dimanche, février 17, 2008
Les femmes, l'art et les technologies
Cette vidéo, téléchargée sur de nombreux sites vidéo collaboratifs, a créé une vraie euphorie sur le web. Rien que sur le site YouTube, elle a été visionnée par plus de 5,3 millions visiteurs.
Cette vidéo est un vrai chef d'oeuvre d'art digital sur les plans de la maîtrise technique et de la créativité artistique.
Les oeuvres d'art utilisées pour la création du film "Women in Art" ont été répertoriées sur un site du "Fayetteville Technical Community College".
samedi, novembre 17, 2007
Un solo pour mon frère
Pour lui :
dimanche, octobre 14, 2007
Il en arrive des choses dans le Métro de Paris...
Incroyable performance !
dimanche, octobre 07, 2007
L'héroïsme
"La solitude est la condition préalable de l'expérience de l'extase, et tout particulièrement de cette expérience qu'apprécie tant l'artiste post-wagnérien, l'existence héroïque. Personne ne peut se sentir héroïque sans avoir été d'abord rejeté par le monde ou peut-être sans avoir accompli lui même cette exclusion."
jeudi, août 23, 2007
La musique de Glenn Gould ressuscitée
Publié en 1956, l'enregistrement des Variations Goldberg, par Glenn Gould , est immédiatement devenu l'une des meilleures ventes de la CBS.
Les critiques de l'époque ont louangé le jeu nouveau de Gould. On a écrit qu'il s'agissait d'une effervescence rythmique jubilatoire très rock'n'roll, d'une clarté qui éclaire la polyphonie complexe des variations composées par Jean-Sébastien Bach d'une nouvelle lumière. Je ne suis pas un expert, mais, à l'écoute, les Variations sont très belles, chaque note joliment détachée je dirais et l'ensemble émouvant.
Gould lui-même, âgé alors de 23-24 ans, détonnait un brin par sa tête d'adolescent attardé et rigolard, son attachement à un vieux piano fatigué et par une forte personnalité. Elle ne tardera pas à faire naître une légende qui rejaillira sur la façon dont le public écoutera les concerts du pianiste., surtout au canada-anglais. Par la suite, Gleen Gould se fit rare au piano ce qui augmentait encore plus la réputation de l'interprétation de 1955.
Rééditées en microsillon des dizaines de fois, reprises en CD à leur tour réédités, les Variations Goldberg enregistrées en 1955 continuent de se vendre, bien qu'elles souffrent d'un son monochrone lié aux anciennes technologies. Un ACV fauchait Gould en 1982.
Reste que ces vieilles Goldberg, coup de génie d'un jeune homme encore libre, appartiennent à la légende... et restent préférées de bien des mélomanes. Mais elles sonnent mal à cause de la qualité de l'enregistrement.
Plutôt que de nettoyer la bande de ses défauts, la firme Zenph Studios, a eu l'idée de l'analyser à l'aide d'un logiciel pour le rapprocher informatiquement des paramètres du jeu de piano (vitesse de frappe des marteaux, jeu de pédales, etc.). Par la suite (je vous saute des étapes), Zenph a réalisé un fichier qui a été placé dans le lecteur d'un ordinateur commandant un mécanisme sophistiqué actionnant les touches et les pédales d'un grand piano à queue de concert... qui a été enregistré en 2006 dans le studio où Gould avait réalisé son disque en 1955.

Plein de raisons nous faisaient penser que, pour sophistiqué qu'il soit, ce piano "mécanique expressif" ne reproduirait pas le jeu de Gould dans la plénitude de l'infiniment petit de ses plus infimes nuances. Et voilà que tous s'entendent pour dire qu'il n'en est rien. Mieux, la perfection sonore de cette recréation décuple l'effervescence rythmique du jeu du pianiste, donne aux voix de la polyphonie une indépendance fascinante et euphorisante.
Fait étonnant, le CD comporte deux enregistrements, dont l'un, spécialement conçu pour l'écoute au casque, met l'auditeur sur la banquette du pianiste.
Une merveille quoi, de l'alliance entre l'ancien et le moderne...
Source: Le livret du CD, mes oreilles et Alain Lompech. Le Monde (édition du 16.08.07).
mardi, août 07, 2007
Le bonheur est dans le Mahler...
