afrique récemment (Mamoudou Gazibo), j'essaie à chaque page de distiller l'espoir... c'est tout dire de ma pauvre psyché.

Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, publié en 1932, est l'archétype même du roman pessimiste qu'un professeur bien intentionné, j'imagine, m'a fait lire à la fin de mon secondaire. Le titre original du roman, Brave New World, provient de La Tempête de Shakespeare, acte 5 scène 1. Le titre français, Le Meilleur des mondes, est tiré d'une phrase en français présente au début de la version originale anglaise, empruntée à Candide de Voltaire.

Huxley y exprime sa désillusion sur le devenir de l'humanité. Le roman prend place dans un débat qui oppose les tenants de la science comme source de progrès infinis et ceux, plus sceptiques comme Huxley, qui y voient un contrôle et une aliénation sur l'homme.


Sa lecture fût un grand choc pour le pauvre adolescent que j'étais. L'avenir n'est pas rose quand on lit Huxley...C'est une fable d'anticipation dans un monde conditionné par la science que j'avais sous les yeux. La procréation est devenue artificielle et les êtres humains sont pré conditionnées (on programme leur niveau intellectuel, leur place dans la société et leurs loisirs). Je me souviens très bien de la page couverture de l'édition de poche que je lisais à l'époque avec un bébé chevelu dans un bocal...pas jojo mon Aldous...

Huxley y fait, par le biais du roman, le procès des applications scientifiques bien plus que de la science en soi. Selon l'écrivain anglais, plus les outils scientifiques seront puissants, plus le tout sera dangereux puisque l'homme par lui-même est peu sûr et désespérant. En résumé, on court à notre perte...

Je n'ai pas aimé lire Le Meilleur des mondes mais il m'a marqué. Il m'a conforté dans ma modeste volonté d'être contre tous les meilleurs des mondes imposés, mais surtout à l’écoute du meilleur des mondes possibles – le seul qui soit, celui que je cherche encore...

dimanche, février 11, 2007

Une introduction visuelle au Web 2.0

Ça fait un petit bout que je vous parle du Web 2.0 dans ce blogue, ici et ici , mais pas assez souvent à mon goût; mes passions intellectuelles et littéraires prenant bien de la place...

Je vous conseille d'écouter un très beau vidéo résumant ce qu'est le web 2.0, réalisé par Michael Wesch, de l'université Kansas State. Ça s'appelle Web 2.0 ... The Machine is Us/ing Us.

Via Nicolas Langelier, et Michel Leblanc

samedi, décembre 09, 2006

J'ai rencontré Monsieur Google en novembre!

J'ai déjà écrit que j'avais commencé ce blogue pour le simple plaisir d'écrire et pour mon fils. Le grand nombre de lecteurs n'est pas pour moi une fin en soi. Commencé en décembre 2004, L'Ancien et le moderne a eu 50 visites uniques pour son premier mois complet (janvier 2005): Fiston, Stéphanie, Paul et quelques connaissances.

Puis tranquillement, le cercle s'est élargi à force de durer mais aussi parce que je me suis fait prendre au plaisir du blogueur: indexer, poster de temps en temps des commentaires, rencontrer des blogueurs aguerris, etc. L'achalandage a monté tranquillement pour atteindre environ 1100 visites uniques en septembre 2006.

Et puis pour une raison que j'ignore, et cela à partir de la fin octobre 2006, Google s'est mis a référer (lors de recherche) de façon beaucoup plus importante mon blogue: Résultat? Une augmentation de 250% en 1 mois soit plus de 2850 visites uniques pour novembre 2006 sur L'Ancien et le moderne.

Pour ceux que cela intéresse, quelques statistiques (Nov. 2006) de L'Ancien et le moderne:

A) Nombre de visites uniques: 2850
B) Nombre de pages vues: 4500
C) Pays d'origine de mes visiteurs: 64 pays dont voici le TOP 10:

1. Canada 1 670 visites uniques (58 %)
2. France 790 (28 %)
3. Belgique 85
4. États-Unis 56
5. Suisse 33
6. Maroc 28
7. Allemagne 20
8. Algérie 15
9. Italie 12
10. Espagne 10

D) Mes billets les plus populaires (Nov. 2006)

1) Mes romans du XXe s. (no. 6): Belle du seigneur d'Albert Cohen
2) Mes bars favoris de Montréal
3) Mes romans du XXe s. (no.4): L'étranger d'Albert Camus
4) Mes 30 restaurants favoris de Montréal
5) Mes romans du XXe s. (no. 5): Les dix petits nègres d'Agathe Christie
6) Historie d'un succès littéraire: Les Bienveillantes

Littérature et Montréal quoi!

