Je reprend ici un billet que j'ai écrit l'an passé après avoir écouté l'animateur et anthropologue québécois Serge Bouchard à l'émission de Radio-Canada -Pensée libre en présence de l’anthropologue Bernard Arcand, de l’animatrice Marie-France Bazzo, du philosophe Georges Leroux et de la politologue Nicole Morgan.
Le but de cette émission de deux heures: réfléchir sur le véritable sens des fêtes dans le monde d'aujourd'hui. À la suite un bref résumé et un lien vers l'émission radio. Mais ce qui me frappe en écoutant cette émission, c'est que tout cela touche au thème central de L'ancien et le moderne: le temps des fêtes (décorations, arbre de Noël, la bûche, la crèche, les cadeaux, la messe de minuit, etc) est une autre filière en lien direct avec nos lointaines traditions occidentales, et en soi et pour cela, c'est très important.
Un état d’esprit
« Il faut faire un effort pour faire partie de l’esprit des fêtes. Il faut y mettre du sien. Tout ce qui symbolise le temps des fêtes demande de l’effort », croit fermement Marie-France Bazzo. En vieillissant, Nicole Morgan devient de plus en plus nostalgique des Noëls d’antan. La politicologue se souvient pourtant de certains Noëls ennuyeux de son enfance, mais elle refuse de tomber dans le cynisme. Georges Leroux a aussi une prédilection pour la nostalgie et il se méfie de l’idéalisation du temps des fêtes. « Le temps des fêtes me fascine pour des raisons purement professionnelles », lance Bernard Arcand, qui a consacré une partie de sa vie à l’étude des traits communs de l’humanité. Selon lui, l’esprit des fêtes de 2006 a des relents de la préhistoire.
Les traditions
La commercialisation à outrance du temps des fêtes nous a-t-elle fait perdre de vue les racines de Noël? L’anthropologue Bernard Arcand rappelle l’origine symbolique du feu dans la préhistoire, au-delà de son utilisation première. Certaines recherches indiquent même qu’avant de devenir un sapin, l’arbre de Noël était un chêne. Même s’il est spécialiste de la philosophie grecque, Georges Leroux souligne que Noël était une fête romaine : « Le thème le plus central de la fête de Noël est l’accueil de la vie au moment où on croit que tout va s’éteindre », explique-t-il. Noël découle du solstice, lorsque la vie s’éteint. L’homme décore son foyer et l’illumine afin de réaffirmer la vie, poursuit Bernard Arcand. Nicole Morgan croit aux symboles collectifs de l’humanité. Et le petit Jésus en est un. « C’est la fête de l’enfant, c’est-à-dire de la vie par rapport au désordre », dit-elle.
Bon, je vous laisse. Je m'en vais allumer les lumières de mon petit sapin de Noël.
Pensée Libre-Radio-Canada, 1ère heure sur L'esprit du temps des fêtes
Pensée libre- Radio-Canada, 2e heure sur L'esprit du temps des fêtes
Aucun message portant le libellé Symboles. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Symboles. Afficher tous les messages
mercredi, décembre 19, 2007
Comprendre les personnages de ma crèche de Noël
Noël: Ce que l'on sait aujourd'hui de la Vierge Marie, de Jésus et des mages
J'ai lu l'an dernier les "Écrits apocryphes chrétiens" (Édition La Pléade). Ce sont des écrits du début de la chrétienté qui n'ont pas été admis par l'Église (du IVe s.) dans le canon de ses Écritures. Je l'ai quelques fois écrit; les racines de la culture occidentale peut se résumer dans la Bible d'un côté et auprès des auteurs grecs de l'autre. Comprendre les contenus mais surtout les mécanismes d'exclusion de ses textes "apocryphes" du début de notre ère est très instructif sur notre propre culture. Et rien de mieux que de lire soi-même les textes fondateurs.
L'important aussi est que les textes apocryphes n'apportent pas de révélations fulgurantes sur Jésus, la Vierge Marie ou Marie-Madeleine mais plutôt une tendance ésotérique (La Pléade, Introduction p. XXII). Oublier les révélations de l'écrivain français Marek Halter et de Dan Brown, ils appuient leurs présomptions sur bien peu de mots.
Personnellement, j'aime mieux le constat des experts. Alors que le film hollywoodien «La Nativité», actuellement sur les écrans, donne une vision plutôt convenue de la naissance du Sauveur, en mêlant les récits évangéliques de Matthieu et Luc; le franciscain Frédéric Manns a écrit un petit ouvrage vulgarisé très pertinent. Le directeur émérite du Studium Biblicum Franciscanum, à Jérusalem, longtemps professeur d'exégèse du Nouveau Testament et de littérature juive ancienne, relit les textes dans le contexte du monde juif du Ier siècle de notre ère, à la lumière des connaissances actuelles des évangiles canoniques et apocryphes, de l'archéologie et de l'histoire de l'Église.