À chaque fois que j'écoute cette symphonie, cela me rappelle le 15 février 2000. C'est bizarre, je ne me souviens jamais des dates même les plus significatives mais celle-là...c'est pour de bon. La première fois de ma vie où j'ai vu tout l'univers dans ma tête grâce à la musique.
Charles Dutoit et l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) interprétait cette Symphonie No. 1 (Titan) de Gustav Mahler. Je ne connaissais rien de Mahler et peu de choses de la musique classique. Je suis arrivé à la Place des Arts avec un groupe de collègues du travail suite à une invitation de l'OSM.
Dès les premiers mouvements, j'ai été frappé par les notes, par les rythmes différents, par ce nouveau monde de sens qui s'ouvrait à moi, par Dutoit fasciné et fascinant qui faisait littérallement l'amour avec son orchestre. Je ne savais ni pourquoi ni comment mais toutes sortes d'images défilèrent dans ma tête pendant près d'une heure. J'étais littérallement tout ébaubi!
Est-ce que j'ai été touché par le thème de l'oeuvre...soit "l'idée d'un homme fort et héroique, de sa vie et ses souffrances, de sa lutte et sa défaite contre le destin"?? Peut-être inconsciemment mais je me souviens surtout que déferlait dans la salle la beauté, toute la beauté du monde; elle m'était offerte, là devant moi.
Plus qu'une découverte, une révélation . Ce fût un coup de foudre, aussi mystérieux en art qu'en amour. Cela relève de la prescience le coup de foudre. Le présent se plisse, se tord, et voilà qu'en une seconde jaillit l'avenir.
En écoutant Mahler, j'ai pris conscience d'un avenir prometteur, c'est-à-dire...qu'il y a, en fait, des choses si précieuses, si belles et intenses dans le monde que l'existence ne peut qu'être belle malgré l'idée même du malheur. La beauté du monde m'avait déjà frappé (lors de ma première visite à Rome en 1997) et là je comprenais que ce genre d'émotion pouvait se répéter.
Depuis ce jour-là précis...depuis le 15 février 2000...j'éprouve une impatience féroce. J'essaie presque de vivre deux vies dans la même vie. Aurais-je le temps de découvrir l'intégralité des merveilles dont la planète regorge? Combien vais-je en rater? Tant de choses à voir, à lire, à écouter. Surtout garder cette impatience de la beauté et que mon énergie ne me quitte pas...j'en aurai bien besoin jusqu'à 90 ans, au moins...
dimanche, août 05, 2007
Ode aux bars et aux terrasses montréalaises
Je m'insurge contre cette pensée réductrice. J'affirme: Au contraire! J'aime bien ces lieux de théâtralité où l'on peut observer des inconnus (ou même des amis très proches) jouer leurs personnages (et quelques fois être surpris par le nôtre). De plus, on y retrouve un microcosme de la vitalité urbaine et une faune indescriptible. Si on sait observer et vivre en société, c'est un lieu d'enseignement sur nous, les autres, les rapports humains et la société.
Et en quoi rester chez soi à longueur de soirées et écouter des téléromans serait moins futiles??? Dites-moi!
Bien-sûr, comme diraient mes amis consultants qui sont payés très chers pour trouver des formules joyeuses, il faut quelques conditions gagnantes pour que notre rapport aux sorties nocturnes demeure positif et enrichissant:
1- Les bars ne doivent pas être aux centres de nos vies mais un clin d'oeil, un exutoire à la vie...
2- Ne jamais y rechercher (espérer) des nouvelles rencontres durables..on est au théâtre ne l'oublions pas. Quand on va au TNM, on ne veut/peut pas devenir ami avec Rémy Girard!!
3- Donc, en conséquence, avoir un bon réseau d'amis qui ont la même vision...c'est avec eux que l'on va passer la soirée après tout!
4- Savoir gérer (je n'aime pas ce mot mais je n'en trouve pas d'autres) nos soirées: être joyeux mais responsable!
Alors tous et chacun, de temps en temps, quittez votre chaumière tranquille et protectrice. Allez de par le vaste monde contempler les personnages de ceux qui vous entourent!! Combattez l'isolation provoquée par les technologies domestiques: sortez dans un bar!!