Source: Google Analytics

jeudi, novembre 02, 2006

Montréal sans fil

En regardant aujourd'hui le blogue de Dominic Arpin, je me suis rappellé au souvenir de la magnifique initiative de l'organisme montréalais Île Sans Fil qui a pour mission de fournir, au centre-ville de Monrtéal, un accès à internet sans fil (wireless) public et gratuit aux utilisateurs de portables équipés d'une carte WiFi.

Île Sans Fil concentre présentement ses activités sur deux importants projets d'infrastructure afin de permettre à cette vision de se réaliser. Le premier est le déploiement de 120 bornes (actuellement) d'accès sans fil au réseau Internet (Hotspots) dans des endroits publics (cafés, parcs, bars, commerces, etc.). Les bornes suivent essentiellement le boul. St-Laurent du centre-ville jusqu'à la Petite Italie et l'axe est-ouest de la rue Ste-Catherine. Le 2e élément est la création d'une infrastructure de communication haute vitesse toit à toit (rooftop to rooftop wireless network) et ouverte à tous.

Si cela vous tente, vous pouvez aller regarder le reportage (TVA) de Dominic Arpin sur ce phénomène qu'est Île sans Fil.

Bon, c'est pas parfait et on peut pas dire que le centre-ville de Montréal est totalement wireless mais c'est une super bonne initiative.

dimanche, octobre 29, 2006

Le blogue et le Web 2.0. : une tendance irréversible

Le journal Le Devoir d'hier reprenait une entrevue du journal Le Monde avec le sociologue français Jean-Claude Burgelman sur les transformation du Web, son avenir et l'impact sur notre société. Hyper pertinente analyse d'un penseur qui n'émane pas des technologies. Je vous en reproduit une partie soit 4 questions/réponses posées au sociologue...Vous ferez, la révolution de la Communauté virtuelle et du Web 2.0 est là pour rester!

Bonne lecture!

A&M
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Un blogue se crée quasiment toutes les secondes sur la planète. Plus de 100 millions de personnes appartiennent à la communauté rassemblée par MySpace, devenu le deuxième site le plus fréquenté au monde après Yahoo !. Que signifie cette effervescence ?

Nous vivons une période charnière. Grace à l'arrivée de ce qu'on appelle le Web 2.0 ou Web participatif, n'importe quel citoyen peut être actif et visible partout dans le monde. Les sites se créent à une vitesse insensée. Ils permettent aux internautes d'écrire des articles sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia; de donner et d'aller chercher l'avis des autres, comme sur le site de voyages Tripadvisor; de retrouver des amis sur Classmates; de partager ses photos sur Flickr; de devenir reporter sur Ohmynews. Certains sites rassemblent déjà des communautés de plus de 20, 30, 50 millions de personnes.

1) Quel est le sens de ces nouveaux comportements ?

L'histoire des technologies de l'information a connu ces deux derniers siècles de multiples révolutions : télégraphe, téléphone, télévision... Pour autant, nous assistons à un phénomène de rupture : tout le monde peut aujourd'hui avoir son blog. L'internaute est à la source du système. Il l'alimente, le modifie sans cesse. Grâce à la technologie du Web participatif, l'innovation vient du bas de la pyramide, c'est-à-dire des simples gens. Ce fonctionnement est à l'opposé de l'« ancienne » économie, où une usine fabriquait un produit pour le vendre, où un journal traitait l'information pour ensuite la publier.

2) En quoi ce phénomène est-il durable ?