Voici ce que l'on retient de la connaissance actuelle des textes apocryphes sur les personnages bibliques que je retrouve ce matin dans la crèche de mon salon:
1) Joseph
L'évangéliste Matthieu définit Joseph comme un descendant de David. Au Ier siècle, il existait encore des membres de la lignée du roi David. Une inscription gravée sur un ossuaire l'atteste. Et Hérode le Grand avait confisqué la fortune des familles de la maison de David. Pour Matthieu, Joseph est le père de Jésus du point de vue légal, même s'il évite le terme «père». Si la personne de Joseph reste très discrète dans les Évangiles, elle s'impose grâce à un écrit apocryphe intitulé «L'histoire de Joseph le charpentier». L'homme y est décrit comme un veuf à qui les prêtres du Temple confient la garde de Marie âgée de douze ans. Lorsque la fiancée se retrouve enceinte, c'est le choc. Une répudiation s'impose, mais Joseph, rassuré en songe par un ange, adopte finalement l'enfant. Joseph apparaît comme le témoin irrécusable de la virginité de Marie et de la divinité de son Fils. A noter que les deux évangélistes Matthieu et Luc présentent la généalogie de Jésus par Joseph: on n'établissait alors la descendance que par les hommes.
2) Marie
La Torah n'imposait pas de grandes obligations aux filles juives. Le service le plus élevé qu'on attendait d'elles consistait à mettre des enfants au monde. L'âge normal des fiançailles se situait entre douze ans et douze ans et demi. Le mariage suivait un an après. Marie appartient à la classe sociale des «anawim», c'est-à-dire des pauvres qui mettent tout leur espoir en Dieu. Selon les écrits apocryphes, elle aurait été élevée au Temple de Jérusalem jusqu'à douze ans et aurait eu le privilège, avec d'autres jeunes filles pures, de tisser le voile du Temple. La littérature rabbinique précise que des jeunes filles confectionnaient chaque année deux rideaux pour le Temple. Ils étaient remplacés à la veille de Kippour, jour de l'expiation des péchés. Si les jeunes filles n'avaient pas droit à une éducation, Marie a eu tout loisir d'écouter la parole de Dieu à la synagogue qui, au Ier siècle, était ouverte aux femmes. Source: écrit apocryphe intitulé "Protévangile de Jacques" ou Le récit de la nativité de Marie (autre nom du même apocryphe).
3) Vierge?
Dans l'ancien Testament, les hommes au destin exceptionnel naissent volontiers d'une femme jusque-là stérile. Mais des antécédents de naissance virginale existent aussi, par exemple dans le récit de la venue au monde d'Isaac, chez Philon d'Alexandrie. L'absence de père terrestre souligne l'initiative de Dieu: c'est Dieu qui donne le Messie aux hommes par l'opération du Saint-Esprit. Certains passages de l'Evangile sèment le doute sur la virginité de Marie, en particulier l'évocation de «frères de Jésus». Marie a- t-elle eu des enfants de Joseph? Pour Frédéric Manns, il y a confusion avec une autre Marie, mère de Jacques. L'exégète estime aussi que Jésus n'aurait pas confié Marie à Jean au pied de la croix s'il avait eu des frères de sang. La virginité «perpétuelle» de la «mère de Dieu» a finalement été définie en 431, lors du concile d'Éphèse.
4) Les Mages
L'apparition d'une étoile est déjà annoncée dans un oracle messianique au livre des Nombres. Les Psaumes précisent que les rois de Tarsis, Saba et Seba porteront des offrandes. Traditionnellement, les mages étaient des prêtres du culte zoroastrien des Perses. Ils étaient, selon Hérodote, interprètes de songes et détenteurs de connaissances occultes. Chez Matthieu, leur observation d'une étoile en fait des astrologues. Rien n'exclut que des Nabatéens, qui contrôlaient le commerce de l'encens, soient venus de l'Orient à Jérusalem. Les mages représentent les païens: leur accès à Jésus dès sa naissance s'inscrit dans la doctrine universaliste. Dans des textes apocryphes postérieurs, les mages sont mentionnés comme Rois. L'écrit apocryphe "L'Évangile arménien de l'enfance" leur donne les noms de Gaspar, Melkior et Balthasar.
----------------------------------------------------------------------------------------
Belle période de Noël à tous et à bientôt!
A&M
Source: Frédéric Manns, Que sait-on de Marie et de la Nativité. Éditions Bayard
"Écrits apocryphes chrétiens" Édition La Pléade. 1997.