Et je vous garantis que vous y ferez des découvertes surprenantes. Prenez-moi par exemple, j'ai découvert avec le temps que, vodka-canneberges aidant, la musique de Michael Jackson (de sa grande période 1985-95 ) lorsqu'elle arrive au bon moment me fait un effet boeuf! Qui aurait crû que L'Ancien et le moderne serait devenu un fan de Michael Jackson...
dimanche, juillet 08, 2007
Un Jacques Brel magnifique revisité
Et là, par la magie de YouTube, je le revois chanter cette chanson magique dans un spectacle du début des années 60. À écouter pour l'expressivité exceptionnelle de Brel . Il faut voir l'évolution de l'interprétation qui passe en quelques minutes de la révolte cynique à l'acceptation résignée...Magnifique!!
lundi, juin 11, 2007
Mes 5 coups de coeur Mutek 2007
1) Kode 9
Une très grande vedette du Dub. Une prestation très électrissante!!
Vous allez me dire, Qu'est-ce que le Dub?? Très bonne question. La réponse ici
2) Le brésilien Gui Boratto
3) Le berlinois Robert Henke et son "Layering Duddha".
Pour sa performance à MUTEK, Henke a présenté une orchestration spéciale avec des "Buddha Machines", une série de boîtes rudimentaires confectionnées en Chine, qui peuvent émettre des boucles d'ambience pendant des heures. Tout le monde assis par terre autour du DJ au rythme d'une musique contemplative électronique: vraiment spécial
4) Michael Mayer. Un grand Dj!!
5) Et les fameux Les Piknic électronik pour l'ensemble de leurs oeuvres.
Je suis allé pour la première fois samedi après midi (le 2 juin) au Piknic dans le cadre de Mutek...Quelle belle journée relaxe et festive à l'ombre de l'Homme de Calder. Wow!
lundi, mai 21, 2007
Le Festival Mutek
Événement phare hautement respecté sur la scène locale et internationale en matière de musique électronique, MUTEK prépare activement sa 8e édition qui aura lieu à Montréal du 30 mai au 3 juin 2007. Ce festival procure déjà un rayonnement important pour Montréal et je suis convaincu que la 8e édition, avec 150 artistes annoncées et son volet professionnel, assurera une expérience enrichissante et inoubliable.
Si vous connaissez déjà le Festival MUTEK ou que vous êtes simplement curieux de découvrir un nouvel univers émergent et dynamique, je vous suggère de consulter le programme sur http://www.mutek.ca/ et à ne pas hésiter à vous lancer dans l’aventure musicale de MUTEK…
lundi, avril 09, 2007
Fernandel...aussi!
Hier j'écris un billet sur mon Vendredi saint à Montréal où, sans trop réfléchir, je commets une métaphore incluant l'acteur et chanteur français Fernandel (1903-1971) . En voulant faire mon bon blogueur et peaufiner un peu mon billet en intégrant un lien vers Fernandel pour Fiston qui ne le connaît sûrement pas, je découvre un court vidéo de Fernandel sur Youtube. Il y chante la chanson "Félicie aussi". Je vous le soumets pour la voix mais surtout pour le grand talent "d'expressionniste facial" de Fernandel. Je crois que même Fiston va trouver cela très drôle!
samedi, mars 10, 2007
Mon secret berlinois: Kaffee Burger
Cette fois-ci, pour mon séjour 2007 dans la capitale allemande, je me permets un billet sur un des mes coups de coeur de mes deux dernières visites soit le Kaffee Burger.
Le Kaffee Burger est un lieu incontournable des nuits berlinoises. Situé dans Mitte (Berlin-est), c'est un lieu sympa sans prétention. Quand vous entrez, vous avez un bar sur la gauche, puis à droite une salle avec un estrade, une quinzaine de tables, une piste de danse et une alcôve au fond plus intime.
Tout le charme de l'endroit vient de l'atmosphère créée par la déco d'époque. Aux murs, de superbes tapisseries vieillies par le temps, avec des fleurs sur fond jauni, un mobilier en bois très simple... L'éclairage est tamisé.Le Kaffee Burger est un café de l'époque communiste gardé tel quel. Évidemment, il y a un charme lié à ce décor soviétique que les murs ont gardé. Mais il y a plus: l'ambiance est cool, la faune détendue et on y retrouve de la bonne musique alterno-pop.