Sociologiquement, ce que nous observons n'est déjà plus un épiphénomène mais une tendance lourde. L'encyclopédie libre Wikipédia, par exemple, s'est très vite imposée, tout comme le site informatif Ohmynews, devenu le premier site d'informations en Corée du Sud. Ce qui est sûr, c'est que les gens qui se connectent aujourd'hui seront les adultes de 2025 et les seniors de 2045. Cette tendance a donc toutes les chances de perdurer. D'autant plus que nous vivons dans un monde beaucoup plus mobile, où chacun a besoin de se sentir en communauté comme il y a des centaines d'années. Or nous ne vivons plus dans le village où nous sommes nés. Ces technologies permettent de recréer de manière virtuelle ce besoin-là.

Sans compter que d'ici cinq à dix ans, tous nos appareils électroniques (téléphone, assistants personnels...) « communiqueront » ensemble. La vitesse et les débits de connexion vont augmenter. On peut donc imaginer que les communautés virtuelles vont prendre de l'ampleur. D'ailleurs, la plupart des experts estiment que, d'ici à 2020, nous pourrons parler à nos machines, leur donner très naturellement des instructions. À partir de là, il y aura encore moins de limites

3) Ces modèles seront-ils viables économiquement ?

C'est justement la raison pour laquelle cette tendance a des chances de durer. Il n'est pas utile de faire des investissements gigantesques pour développer un site, un blogue ou écrire dans Wikipédia. De plus, l'audience créée attire les annonceurs publicitaires, donc un business model existe. Même si un blogue n'est lu que par cinq personnes, il sera possible, à l'avenir, de connaître le profil de ces utilisateurs et de leur envoyer de la publicité ciblée. Ces sites sont d'ailleurs en train de devenir des marques. MySpace ne veut plus seulement mettre des gens en contact, mais aussi permettre à ses membres de vendre leur musique en ligne. Le rachat du YouTube par Google, qui possède aussi le site communautaire Orkut, montre que des modèles économiques sont en train de se bâtir. MySpace, Flickr, YouTube... Les entreprises à la pointe de ce réseau sont américaines.

4) Quelles conséquences aura ce phénomène dans la société ?

Difficile à dire tant il est instantané et protéiforme. Qui aurait pensé il y a cinq ans seulement que Wikipédia connaîtrait un tel succès ? Les gens vont apprendre différemment, créer des liens différemment, échanger plus vite leurs expériences, et de manière bien plus efficace. Mais il faut aller plus loin. Ce que nous vivons se rapproche de l'époque où l'imprimerie a été inventée, quand la connaissance orale de certains a été mise sur papier. Actuellement, sur les sites communautaires, les internautes échangent leurs expériences, leurs goûts. Ces informations, privées jusqu'alors, deviennent pour la première fois visibles, donc exploitables. De là, tout peut être imaginé. Comme le fait que, dans les vingt prochaines années, ces connaissances implicites seront utilisées par les entreprises pour trouver des idées.

Source: Le Devoir, Édition du 28 et 29 octobre 2006

lundi, octobre 09, 2006

Que faire avec les technologies?...Dites-moi!

On est envahi dans les médias, il me semble, par la question des changements technologiques, surtout ceux liés à l'information. Pas une journée où on ne nous parle d'Internet, de Web 2.0 (ou 3.0!), de musique numérique et son Ipod, d'une nouveauté de Google, ou d'un nouveau gadget lié à la domotique.

Pourtant et je l'avoue avec un brin d'hésitation, je n'ai jamais été attiré fondamentalement par les technos. En gros, c'est le travail qui m'a initié assez tôt au courriel, web (1994) et autres nouveautés technologiques.

Cela reste un effort pour moi de rester branché sur les nouveautés de mon époque comme si je nageais contre un courant fort. Mais je maintiens le cap et me débrouille au même titre que la plupart des lecteurs de L'Ancien et du moderne j'imagine: j'ai 5 ou 6 courriels (à la maison, au bureau, 3 hotmails, un Gmail), je blogue depuis bientôt 2 ans, mes CDs sont numérisés sur Itunes (et j'ai un Ipod), j'ai un appareil photo numérique, je suis sur MSN Messenger et je t'chatte pas mal, je vais sur YouTube de temps en temps et consulte régulièrement Wikipédia, je suis inscrit à LinkedIn , j'ai ma page personnelle Myspace . Récemment, j'ai fréquenté les 5 à 7 du Yulbiz et du Yulblog. Toutes des choses qui n'existaient pas il y a dix ans et certaines il y a deux ans à peine...Rien d'extraordinaire pour un montréalais vivant en 2006 vous me direz et vous avez tout à fait raison. J'essaie de suivre le "courant technologique" du mieux que je le peux.