J'ai lu l'an dernier les "Écrits apocryphes chrétiens" (Édition La Pléade). Ce sont des écrits du début de la chrétienté qui n'ont pas été admis par l'Église (du IVe s.) dans le canon de ses Écritures. Je l'ai quelques fois écrit; les racines de la culture occidentale peut se résumer dans la Bible d'un côté et auprès des auteurs grecs de l'autre. Comprendre les contenus mais surtout les mécanismes d'exclusion de ses textes "apocryphes" du début de notre ère est très instructif sur notre propre culture. Et rien de mieux que de lire soi-même les textes fondateurs.
L'important aussi est que les textes apocryphes n'apportent pas de révélations fulgurantes sur Jésus, la Vierge Marie ou Marie-Madeleine mais plutôt une tendance ésotérique (La Pléade, Introduction p. XXII). Oublier les révélations de l'écrivain français Marek Halter et de Dan Brown, ils appuient leurs présomptions sur bien peu de mots.
Personnellement, j'aime mieux le constat des experts. Alors que le film hollywoodien «La Nativité», actuellement sur les écrans, donne une vision plutôt convenue de la naissance du Sauveur, en mêlant les récits évangéliques de Matthieu et Luc; le franciscain Frédéric Manns a écrit un petit ouvrage vulgarisé très pertinent. Le directeur émérite du Studium Biblicum Franciscanum, à Jérusalem, longtemps professeur d'exégèse du Nouveau Testament et de littérature juive ancienne, relit les textes dans le contexte du monde juif du Ier siècle de notre ère, à la lumière des connaissances actuelles des évangiles canoniques et apocryphes, de l'archéologie et de l'histoire de l'Église.
Voici ce que l'on retient de la connaissance actuelle des textes apocryphes sur les personnages bibliques que je retrouve ce matin dans la crèche de mon salon:
1) Joseph
L'évangéliste Matthieu définit Joseph comme un descendant de David. Au Ier siècle, il existait encore des membres de la lignée du roi David. Une inscription gravée sur un ossuaire l'atteste. Et Hérode le Grand avait confisqué la fortune des familles de la maison de David. Pour Matthieu, Joseph est le père de Jésus du point de vue légal, même s'il évite le terme «père». Si la personne de Joseph reste très discrète dans les Évangiles, elle s'impose grâce à un écrit apocryphe intitulé «L'histoire de Joseph le charpentier». L'homme y est décrit comme un veuf à qui les prêtres du Temple confient la garde de Marie âgée de douze ans. Lorsque la fiancée se retrouve enceinte, c'est le choc. Une répudiation s'impose, mais Joseph, rassuré en songe par un ange, adopte finalement l'enfant. Joseph apparaît comme le témoin irrécusable de la virginité de Marie et de la divinité de son Fils. A noter que les deux évangélistes Matthieu et Luc présentent la généalogie de Jésus par Joseph: on n'établissait alors la descendance que par les hommes.
2) Marie
La Torah n'imposait pas de grandes obligations aux filles juives. Le service le plus élevé qu'on attendait d'elles consistait à mettre des enfants au monde. L'âge normal des fiançailles se situait entre douze ans et douze ans et demi. Le mariage suivait un an après. Marie appartient à la classe sociale des «anawim», c'est-à-dire des pauvres qui mettent tout leur espoir en Dieu. Selon les écrits apocryphes, elle aurait été élevée au Temple de Jérusalem jusqu'à douze ans et aurait eu le privilège, avec d'autres jeunes filles pures, de tisser le voile du Temple. La littérature rabbinique précise que des jeunes filles confectionnaient chaque année deux rideaux pour le Temple. Ils étaient remplacés à la veille de Kippour, jour de l'expiation des péchés. Si les jeunes filles n'avaient pas droit à une éducation, Marie a eu tout loisir d'écouter la parole de Dieu à la synagogue qui, au Ier siècle, était ouverte aux femmes. Source: écrit apocryphe intitulé "Protévangile de Jacques" ou Le récit de la nativité de Marie (autre nom du même apocryphe).
3) Vierge?
Dans l'ancien Testament, les hommes au destin exceptionnel naissent volontiers d'une femme jusque-là stérile. Mais des antécédents de naissance virginale existent aussi, par exemple dans le récit de la venue au monde d'Isaac, chez Philon d'Alexandrie. L'absence de père terrestre souligne l'initiative de Dieu: c'est Dieu qui donne le Messie aux hommes par l'opération du Saint-Esprit. Certains passages de l'Evangile sèment le doute sur la virginité de Marie, en particulier l'évocation de «frères de Jésus». Marie a- t-elle eu des enfants de Joseph? Pour Frédéric Manns, il y a confusion avec une autre Marie, mère de Jacques. L'exégète estime aussi que Jésus n'aurait pas confié Marie à Jean au pied de la croix s'il avait eu des frères de sang. La virginité «perpétuelle» de la «mère de Dieu» a finalement été définie en 431, lors du concile d'Éphèse.