On y est bien mais on y sent aussi le poids du passé, comme un fragment de l'histoire des habitants de la ville. Cet endroit dégage vraiment quelque chose de très humain, de très chaleureux...Allez-y!
samedi, janvier 13, 2007
Écouter la nouvelle musique
Ne vous méprenez pas sur mon compte, comme tout le monde j'ai des goût musicaux variés qui reflètent mes goûts hétéroclites et mes expériences de vie comme l'indique mon profil. Mais je crois que tout cela doit continuer d'évoluer.
Pour ce faire, il y a bien sûr quelques blogues (entre autres les baladodiffusions de P45 ), les radios universitaires mais il ne faut pas oublier l'émission Bandeapart de Radio-Canada.
Voici un site web à découvrir! Une superbe initiative de la SRC (Société Radio-Canada) qui a pour but d'encourager la scène locale (underground) de chez nous. Ils offrent un palmarès interactif qui permet de découvrir les 10 meilleures chansons underground de l'heure. Également, des podcasts de leurs émissions, pour ceux qui n'ont pas toujours la radio à disposition, une bibliothèque musicale impressionnante tout à fait gratuite et de centaines de vidéoclips à voir et à revoir.
Et puis un jour certains de ces artistes tournent sur des stations comme Radio Énergie, CKOI ou des radios commerciales moins convenues : André, Vulgaires Machins, Les Breastfeeders, WD-40, Anonymus, DobaCaracol, Malajube tout dernièrement et j'en passe! Par exemple DobaCaracol a performé au Live 8, un spectacle d’une ampleur phénoménale qui se déroule simultanément dans 8 grandes villes du monde, dont Berlin, Montréal et Londres. Parmi les artistes du Live 8 figuraient Green Day, Neil Young, Pink Floyd, Simple Plan et quelques dizaines d’autres groupes. Ceci représente l’importance d’encourager la musique de chez nous par le biais de sites comme BANDEAPART.fm.
La fréquence radio de BAP est le 100.7 fm (radio musicale de Radio-Canada)
Merci BANDEAPART !
mardi, novembre 28, 2006
Robert Charlebois: Tout écartillé
Le chanteur français Alain Bashung a dit de lui qu’il fut un des premiers à introduire l’ironie dans la chanson québécoise, sur des airs de rock et de blues. Robert Charlebois, auteur-compositeur, musicien et interprète, est devenu en plus de 30 ans de carrière une figure essentielle de la chanson, non seulement au Québec mais dans l’ensemble de la francophonie. Dans les années 70, Charlebois, qui collabore notamment avec l’écrivain Réjean Ducharme, accumule les succès avec des titres tels que Le mur du son, Conception, Fu Man Chu, Cauchemar ou Ordinaire.
J'ai eu le bonheur d'assister au dernier spectacle de la tournée "Tout écartillé" de Charlebois qui se concluait vendredi dernier au Centre Bell de Montréal: Wow! Robert Charlebois y a livré une prestation complètement hallucinante...je me suis mis a fredonner des airs que je n'écoute presque plus. Une belle soirée sans nostalgie...simplement de la bonne musique rock.

Et quelle énergie, à 62 ans, il n'a rien à envier à la fougue des jeunes musiciens.
En fait, en écoutant la chanson "Tout écartillé", je ne pouvais m'empêcher de penser que Charlebois est très représentatif du Québec...Tout écartillé entre la France et les États-Unis mais avec un son rythmé et inspirant; un son qui lui est propre et finalement qui est le mien...
dimanche, septembre 17, 2006
Mozart à toutes les sauces...
J'ai un faible pour ce concerto qui demeure parmi les plus célèbres, en particulier son adagio centrale au pathos remarquable. Achevé en mars 1786, il exprime l'ambivalence et la mobilité de la vie. Je vous le conseille.
Mozart est mort pauvre comme job, hanté par ses problèmes financiers. Aujourd'hui, à l'heure du 250e anniversaire de sa naissance, c'est le monde à l'envers. En effet, si aujourd'hui la marque Mozart était cotée sur les marchés financiers, elle figurerait à la 51e place, juste derrière Nintendo et L'Oréal.