Pourtant pour être honnête, je suis quand même assez déconcerté de voir l'importance des technologies dans nos sociétés, avec un effet pervers important. En effet, je remarque dans certains milieux "trendy" que la maîtrise des contenants (appareillages technos de toute sortes) est beaucoup plus favorisée que la maîtrise des contenus. Le "tecki" est à la mode! Savoir mettre un vidéo personnel sur un blogue est beaucoup mieux perçu que de connaître la littérature, la sociologie, l'art contemporain ou autres savoirs fort utiles. En fait, je trouve beaucoup de blogues (sinon la plupart) superficiels. À quoi sert une fenêtre sur le monde (ex. blogue) si on ne parle que du nouveau gadget "Google" ou du contenu de notre petit-déjeuner!!Toutefois, quand une démarche arrive à faire les deux, alors c'est éblouissant (mais trop rare)!

Les technologies, propulsées par la soif des profits de grands groupes internationaux (IBM, Apple, Google et autres), changent tellement rapidement que peu de gens ont l'énergie de faire l'exercice ultime: rester brancher et continuer de comprendre le monde qui nous entoure.

Alors que faire? Mettre toute notre énergie à suivre les nouveautés du jour, être techno quoi! et ne faire qu'effleurer notre époque ou mettre son énergie à comprendre le pourquoi des choses et devenir de plus en plus ringard (dépassé, out, quétaine)?

A&M

samedi, septembre 30, 2006

Ah Non! Pas déjà le Web 3.0!!!

J'écrivais récemment sur la mort d'internet et le passage actuel vers une 2e étape/vague de communications technologique soit le Web 2.0 ou si on veut les "médias sociaux".

Quand j'ai lu avant-hier (jeudi le 28 septembre), un article de Yves Grandmontagne dans Technautes LaPresseAffaires sur la venue éventuelle du Web 3.0, j'ai un un choc.

Un choc a deux niveaux:

1) Parce que je venais depuis peu de m'habituer et d'intégrer le concept de Web 2.0; et voilà que déjà on annoncait la prochaine vague (Web 3.0)...C'était la première fois que je prenais connaissance du concept 3.0.

2) Mais surtout parce que l'article de LaPresseAffaires liait l'éventuelle nouvelle vague Web 3.0 à la vidéo et que cela me déroutait puisque la vidéo est déjà fort présente partout dans l'actuelle communauté virtuelle.

J'ai donc écrit un mot à Michel Leblanc pour élucider le tout. En fait, je ne fus pas le seul à lui avoir posée la question puisqu'il a réagit très rapidement. Lire son billet et sa réponse très claire: le Web 3.0 sera 3D ou il ne sera pas.

Toutefois, malgré les initiatives surprenantes de Second Life par exemple, je ne crois que ce soit demain la veille.

samedi, septembre 09, 2006

Internet (1991-2006) est mort!

Pauvre Internet (1991-2006), j'ai compris depuis peu qu'il était mort. Discrètement je dirai, mais quand même, ça donne un choc!

Je suis sans doute déjà en retard de quelques mois. Mais vous savez le contact avec mes "auteurs classiques et antiques" me laisse moins de temps pour suivre en détail les soubresauts de la vie complexe de mon ami Internet.

Il était jeune pourtant. Moi, je l'ai rencontré en 1994 lors d'un congrès à Vegas (Comdex). Il était alors un petit bébé, trois ans à peine. J'avais l'impression qu'il incarnait la modernité; je l'ai donc amené avec moi à Montréal et avec mon ami Stéphane, nous l'avons présenté à nos amis à l'automne 1995. Au début, l'accueil fût plutôt froid et on jouait pas mal tout seul avec Internet. Mais nous, on croyait en lui et le plaisir était au rendez-vous à le côtoyer.

Au cours des deux ou trois premières années, j'ai même fait des conférences pour mes copains afin qu'ils connaissent et jouent aussi avec Internet.