4) Les Mages
L'apparition d'une étoile est déjà annoncée dans un oracle messianique au livre des Nombres. Les Psaumes précisent que les rois de Tarsis, Saba et Seba porteront des offrandes. Traditionnellement, les mages étaient des prêtres du culte zoroastrien des Perses. Ils étaient, selon Hérodote, interprètes de songes et détenteurs de connaissances occultes. Chez Matthieu, leur observation d'une étoile en fait des astrologues. Rien n'exclut que des Nabatéens, qui contrôlaient le commerce de l'encens, soient venus de l'Orient à Jérusalem. Les mages représentent les païens: leur accès à Jésus dès sa naissance s'inscrit dans la doctrine universaliste. Dans des textes apocryphes postérieurs, les mages sont mentionnés comme Rois. L'écrit apocryphe "L'Évangile arménien de l'enfance" leur donne les noms de Gaspar, Melkior et Balthasar.
----------------------------------------------------------------------------------------
Belle période de Noël à tous et à bientôt!
A&M
Source: Frédéric Manns, Que sait-on de Marie et de la Nativité. Éditions Bayard
"Écrits apocryphes chrétiens" Édition La Pléade. 1997.
vendredi, décembre 14, 2007
Mes 10 prochains romans pour 2008
Je viens de faire une razzia de livres à la librairie ce qui constituera une bonne partie de mes lectures des prochains mois. Comme vous le constaterai, et pour paraphraser Robert Charlebois..."J'aime les concours...." En voici la liste avec un bref résumé de chacun. Bonne lecture! A&M
1) Les disparus par l'américain Daniel Mendelsohn
Récit littéraire et enquête personnelle sur un drame familial inséparable d'une des tragédies du XXe siècle : l'extermination des juifs par les nazis. L'auteur raconte comment une partie de sa famille a disparu dans l'est de la Pologne au début des années 1940, en laissant quelques lettres, des photos et des souvenirs chez les membres survivants émigrés aux Etats-Unis. Les critiques sont gagas de cette grosse brique.
Prix Médicis étranger 2007.
2) Les belles choses que porte le ciel de l'éthiopien Dinaw Mengestu
Le jeune Sépha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances dramatiques. Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d’amertume qui leur tient lieu d’univers et de repères. Mais l’arrivée dans le quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse va bouleverser cet équilibre précaire…
Prix du Premier Roman étranger
3) Ap. J.-C. du grec Vassilis Alexakis
L’histoire commence aujourd’hui, à Athènes, chez Nausicaa, une dame de quatre-vingt-neuf ans, qui demande à l’étudiant qu’elle héberge de mener une enquête sur les moines du Mont Athos. Grand Prix du roman de l'Académie française
4)Istanbul du turc Orhan Pamuk
Vaste roman et vaste fresque, Istanbul constitue avant tout l’éducation sentimentale d’un écrivain dans une ville. Orhan Pamuk y retrace sa vie intime dans une grande famille bourgeoise de la ville, où l’on se veut laïque et progressiste. À travers son récit de la décomposition progressive de cette famille, qui va perdre à la fois son mode de vie traditionnel et son statut social, c’est la société stambouliote, et au-delà la société turque des années 1950-1960, qu’il décrit. C’est aussi la ville de cette époque, encore très proche, dans sa forme, de ce qu’elle était à l’époque de l’Empire ottoman. Ce monde en train de basculer revit à travers de superbes descriptions de lieux, de personnages, d’anecdotes et d’instants, relatés avec vivacité et souvent humour. Prix Nobel de la littérature
5) Quand notre monde est devenu chrétien (312-394) de Paul Veyne
Dans son nouveau livre, Paul Veyne revisite l'apport historiquement révolutionnaire du christianisme jusqu'à le situer au sommet de l'esprit, au terme d'une démonstration aussi rigoureuse qu'enlevée. C'est une revigorante promenade spirituelle, imagée, anticonformiste, passionnante, qui rend le lecteur plus intelligent.
Prix du Sénat du livre d'histoire 2007
6) Odeurs du temps de Jean d'Omesson
Qu'est ce qu'ils nous apprennent, Aragon et Yourcenar, et Borges et Cioran, et les autres ? Que selon la formule de Pessoa, 'la vie ne suffit pas' et que la littérature est là pour nous élever un peu au-dessus de nous-mêmes.
