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samedi, janvier 06, 2007

5 choses que vous ne savez pas sur moi

Depuis un certain nombre de semaines, la blogosphère réagit à un jeu de Tag qui veut en effet que lorsque l’on est tagué, l’on doive dévoiler 5 choses non encore révélées sur nous, et taguer cinq autres blogueurs à notre tour.

Bon! C'est à mon tour d'être "tagué" par Philippe Martin. Voici donc mes 5 "révélations":

1) Je suis un grand fan de Louis de Funès que j'écoute en boucle les nuits d'insomnie, surtout la série sur les gendarmes;
2) Je suis un passionné de hockey, ayant été un joueur médiocre durant mon enfance, je transcende le tout en suivant maladivement le Club de hockey "Les Canadiens" de Montréal. En corollaire, j'écoute les lignes ouvertes de sports à la radio. Je suis un fan de Ron Fournier, animateur sportif à CKAC. Mon fantasme ultime est d'appeler un jour mais je n'ose pas;
3) Je suis un gambler, j'adore surtout le Black Jack et la Roulette;
4) Adolescent, je suivais partout le groupe folklorique québécois "Breton-Cyr";
5) J'aime danser sur la musique des années 80 surtout celle de Michael Jackson et des Jackson 5.

Et voilà, je passe maintenant la "puck" à des internautes français que j'estime: la Fille à la perle malheureusement peu présente sur son blogue récemment, les Toiles filantes, Catherine Kintzler, Martine Geronimi et Jean-Michel Salaün

samedi, novembre 25, 2006

Non, Maurice Richard n'est pas mort...

Je vous le dis, Maurice Richard n’est pas mort. À Montréal comme dans le reste du Canada, il est partout. Moi j'en entends parler depuis que je suis au berceau même s'il a accroché ses patins avant même ma naissance.

Celui qui ne fut d’abord qu’un joueur de hockey timide est aujourd’hui un mythe national. Quand on lit sur l'histoire du hockey ou même de Montréal, tous ont quelque chose à raconter sur lui. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ?

Le célèbre numéro 9 du Club de hockey Les Canadiens de Montréal a été l’objet de toutes sortes d’écrits : des textes savants, des biographies et des recueils de souvenirs, des romans et des livres pour la jeunesse, des poèmes et des pièces de théâtre. On a donné son nom à des lieux publics. On lui a consacré des chansons, des bandes dessinées, des sculptures, des peintures, des films et des émissions de radio et de télévision. Le numéro 9 a orné des vêtements, des jouets et des publicités de pain tranché....

Pour comprendre l’évolution des représentations de Maurice Richard (1921-2000) depuis le début de sa carrière, il fallait une histoire remise dans un contexte culturel et social.

Benoît Melançon vient de l'écrire. Il est professeur à l’Université de Montréal. Il a publié ou édité des livres sur la littérature française du XVIIIe siècle, la littérature québécoise, la politique culturelle canadienne, l’essai littéraire et la langue au Québec.



Benoît Melançon. Les yeux de Maurice Richard. Une histoire culturelle. Montréal, Fides, 2006, 279 p.
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« Maurice Richard :
Quand il lance, l'Amérique hurle.
Quand il compte, les sourds entendent.
Quand il est puni, les lignes téléphoniques sautent.
Quand il passe, les recrues rêvent.

C'est le vent qui patine.
C'est tout le Québec debout.
Qui fait peur et qui vit. »

Félix Leclerc

samedi, septembre 23, 2006

La culture contemporaine et le hockey...

Nicolas Langelier rapporte dans son blogue, un article de La Presse qui conclut que l’époque de notre vie durant laquelle on est vraiment en phase avec la culture contemporaine coïncide avec celle durant laquelle on aurait l’âge du meilleur joueur de hockey (sur glace) du moment...