Aujourd'hui la marque Mozart tombée dans le domaine public, génère un chiffre d'affaires évalué à $ 7, 5 milliards de $ can (ou 5,4 millards d'euros) par an. Il existe pas moins de 77 sociétés Mozart qui produisent le meilleur comme le pire.
Au commencement vinrent les Mozartkugeln, boules de chocolat fourées à la pâte d'amandes, au nougat, inventées en 1890 par un maître confiseur de Salzburg...Il s'en vend chaqué année 100 millions de par le monde...
Plus récemment, la société Mozartland se lança dans une politique de produits dérivés agressive: parapluies, balles de golf, cendriers, porte-clés, bouteilles de shnaps, tasses, tabliers, ect. Mais le meilleur était encore à venir. À côté de la sympathique tarte dédiée au compositeur, à déguster au café Moazrt, près de L'Opéra de Vienne, voici que la laiterie Alpenmilch a produit un million de yaourts Mozart à boire au parfum de nougat et qu'un boucher de Flachgau s'enorgueillit d'avoir inventé la saucisse Mozart, qui épouse la forme d'un violon...Il y a aussi le surprenant soutien-gorge en dentelle qui jouent la "petite musique de nuit" quand on les presse (!) ou l'ours Mozart en peluche.
Mon concerto achève et et je ne peux qu'être triste devant l'incroyable destin de Mozart. Mort incompris mais aujourd'hui célébré à toutes les sauces même celles de mauvais goût...
jeudi, août 03, 2006
Mon ipod
Pour profiter de tout cela, j'ai bien sûr acheté un ipod. En fait, mon ami Paul m'a vendu le sien. J'y ai intégré mes morceaux favoris.
Erreur de débutant!
C'est naïf de croire que l'harmonie familiale pourrait se maintenir avec un seul Ipod pour deux. Rapidement, j'ai perdu le contrôle de mon Ipod au profit de fiston qui y a intégré ses propres tounes.
De temps en temps, j'empruntais (!) mon propre Ipod, et là, j'étais pris à écouter les tounes de fiston. Grosses différences mais même famille faut croire!
De mon côté, ma sélection numérique "ipod" se concentre (sans surprise pour mes lecteurs assidus) sur le gros House et un peu de Mozart.
Fiston, lui sélectionne du gros Rock et un peu de Beethoven. Beethoven...on a plus les fistons qu'on avaient...
Metallica pis la 5e symphonie, c'est l'fun mais quand tu as le goût d'entendre la voix de Jocelyne Brown...c'est un peu frustrant!
Je viens de lui acheter son propre Ipod. Le bonheur est maintenant revenu dans la chaumière!
mardi, mai 23, 2006
Mozart au HMV de Montréal
À l'étage de la musique classique, une jeune et magnifique asiatique m'attendait:
- Vous avez Le Requiem?
- Quelle version? (me répondait-elle avec un accent québécois parfait)
- (après avoir regardé ma feuille) Celle de Karl Böhm.
- Avec le Philhamonique de Vienne?
- S'il vous plaît
- Autre chose, monsieur?
- Oui (mes yeux sur ma feuille), la Petite cantate maçonnique K. 619
Elle consulte son catalogue
- Je ne l'ai pas en ce moment, monsieur, mais je peux vous la commander
- Don Giovanni, alors.
- Dans quelle version, monsieur?
- Celle de Carlo Maria Giulini (...me dictait mes notes)
- Avec Joan Sutherland et Elisabeth Schwarzkopf? (me répondit-elle de mémoire et sans hésitation)
- (silence) Oui (C'était les 2 autres noms qui étaient sur ma feuille!)
- Voici
- Vous aimez Mozart?
- Quelle question, monsieur! J'adore
mercredi, mai 17, 2006
Jean Ferrat
J'ai toujours fait de drôles de rencontres. Par exemple, à l'Université, je m'étais intégré au sein d'un bizarre de groupe. 7 gars qui se rassemblaient en soirée pour écouter essentiellement ce qui n'avait déjà plus court au milieu des années 80: la musique française des années 50 et 60. Alors brassés entre les vagues disco et nationaliste; nous écoutions Reggiani!!