7) Alabamo Song de Gilles Leroy
Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, "Belle du Sud", rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Prix Goncourt 2007
8) Cette histoire-là de l'italien Alessandro Baricco
Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit en s'efforçant de remettre de l'ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu'il voit sa première automobile, l'année de la course mythique Versailles-Madrid de 1903, dix-neuf le jour de la grande défaite de Caporetto en 1917, vingt-cinq lorsqu'il rencontre la femme de sa vie, et beaucoup plus le soir où il meurt, loin de sa campagne piémontaise natale. Cette histoire-là est son histoire, qui nous emporte dans une course effrénée à travers le vingtième siècle, à laquelle l'écriture brillante et habile d'Alessandro Baricco confère une formidable vivacité, pour en faire une de ses plus belles réussites.
9) L'immeuble Yacoubian de l'égyptien Alaa El Aswany
Connaissez-vous Alaa El Aswany ? C'est un véritable phénomène, avec cent mille exemplaires de L'Immeuble Yacoubian vendus en quelques mois, un film en cours de tournage avec une grande mobilisation de moyens et d'acteurs célèbres. Très vite,poussé par la rumeur, le livre s'est répandu dans le monde arabe et le voici aujourd'hui en français. L'auteur est un vrai Egyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège.
10) Le roman de Léonard de Vinci du russe Dimitri Merejkovski
Comment Léonard de Vinci est-il devenu l'incarnation du génie créateur ? Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ? Avec un soin du détail et une inspiration dignes des plus grands, le romancier russe Dimitri Merejkovski (1866-1941) nous entraîne dans l'intimité d'un homme pour lequel le talent, perçu comme un don de Dieu, est un véritable sacerdoce, qu'il assume de toute son âme,refusant les facilités de l'argent et des vanités. Portrait prodigieusement vivant du grand artiste, ce Roman de Léonard de Vinci est également une pièce maîtresse de la littérature russe du XXe siècle.
1) Les disparus par l'américain Daniel MendelsohnRécit littéraire et enquête personnelle sur un drame familial inséparable d'une des tragédies du XXe siècle : l'extermination des juifs par les nazis. L'auteur raconte comment une partie de sa famille a disparu dans l'est de la Pologne au début des années 1940, en laissant quelques lettres, des photos et des souvenirs chez les membres survivants émigrés aux Etats-Unis. Les critiques sont gagas de cette grosse brique.
Prix Médicis étranger 2007.
2) Les belles choses que porte le ciel de l'éthiopien Dinaw Mengestu
Le jeune Sépha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances dramatiques. Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d’amertume qui leur tient lieu d’univers et de repères. Mais l’arrivée dans le quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse va bouleverser cet équilibre précaire…
Prix du Premier Roman étranger
3) Ap. J.-C. du grec Vassilis Alexakis
L’histoire commence aujourd’hui, à Athènes, chez Nausicaa, une dame de quatre-vingt-neuf ans, qui demande à l’étudiant qu’elle héberge de mener une enquête sur les moines du Mont Athos. Grand Prix du roman de l'Académie française
4)Istanbul du turc Orhan Pamuk
Vaste roman et vaste fresque, Istanbul constitue avant tout l’éducation sentimentale d’un écrivain dans une ville. Orhan Pamuk y retrace sa vie intime dans une grande famille bourgeoise de la ville, où l’on se veut laïque et progressiste. À travers son récit de la décomposition progressive de cette famille, qui va perdre à la fois son mode de vie traditionnel et son statut social, c’est la société stambouliote, et au-delà la société turque des années 1950-1960, qu’il décrit. C’est aussi la ville de cette époque, encore très proche, dans sa forme, de ce qu’elle était à l’époque de l’Empire ottoman. Ce monde en train de basculer revit à travers de superbes descriptions de lieux, de personnages, d’anecdotes et d’instants, relatés avec vivacité et souvent humour. Prix Nobel de la littérature
5) Quand notre monde est devenu chrétien (312-394) de Paul Veyne
Dans son nouveau livre, Paul Veyne revisite l'apport historiquement révolutionnaire du christianisme jusqu'à le situer au sommet de l'esprit, au terme d'une démonstration aussi rigoureuse qu'enlevée. C'est une revigorante promenade spirituelle, imagée, anticonformiste, passionnante, qui rend le lecteur plus intelligent.
Prix du Sénat du livre d'histoire 2007
6) Odeurs du temps de Jean d'Omesson
Qu'est ce qu'ils nous apprennent, Aragon et Yourcenar, et Borges et Cioran, et les autres ? Que selon la formule de Pessoa, 'la vie ne suffit pas' et que la littérature est là pour nous élever un peu au-dessus de nous-mêmes.