Dans le cours d’une vie, il y a une fenêtre de temps très précise au cours de laquelle vous êtes vraiment en phase avec la culture de votre époque. Où vous avez d’elle une compréhension profonde, intime, innée, parce que c’est votre génération qui l’invente, la créée, la développe. Et il s’avère que cette fenêtre correspond grosso modo à l’âge du meilleur joueur de hockey du moment, plus ou moins six ans (c’est une formule très très scientifique semble-t-il). Exemple: l’an dernier, dans la LNH, c’est Joe Thornton qui a été nommé le joueur le plus utile. Joe Thornton est né en 1979. C’est donc dire que si vous êtes né entre 1973 et 1985, il y a de bonnes chances que vous soyez en phase avec l’esprit de 2006.

Donc avoir aujourd'hui entre 21 et 33 ans.

Bien sûr, vous n’êtes pas automatiquement dépassé dès que vous sortez de cette zone (disons pour être généreux que cette zone correspond à la période 20-35 ans de nos vies); vous avez encore de belles années devant vous, le doigt sur le pouls de votre époque. Mais il faut travailler fort pour ne pas que petit à petit, d’année en année, vous ne vous éloignez peu à peu de ce qui se dit et se fait dans votre société.

Il y a grand risque de lire un peu plus de classiques et un peu moins de nouveaux auteurs, vous soupirerez un peu plus en regardant la télévision et les gens dans la rue, ou alors ne pourrez qu’y jeter un regard quasi anthropologique, tel un Lévi-Strauss moderne.

C’est ce qui explique, par exemple, que des gens pourtant reconnus pour leur lucidité socioculturelle se retrouvent un jour à dire des choses nostalgiques à propos de comment tout s’en va chez le diable.

Le thème de ce blogue, L'Ancien et le moderne est directement lié à cette problématique. À savoir le combat personnel pour demeurer moderne tout en continuant de s'alimenter au classicisme. Lire Italo Calvino et écouter Malajube est-ce possible?

Paru dans La Presse, mardi 19 septembre 2006

lundi, juillet 10, 2006

Lire les sports avec L'Équipe...

Les revoilà, les jours magiques et les nuits sans sommeil, à veiller un France-Brésil comme un trésor, dans la fièvre du souvenir et l'espoir d'une conquête.

J'étais à Paris ; fin juin, début juillet 2006...en pleine frénésie de la Coupe du monde de Football. Je suis un grand fan de sports professionnels, surtout le hockey mais aussi le baseball, le football (américain) et de plus en plus le football (que l'on appelle malheureusement encore soccer en Amérique)...Enfin, presque tous les sports professionnels qui amènent chez un groupe ou chez un peuple le côté fédérateur de l'enthousiasme de la victoire de son club ou (dans le cas de la Coupe du monde) de son pays.

Étant montréalais, je suis habitué aux chroniqueurs de sports du Journal La Presse ou du Journal de Montréal...À Paris, j'ai suivi les performances de l'équipe de France à travers le Journal français (un quotidien) l'Équipe.

Quelle découverte! Quel choc! Quelle prose! Quelle écriture!

Et Raymond Domenech ouvrit les bras à Zinédine Zidane. Ses deux mains tournées vers le ciel, pudiquement acceptées par celle de son capitaine.

Un peu de poésie, une écriture littéraire même quand on parle de sports, un effort senti dans l'écriture, un peu de talent quoi! Après le Journal l'Équipe et ses phrases pleines de métaphores; comment revenir aux journalistes de La Presse? Dites-moi!

Le Journal L'Équipe -- Édition du 02 Juillet 2006


Ribéry l'a prouvé en égalisant juste avant la mi-temps. Il ne fut plus alors qu'un cri, tel un nouveau-né découvrant son nouveau monde. Cette naissance provoqua une renaissance, celle d'un sentiment collectif, dans une course folle terminée dans les bras de Diarra et Givet. Agressé par la démonstration de cette amitié, le banc des remplaçants explosa, jouant enfin son rôle de soutien commun à toutes les grandes équipes.

Quand on a connu le sommet, le retour à la réalité sportive montréalaise devient consternant par moment...mais le Journal L'Équipe a maintenant un lecteur assidu de plus à Montréal!

NB Vous l'aurez devinez, les textes en gras sont des citations du Journal L'Équipe (des éditions de la fin juin et début juillet 2006)