À cause de l'influence du leader du groupe, chaque membre du groupe (tous des gars québécois) avait adopté un chansonnier français et le défendait comme un étendard.
Pascal, le meneur du groupe, s'était approprié Jacques Brel (évidemment) . Mais il y avait aussi Jack (Boris Vian), Marc-André (George Brassens) , JF (Charles Aznavour), Charles (Léo Ferré), et Daniel (Serge Reggiani). Aucune fille dans le groupe, les filles ne s'intéressaient pas à la musique française. Personne pour défendre Piaf ou Barbara!
Le CEGEP m'ayant retenu un peu trop longtemps dans la léthargie, je commençais l'université une session en retard. Les chansonniers les plus connus étaient déjà pris. De toute façon, je n'y connaissais à peu près rien; je ne voulais que rentrer dans un groupe. Je croyais que Madeleine (de Jacques Brel) avait été écrite par Joël Denis!! L'enfance vide de la banlieue montréalaise me rattrapait.
Et comme Pascal avait une vague sympathie pour Ferrat, j'en héritais...
Jean Ferrat, pas Jean Ferrat! Ma mère écoutait sans fin "La Montagne" sur notre vieux pick-up et on l'entendait à CKAC le matin! (Mon dieu! que Ferrat est kétaine). Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour être aimé.
Je me mis à l'écoute des "7" en apprenant en plus, par coeur, les tounes les moins connues de Ferrat. À la longue, en ouvrant mon esprit, je ne dirais pas que ce fût une révélation mais pas loin...même si quelques chansons de Ferrat sont bien sirupeuses...
Jean Ferrat est étonnant sous le vernis du texte populaire, son inspiration s'oriente vers deux directions: l'engagement social et la poésie. Comme il le dit, il ne chante pas pour passer le temps. Toujours, il cherchera à donner à ses chansons une signification militante derrière le texte populaire
Moi, ma chanson favorite est "Au Printemps de quoi rêvais-tu ?" (1968); inspirée des événements de Mai 68 à Paris où il met en musique le poète Louis Aragon d'une façon magistrale:
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Vieux monde clos comme une orange
Faites que quelque chose change
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges, au printemps de quoi rêvais-tu ?
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La vie continue, les années passent et je me suis bien-sûr gorgées de d'autres musiques aussi inspirantes les unes que les autres: le jazz, le blues, la musique classique, le rock et le pop et dernièrement le House. J'oubliais Ferrat dans le fond d'un rack à CD.
Et c'est récemment que revient la boucle de Malraux. Je me suis mis au I-tunes et I-pod. J'ai donc numérisé l'ensemble de mes CD. Et quelques part dans ma pile, il y avait mon Ferrat. Je le mis machinalement dans mon ordi et c'est depuis ce temps-là que je réécoute "Au Printemps de quoi rêvais-tu ?", "Je vous aime", "Camarade" et "Maria".
Mais pas par nostalgie. je l'ai déjà écrit, la nostalgie ce n'est pas ma tasse de thé. Je le réécoute parce que les chansons de Ferrat ont une âme et qu'elles transcendent le réel. C'est beau quoi.
Alors, je ne sais pas ce qu'est devenu mon ami Pascal. Mais aujourd'hui, je le salue bien bas pour avoir mis sur ma route les 7 immortels (et surtout Jean Ferrat).
vendredi, janvier 13, 2006
Paul, Daniel et Danny Torrence
C'est pourquoi, pauvre incompétent que je suis en ses matières, je dois prendre le relais et vous parlez de temps en temps de la scène musicale montréalaise (voir par exemple, mon billet du 17 septembre sur ce sujet). Je délaisse alors les plaisirs de l'ancien et du moderne.
Et encore cette fois-ci, pendant que Paul et Daniel écoute leurs musiques en solitaire, lui dans son auto, l'autre à son chalet, moi je dois vous parler du nouveau DJ de l'heure: Danny Torrence, un montréalais qui a fait de nombreux stages de Djing auprès de David Morales. Je dois en parler parce que:
1) Cela aussi correspond à Montréal et à la modernité
2) J'aime cette musique (le house)
3) et que l'on en parle pas assez sauf dans des réseaux très spécialisés.