7) Alabamo Song de Gilles Leroy
Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, "Belle du Sud", rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Prix Goncourt 2007
8) Cette histoire-là de l'italien Alessandro Baricco
Ultimo Parri est un jeune homme qui vieillit en s'efforçant de remettre de l'ordre dans le monde. Il a cinq ans lorsqu'il voit sa première automobile, l'année de la course mythique Versailles-Madrid de 1903, dix-neuf le jour de la grande défaite de Caporetto en 1917, vingt-cinq lorsqu'il rencontre la femme de sa vie, et beaucoup plus le soir où il meurt, loin de sa campagne piémontaise natale. Cette histoire-là est son histoire, qui nous emporte dans une course effrénée à travers le vingtième siècle, à laquelle l'écriture brillante et habile d'Alessandro Baricco confère une formidable vivacité, pour en faire une de ses plus belles réussites.
9) L'immeuble Yacoubian de l'égyptien Alaa El Aswany
Connaissez-vous Alaa El Aswany ? C'est un véritable phénomène, avec cent mille exemplaires de L'Immeuble Yacoubian vendus en quelques mois, un film en cours de tournage avec une grande mobilisation de moyens et d'acteurs célèbres. Très vite,poussé par la rumeur, le livre s'est répandu dans le monde arabe et le voici aujourd'hui en français. L'auteur est un vrai Egyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège.
10) Le roman de Léonard de Vinci du russe Dimitri MerejkovskiComment Léonard de Vinci est-il devenu l'incarnation du génie créateur ? Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ? Avec un soin du détail et une inspiration dignes des plus grands, le romancier russe Dimitri Merejkovski (1866-1941) nous entraîne dans l'intimité d'un homme pour lequel le talent, perçu comme un don de Dieu, est un véritable sacerdoce, qu'il assume de toute son âme,refusant les facilités de l'argent et des vanités. Portrait prodigieusement vivant du grand artiste, ce Roman de Léonard de Vinci est également une pièce maîtresse de la littérature russe du XXe siècle.
dimanche, juin 04, 2006
Freud et Oedipe (ajout)
Un lecteur (Hans) m'envoit un commentaire sur Freud. Avec sa permission, je me permets de le publier ici.
" Merci pour ce billet sur Freud. C'est un sujet grave et vous le traîter avec légèreté. Vous avez manifestement beaucoup de plaisir à écrire votre blog. Je me permets un bref ajout sur Freud.
En effet, je suis un peu surpris que vous ne parliez pas du Complexe d'Oedipe. Surpris parce que Freud a emprunté "l'image" d'Oepide dans la mythologie grecque (et c'est un thème de votre blog) et aussi parce que c'est un élément central dans l'oeuvre de Freud.
Je rappelle que Freud a appellé "Complexe d'Oedipe", l'ensemble relié des deux désirs contradictoires (libido pour la mère et pulsion de mort pour le père chez le petit garçon, libido pour le père, pulsion de mort pour la mère chez la petite-fille), qui se met en place vers l'âge de 5 ans chez l'enfant.
Le cadavre d'Oedipe bouge encore
Normalement, le "Complexe d'Oedipe" est "détruit": en grandissant, l'enfant doit renoncer à ses premiers désirs. Pourtant, le complexe d'Oedipe continue, plus ou moins intensément, à marquer notre psychisme. Ainsi Freud explique-t-il l'homosexualité (théorie très controversée- l'attachement au père ou à la mère est si intense que tout affect vers une personne de même sexe que lui ou elle s'en trouve interdit) ou le choix amoureux (nous sommes inconsciemment attirés par des hommes ou des femmes qui présentent des traits analogues à ceux de notre père ou de notre mère.)
En fait selon Freud, pas plus que l'Oedipe de l'antiquité grecque, nous ne serions libres de décider de nos choix: nous croyons être libre car nous sommes conscients de ces choix, mais nous n'en connaissons pas la raison..."
---------------------------------------------------------------
Hans
" Merci pour ce billet sur Freud. C'est un sujet grave et vous le traîter avec légèreté. Vous avez manifestement beaucoup de plaisir à écrire votre blog. Je me permets un bref ajout sur Freud.
En effet, je suis un peu surpris que vous ne parliez pas du Complexe d'Oedipe. Surpris parce que Freud a emprunté "l'image" d'Oepide dans la mythologie grecque (et c'est un thème de votre blog) et aussi parce que c'est un élément central dans l'oeuvre de Freud.
Je rappelle que Freud a appellé "Complexe d'Oedipe", l'ensemble relié des deux désirs contradictoires (libido pour la mère et pulsion de mort pour le père chez le petit garçon, libido pour le père, pulsion de mort pour la mère chez la petite-fille), qui se met en place vers l'âge de 5 ans chez l'enfant.