Puis tranquillement, il est devenu "big", mon ami Internet. Je dirai qu'en 1999 tout le monde le connaissait. Meilleur que moi en relations publiques, ça fait longtemps que l'on parle de lui à tous les jours dans les journaux et il est sur les lèvres de millions d'individus.

J'avoue que j'ai pris une certaine distance face à mon ami Internet. Je l'ai suivi d'un peu plus loin ayant gardé quand même une certaine affection pour l'avoir connu tout petit. Je suis un grand utilisateur, je "blogue", j'essaie de le suivre mais j'ai perdu le "fil" affectif avec le jeune Internet que j'ai connu. Pas qu'il ait perdu de sa pertinence avec le temps, au contraire, mais je trouve qu'on lui a donné trop de place. J'ai bien peur que cela lui ai monté à la tête.

Et maintenant, j'apprends qu'il est mort!

Mais personne n'est irremplaçable et un petit nouveau a pris sa place. Il est encore petit et on ne s'entend pas sur son nom: disons "médias sociaux" (ou Web 2.0). C'est par l'entremise de mon ami Stéphane et sur le blogue de Michel Leblanc (entre autres) que je suis son développement et ses premiers balbutiements.

Mais qui est donc ce nouveau-né?

En deux mots, notre ami Internet, qui nous a donné accès à l'information, nous laisse pour un nouvel espace virtuel où le partage de l’information peut se faire entre utilisateurs, fondé sur des bases de données ouvertes. Le Web 2.0, c'est un peu l'éclatement d'Internet grâce à l'interactivité.

Les exemples de médias sociaux sont déjà nombreux: Wikipédia, Youtube, Flickr , etc sans compter les millions de blogues comme celui-ci.

J'écris ce texte avec un brin de nostalgie. Alors si je vois le petit nouveau dans un bar de Montréal, je lui paierai un vodka-canneberge et lui dirai de bien profiter de sa nouvelle renommée, de jouir pleinement de la vie parce que la sienne risque d'être encore plus courte que celle de notre ami Internet...

samedi, septembre 02, 2006

Combien de blog(ue)s francophones?

En regardant les statistiques de mon blogue, je me suis demandé combien il y avait de blogues sur notre douce planète. Beaucoup, je sais mais combien.

Selon Technorati, il y avait déjà 5,4 millions de blogues dans le monde lorsque j'ai démarré L'Ancien et le moderne en décembre 2004. On en dénombrerait environ 50 millions actuellement dans le monde en juillet 2006. Donc en 18 mois, on aurait multiplier par 10! En fait, 75 000 nouveaux blogues se rajoutent chaque jour!

Le nombre de blogues est un sujet difficile à cerner puisqu'il y a beaucoup de nouveautés mais aussi beaucoup de blogues qui deviennent inactifs. Plus de 40% des blogues "perso" deviennent presqu'inactifs après 6 mois de vie, une fois que l'enthousiasme du départ retombe.

Avec de 5 à 6 millions de blogues, la France est le pays européen qui compte le plus de journaux personnels en ligne, et le deuxième au monde derrière les Etats-Unis. 1 blogue par 10 habitants en France?? Et on écrit que le nombre continue d'augmenter. Est-ce possible? Ca m'apparaît beaucoup (mais il semble que les blogues en France sont en vogue actuellement).

Donc, difficile à dire mais en incluant les autres régions francophones du monde, ça fait du monde à messe...

NB Les plus récentes études montrent que plus de la moitié (55 %) publie sous un pseudonyme ou un nom d’emprunt....

jeudi, août 03, 2006

Mon ipod

Fiston et moi avons numérisé nos deux collection de CDs il y a déjà trois mois. 4 000 tounes rentrées sur mon ordi de la maison (itunes). 4 000 chansons classées, rangées...un vrai plaisir...

Pour profiter de tout cela, j'ai bien sûr acheté un ipod. En fait, mon ami Paul m'a vendu le sien. J'y ai intégré mes morceaux favoris.

Erreur de débutant!

C'est naïf de croire que l'harmonie familiale pourrait se maintenir avec un seul Ipod pour deux. Rapidement, j'ai perdu le contrôle de mon Ipod au profit de fiston qui y a intégré ses propres tounes.