Et tant que mon ami Paul ne lancera pas son blogue sur la musique tel qu'il me l'a déjà promis jadis naguère, je me sentirai obligé d'écrire sur le sujet en attendant que Messieurs mes amis s'ouvrent sur le monde qui les entourent...
Revenons à Danny Torrence puisqu'il le faut bien...Je reprends ici à la suite un extrait d'une entrevue faite cette semaine. Bonne lecture!
"Après Tiga, Champion et autres, si on me demandait quel est le prochain Dj Montréalais à passer au niveau international, je répondrais probablement Danny Torrence. Pas pour un son révolutionnaire. Pas pour un concept fabuleux. Pour une recette qui a fait ses preuves dans tout les domaines. Une bonne dose de talent, mêlée à une tasse de détermination, une once de méthode et une pincée de chance.
« Je ne pensait pas que le djing m’apporterait un salaire, je faisais ça comme passe-temps! » Nous raconte Danny quand il parle de ses premières années. « C’est vraiment à New-York que j’ai assisté à ma première prestation after-hour avec Junior Vasquez au club Twilo C’était vraiment le début de l’époque « Dj god ». En revenant j’ai découvert le Sona et je me suis tenu là pendant un bout de temps. On n’entendait pas beaucoup parler du Stereo à l’époque. C’était vraiment underground. C’est pourtant là que j’ai eu ma révélation quand j’y ai entendu David Morales! 4 ans plus tard je suis dans la scène underground et je travaille pour lui! C’est vraiment un magicien de la manipulation sonore. Danny Tenaglia, mon autre mentor, a toujours une programmation impeccable. Il va construire une soirée progressivement pour qu’au moment propice la fureur de la foule se déchaîne. J’ai vraiment de la chance d’avoir rencontré ces gars-là!
Danny est selon lui en avance sur ses objectifs « 2005 était une année ou je voulais me faire connaître et élargir ma crowd montréalaise. Je suis maintenant un de ceux qui n’est pas reconnu comme un Dj gay ou strait. C’est vraiment un avantage. Il adore jouer pour les deux. Mon autre objectif était de jouer outre-mer. J’ai donc joué en Sicile aux cotés du légendaire Paul Oakenfold dans un stade de football et à Ibiza pour le Dirty Ibiza @ Penelope’s.
2006 sera vraiment axée sur la visibilité internationale et sur la production. Je crois que j’ai fait un bon boulot à Montréal. J’ai bien entendu d’autres petits projets mais je les garderai secrets pour l’instant! »
dimanche, décembre 11, 2005
Montréal, la moderne!
Ceux qui suivent un peu la scène internationale de la musique émergente, savent déjà que Montréal « is the place to be » — comme diraient les anglos — pour ce style musical...en fait, tout comme en musique électronique (voir à cet effet, mon billet du 17 septembre sur ce sujet). Ça fait même plusieurs années que plusieurs le mentionnent régulièrement. C'est toujours un plaisir de voir que cette reconnaissance a des échos à l'étranger. Parce que les adages antiques du type « nul n’est prophète en son pays » ont souvent raison...ça prendra toujours des gens de l’extérieur pour faire réaliser aux concitoyens des WOLF PARADE, THE DEARS, DEATH FROM ABOVE 1979, MALAJUBE et autres TIGA à quel point ils sont chanceux de côtoyer les plusse-meilleurs-groupes-et-DJ-du-monde !
Ainsi, la très sérieuse et crédible radio de BBC, en Angleterre, a concocté, pour ses auditeurs, un documentaire radiophonique d’une demi-heure sur le sujet avec pour titre Montreal or Nothing--un titre révélateur indeed! Plusieurs artistes de la scène locale et aussi canadienne tente de nous expliquer pourquoi la musique qui sort d’ici est si bonne!.
Aussi, le très pertinent site de référence musical Pitchfork a mis en ligne une entrevue avec le groupe montréalais Wolf Parade. Tout ça pour vous dire que 2005 fût définitivement l’année de Montréal au point de vue musical et que, parti comme c’est là, peut-être 2006 le sera aussi…
Source: Merci à Radio-Canada pour la référence au documentaire de la BBC