Le cadavre d'Oedipe bouge encore
Normalement, le "Complexe d'Oedipe" est "détruit": en grandissant, l'enfant doit renoncer à ses premiers désirs. Pourtant, le complexe d'Oedipe continue, plus ou moins intensément, à marquer notre psychisme. Ainsi Freud explique-t-il l'homosexualité (théorie très controversée- l'attachement au père ou à la mère est si intense que tout affect vers une personne de même sexe que lui ou elle s'en trouve interdit) ou le choix amoureux (nous sommes inconsciemment attirés par des hommes ou des femmes qui présentent des traits analogues à ceux de notre père ou de notre mère.)
En fait selon Freud, pas plus que l'Oedipe de l'antiquité grecque, nous ne serions libres de décider de nos choix: nous croyons être libre car nous sommes conscients de ces choix, mais nous n'en connaissons pas la raison..."
---------------------------------------------------------------
Hans
samedi, juin 03, 2006
La vie et Freud
La beauté de la chose quand on est simple (dans le sens noble du mot, je l'espère) d'esprit est de ne pas voir la vie avec complexité. En fait, je pourrais résumer ma conception de la vie en deux volets:
1) Une compréhension de l'individu qui est freudienne
2) Et celle de l'art et de la collectivité qui est grecque.
Je pourrais arrêter là mon blogue puisque tout est dit mais comme j'aime écrire...
Ayant pas mal parlé du monde grec, je me permets d'expliciter mon rapport à Freud qui est assez fécond. Quelques lectures plutôt intenses, des cours de psycho qui m'ont passionnés, me permettent de me qualifier de freudien même si je suis d'accord avec les critiques modernes qui reprochent à Freud de s'être cantonné à l'inconscient individuel, oubliant un peu trop le collectif, et accordant de ce fait peut-être trop d'importance à la sexualité.
Mais svp ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain...
Un petit rappel sur la vie de Freud
Freud naît le 6 mai 1856 à Freiberg en Moravie. Ses parents s'installent à Vienne où il résidera jusqu'en 1938, avant d'émigrer à Londres. Il fait de brillantes études médicales et biologiques mais doit renoncer à la carrière universitaire en raison de ses revenus modestes et de son origine juive. Il ouvre un cabinet médical et s'intéresse de plus en plus aux troubles psychiques. Il découvre l'hypnose avec Charcot à Paris. A partir de 1895, il élabore la théorie psychanalytique en travaillant sur les rêves et l'importance de la sexualité dans la formation des névroses.
Ses théories
C'est en psychanalysant des malades adultes que Freud a découvert des événements traumatisants ou des difficultés relationnelles lors des premières années de la vie. Selon Freud, toute la genèse de la personnalité s'explique en fonction du développement de la pulsion sexuelle, ou libido. Il fit scandale en son temps lorsqu'il parla de "sexualité infantile" et décrivit les stades libidinaux : le stade oral (de la naissance à 12-18 mois), le stade anal (de 18 mois à 4 ans), le stade phallique (génital) et le complexe d'Œdipe (de 4 à 6 ou 7 ans).
Le terme de "sexualité infantile" utilisé par Freud n'a pas été toujours compris par le grand public qui le résume trop souvent à la "sexualité génitale". En réalité, pour Freud, la sexualité infantile n'est pas la réalisation directe d'une activité sexuelle comme l'entendent les adultes. Il s'agit plutôt de la recherche du "plaisir". Tout individu, quel que soit son âge, est à la recherche du plaisir et cherche à satisfaire ce besoin en utilisant son environnement. Freud définissait la sexualité infantile par "tout ce qui concerne les activités de la première enfance en quête de jouissance locale, cad de plaisirs".
Ce que j'en retiens ou comment faire de la psycho-pop...
En fait, cher ami lecteur de ce blogue; où je rejoins Freud est dans ce rapport au plaisir et à l'enfance. Rajoutons donc un jalon à la littérature "psycho-pop" en y allant des théories de l'Ancien et du moderne, se basant sur les grands principes de la littérature freudienne:
- En général, si un individu a eu (dans son enfance) une relation saine et sereine (donc de plaisirs!) avec le parent du même sexe, il aura une relation avec soi plus facile.
- De la même façon, si un individu a eu (dans son enfance) une relation saine et sereine (donc de plaisirs!) avec le parent de l'autre sexe, il aura une relation avec les individus de l'autre sexe plus facile.