De temps en temps, j'empruntais (!) mon propre Ipod, et là, j'étais pris à écouter les tounes de fiston. Grosses différences mais même famille faut croire!

De mon côté, ma sélection numérique "ipod" se concentre (sans surprise pour mes lecteurs assidus) sur le gros House et un peu de Mozart.

Fiston, lui sélectionne du gros Rock et un peu de Beethoven. Beethoven...on a plus les fistons qu'on avaient...

Metallica pis la 5e symphonie, c'est l'fun mais quand tu as le goût d'entendre la voix de Jocelyne Brown...c'est un peu frustrant!

Je viens de lui acheter son propre Ipod. Le bonheur est maintenant revenu dans la chaumière!

dimanche, avril 02, 2006

Mes romans du XXe siècle: #1 Isaac Asimov

L'enthousiasme d'écrire un blogue me rend parfois téméraire. À la fin février, j'annonçais une série de 25 textes relatant ma relation avec 25 romans du XXe siècle...

Voilà le premier. Je reprends simplement ma liste par ordre alphabétique...on commence donc par...Asimov. Bonne lecture!

#1 Isaac Isamov et Roxboro

Dans une autre vie, il y a peut-être une décennie, je déambulais soir et matin dans un train de banlieue. C'était un vieux train d'avant les rénovations. Chaque départ de gare était comme une protestation, un gémissement. Puis le train se décidait et se ruait gros avec ses wagons enchaînés et torturés, scandant les cadences de ses roues obsédées. Ivre et sans cesse manquant de tomber, le train effaré et gauche frôlait ses paysages tristes des cours arrières de ses pauvres maisons de banlieue qui longeaient le rail de chemin de fer. J'imaginais Berlin-Est que je n'avais pas encore vu et je me disais que ça ne pouvait être pire. Surtout Roxboro, c'était d'une laideur infinie et j'espérai pour eux que toute leur beauté était vers l'avant... Toutefois je vous le dis, à force de jours, la laideur des arrières-cours de Roxboro déprime. J'avais donc mes trucs pour éviter cette cicatrice urbaine: à aller je lisais mon quotidien montréalais, au retour un roman.

Évidemment, vins un jour où je n'avais plus de roman à me mettre sur la dent. Zut! Cette journée-là avait été difficile et je ne me sentais pas la force d'affronter le regard hagard des banlieusards ou encore pire le paysage de tout ce que côtoie les rails...J'étais donc à la Gare Centrale de train de Montréal, mal pris! J'aime les gros livres, les sagas, les sommes, les briques...je pris donc le plus gros roman disponible à la Tabagie de la Gare Centrale: Le tome I du Grand Livre des Robots (Prélude à Trantor) d'Isaac Asimov. Le 1er de deux tomes de 1000 pages chacun... Je connaissais le nom d'Isaac Asimov, je savais que c'était de la science-fiction mais c'est à peu près tout...je n'avais pas le choix...c'était le début d'une rencontre avec tout un univers!




Donc, à l'intérieur de mon train préhistorique, je lisais le cycle des Robots, qui s'étale sur plusieurs millénaires. Isaac Asimov, en dehors d'une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de l'écriture. Pour lui, comme pour la plupart des auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. Ça m'a changé des auteurs que je lis habituellement (voir ma liste!). C'est donc l'histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il base ses livres sur des dialogues entre protagonistes

De plus, dans le monde de la science-fiction, Asimov renouvelle complètement le genre en inventant des « robots positroniques » (c'est-à-dire positifs, heureux et électroniques!!)gouvernés par trois lois protégeant les êtres humains et, a priori, parfaites et inviolables.

Les trois lois sont :

-Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

-Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.

-Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.

Le jeu d'Asimov consiste à imaginer des failles de ces lois (exemple : un robot peut-il, restant passif, laisser un humain fumer une cigarette ?) et des bizarreries de comportement de robots qui semblent les enfreindre, puis à faire découvrir au lecteur comment cela est possible à la manière d'une enquête policière

L'écriture d'Asimov est efficace. On oublie tout, on ne regarde pas par la fenêtre du train et on se pense réellement sur Trantor en 5028...