Une fois cela compris et intégré, chacun doit y aller de son propre cheminement. Bien-sûr en n'oubliant pas la prémisse freudienne c.a.d. qu'il s'agit d'un rapport complexe avec l'inconscient! Et en n'oubliant pas non plus la fameuse maxime de Yogi Berra (célèbre receveur des Yankees de NY) : "Y'en aura pas de facile!"
Mais au-delà de ma vision toute personnelle, il m'apparaît important de faire le postulat suivant: L'enseignement freudien se veut aussi un emblème de la modernité.
La découverte de la signification de l'inconscient a ébranlé la croyance en la toute-puissance de la raison et a détruit à jamais l'illusion de l'unité de l'individu. Ce faisant, la psychanalyse a perturbé "le sommeil du monde"...
1) Une compréhension de l'individu qui est freudienne
2) Et celle de l'art et de la collectivité qui est grecque.
Je pourrais arrêter là mon blogue puisque tout est dit mais comme j'aime écrire...
Ayant pas mal parlé du monde grec, je me permets d'expliciter mon rapport à Freud qui est assez fécond. Quelques lectures plutôt intenses, des cours de psycho qui m'ont passionnés, me permettent de me qualifier de freudien même si je suis d'accord avec les critiques modernes qui reprochent à Freud de s'être cantonné à l'inconscient individuel, oubliant un peu trop le collectif, et accordant de ce fait peut-être trop d'importance à la sexualité.
Mais svp ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain...
Un petit rappel sur la vie de Freud
Freud naît le 6 mai 1856 à Freiberg en Moravie. Ses parents s'installent à Vienne où il résidera jusqu'en 1938, avant d'émigrer à Londres. Il fait de brillantes études médicales et biologiques mais doit renoncer à la carrière universitaire en raison de ses revenus modestes et de son origine juive. Il ouvre un cabinet médical et s'intéresse de plus en plus aux troubles psychiques. Il découvre l'hypnose avec Charcot à Paris. A partir de 1895, il élabore la théorie psychanalytique en travaillant sur les rêves et l'importance de la sexualité dans la formation des névroses.
Ses théories
C'est en psychanalysant des malades adultes que Freud a découvert des événements traumatisants ou des difficultés relationnelles lors des premières années de la vie. Selon Freud, toute la genèse de la personnalité s'explique en fonction du développement de la pulsion sexuelle, ou libido. Il fit scandale en son temps lorsqu'il parla de "sexualité infantile" et décrivit les stades libidinaux : le stade oral (de la naissance à 12-18 mois), le stade anal (de 18 mois à 4 ans), le stade phallique (génital) et le complexe d'Œdipe (de 4 à 6 ou 7 ans).
Le terme de "sexualité infantile" utilisé par Freud n'a pas été toujours compris par le grand public qui le résume trop souvent à la "sexualité génitale". En réalité, pour Freud, la sexualité infantile n'est pas la réalisation directe d'une activité sexuelle comme l'entendent les adultes. Il s'agit plutôt de la recherche du "plaisir". Tout individu, quel que soit son âge, est à la recherche du plaisir et cherche à satisfaire ce besoin en utilisant son environnement. Freud définissait la sexualité infantile par "tout ce qui concerne les activités de la première enfance en quête de jouissance locale, cad de plaisirs".
Ce que j'en retiens ou comment faire de la psycho-pop...
En fait, cher ami lecteur de ce blogue; où je rejoins Freud est dans ce rapport au plaisir et à l'enfance. Rajoutons donc un jalon à la littérature "psycho-pop" en y allant des théories de l'Ancien et du moderne, se basant sur les grands principes de la littérature freudienne:
- En général, si un individu a eu (dans son enfance) une relation saine et sereine (donc de plaisirs!) avec le parent du même sexe, il aura une relation avec soi plus facile.
- De la même façon, si un individu a eu (dans son enfance) une relation saine et sereine (donc de plaisirs!) avec le parent de l'autre sexe, il aura une relation avec les individus de l'autre sexe plus facile.
Une fois cela compris et intégré, chacun doit y aller de son propre cheminement. Bien-sûr en n'oubliant pas la prémisse freudienne c.a.d. qu'il s'agit d'un rapport complexe avec l'inconscient! Et en n'oubliant pas non plus la fameuse maxime de Yogi Berra (célèbre receveur des Yankees de NY) : "Y'en aura pas de facile!"
Mais au-delà de ma vision toute personnelle, il m'apparaît important de faire le postulat suivant: L'enseignement freudien se veut aussi un emblème de la modernité.
La découverte de la signification de l'inconscient a ébranlé la croyance en la toute-puissance de la raison et a détruit à jamais l'illusion de l'unité de l'individu. Ce faisant, la psychanalyse a perturbé "le sommeil du monde"...
S'abonner à :
Messages (Atom)