Lors du décès d'Isaac Asimov, en 1992, ces cendres furent distribuées au dessus de New-York...il ne pourra donc pas se retourner dans sa tombe en apprenant qu'un pauvre Montréalais associe son oeuvre à Roxboro, banlieue de Montréal...

samedi, septembre 24, 2005

Un vestige romain découvert grâce à Google Maps!!

J'essaie de suivre un peu Google avec tout leurs projets dont Google Print (voir mon blogue) et Google Earth (qui inclut Google Maps). Depuis queqlues années s'est développé l'archéologie aérienne mais je n'aurais jamais pensé qu'un outil grand public comme Google Earth pourrait permetre des découvertes archéologiques (encore moins sur l'antiquité).

En effet, l'outil Google Maps est le gestionnaire de cartes et de vues satellites de Google Earth. Comme vous le savez peut-être, il permet de se déplacer tout autour du monde (surtout les Etats-Unis) et de zoomer fortement sur une zone quelconque. On peut alors en avoir à la fois une vue cartographique ou une photo satellite, d’une manière accessible.

Se promenant dans les airs autour de chez lui via le site gérant Maps, Luca Mori, un italien, a pu faire une jolie découverte.Dans un champ, aux environs de Sorbolo près de Parme, il a remarqué une marque de plus de 500 mètres de long en forme de longue courbe. Après quelques recherches et études sur les marques en question (en archéologie aérienne, on nomme cela des « anomalies »), il en déduit facilement que cette forme ne peut être qu’une construction humaine. Il contacte les spécialistes du Museum National d’Archéologie de Parme qui étudient à leur tour cette zone, en se rendant sur place. Finalement, il s’avère que ces traces sont bien les ruines d’anciennes constructions, peut-être une énorme villa romaine. Du coup, un programme d’étude va être mis en place et les explorations ultérieures en diront plus sur cette découverte.

On pourra consulter la zone de sa découverte sur cette photo satellite issue de Maps, et via le site de l'intéressé (en italien). Enfin, si l'archéologie aérienne vous intéresse, jetez un oeil sur ce site officiel, en français.

Le moderne au service de l'ancien quoi!

vendredi, août 19, 2005

Journée de congé: Alexandre le Grand et Google...

Vendredi 19 août. Mes plans ont changé plusieurs fois depuis une semaine pour cette rare journée de congé et je me suis retrouvé sans projet précis en me levant ce matin. J'ai flâné un peu en matinée et par la suite je suis allé à la Grande Bibliothèque où je me suis retrouvé avec 4 livres sur Alexandre le Grand que j'ai feuilletés cet après-midi. Étonnant le culte d'Alexandre le Grand autant durant l'antiquité qu'au XIXe s. et dans la première moitié du XXe s. Les historiens et les philologues allemands ont fait une montagne d'études sur le sujet.

Cette lecture alexandrine me rappella mon voyage en Grèce de 2001. J'ai pu visiter le site de Vergina (en Macédoine-province au nord de la Grèce) où étaient enterrés les rois de Macédoine. On y trouva en 1977 une tombe inviolée que l'on s'accorde à considérer comme la tombe de Philippe II (le père d'Alexandre le Grand). Ce fût une visite qui m'avait émerveillée et émue...

Je me suis évadé de la nostalgie de ce voyage en écoutant un peu le golf à la TV puis je me suis mis à lire tout ce que j'ai trouvé sur le Net sur la question de la digitalisation des bibliothèques....c'est un sujet qui me fascine et j'ai quelques heures pour me faire une tête là-dessus. Youppi!! Je vous résume ce que j'en ai compris..

La bataille du livre sur Internet a donc commencé. Premier round: Décembre 2004- Lancement de Google Print , dont le but est de numériser et de mettre en ligne le maximum d'ouvrages détenus dans les bibliothèques partenaires du projet (essentiellement américains). Deuxième round: Avril 2005- à l'initiative de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque Nationale de France (BNF), un projet européen de numérisation des livres, alternatif à Google Print commence à prendre forme…Troisième round: Cette semaine (le 16 août) Google prend une pause dans sa démarche devant la méfiance de la France (et des européens) et de plusieurs éditeurs américains.

Rappellons le projet Google:

1) L'objectif général ? Organiser l'information mondiale en mettant sur la Toile le maximum de textes édités, sans hiérarchie ni classement particulier. Comment ? En proposant aux bibliothèques (Google Print Library Project) ainsi qu'aux éditeurs (Google Print Publisher Program) de mettre en ligne leurs ouvrages papiers, intégralement ou partiellement, si ces derniers restent sous copyright.

2) Quelles bibliothèques ? Quatre d'entre elles ont jusqu'à présent adhéré au projet « Google Print » : les bibliothèques des universités américaines d'Harvard, du Michigan et de Stanford, la New York Public Library ainsi que la Bodleian Library qui est rattachée à l'université d'Oxford (Grande-Bretagne). Compte tenu des fonds des quatre bibliothèques, 15 millions de livres pourraient être numérisés, soit environ 4,5 milliards de pages Web, d'ici six ans. Cela représenterait plus de 2 millions de pages à numériser chaque jour ! Mais seulement 15 % des quelque 100 millions d'ouvrages publiés depuis l'invention de l'imprimerie (1455). Depuis janvier 2005, Google Print numériserait en moyenne 50 000 pages/jour, soit 40 fois moins que nécessaire…

3) Sous quelles conditions ? Les bibliothèques disposent d'un droit de veto sur la numérisation de certains ouvrages, et la possibilité offerte par Google de disposer de deux versions numériques : l'une pour le Web, accessible via Google Print, l'autre disponible pour le site de la bibliothèque !

4) Quel budget pour le « Google Print » ? Le coût du projet de numérisation est estimé entre 150 à 200 millions de dollars (soit environ 10 dollars par livre). Google n'a toutefois pas confirmé cette fourchette de coûts.

5) et du côté des éditeurs ? Ces derniers donnent au préalable leur accord sur la mise en ligne de leur ouvrage sous copyright (après 1923, selon la loi américaine). Après quoi, Google Print n'affiche pour l'internaute qu'un nombre limité de pages grâce à un système de cookies. Si aucun accord n'est obtenu avec l'éditeur, Google s'appuie sur la notion américaine de « Fair use » afin de proposer un « petit extrait » à l'internaute. Toujours gratuitement.

Donc, d'un côté les moteurs de recherche, qui derrière leur désignation à connotation technique, constituent un véritable “nouveau média”; les entreprises qui gèrent ce point de passage obligé des internautes sont de grandes structures capitalistiques, qui doivent en permanence élargir les services rendus aux utilisateurs ; accentuer leur présence boursière pour lever des capitaux permettant l’amélioration technique permanente ; financer les recherches par la publicité, en offrant aux annonceurs de nouvelles opportunités.

De l’autre, des bibliothèques numériques qui visent au contraire “à mettre en place des “collections” très catégorisées (les métadonnées de catalogage y occupent une place centrale) en offrant des accès (plus ou moins réservés en fonction des stratégies) à des ‘photocopies numériques’ des documents existants (écrit, image), ou à des reformatages utilisables sur le web des documents analogiques (son, vidéo).

Cette initiative de Google aura eu quand même du bon malgré les ratés de cette semaine. Sans avoir de boules de cristal, j'ai l'impression qu'un mode mixte va vraisemblablement émerger. Et alors nous aurons un phénomène de coopération entre les “bibliothèques numériques” qui offriront des accès limités et “moteurs de recherche” qui lanceront leurs robots pour explorer les rayons des bibliothèques numériques et intégrer leur contenu dans le flux médiatique qu’ils mettent en place... Dès qu’un document existe sous forme numérique, il va circuler, et finalement être retrouver et consulté suivant de multiples chemins d’accès. il va ête intégré dans de nouveaux documents (études, documents pédagogiques, autres créations, citations, ré-édition,…) et servir dans la constitution de nouveaux réseaux.

Qu'en penserait Alexandre le Grand? La bataille de l'empire n'est plus sur les champs de bataille mais bien au niveau de l'information et les plus agressifs et intelligents seront les vainqueurs...comme le fût Alexandre le Grand...mais je rappelle une des leçons de la vie tumultueuse du macédonien...N'oublie-t-on pas qu'Alexandre est mort à 33 ans d'épuisement après avoir conquis un territoire incroyablement nouveau...comme quoi même les plus grands génies peuvent être dépassé par l'ampleur de la tâche...