samedi, mars 26, 2005

Alors...Qu'est-ce qu'un vrai gars?

Un vrai gars?

Le thème (à venir) de la Revue Urbania (voir mon post du 15 mars) m'a rappelé une question que m'a posé fiston sans avertissement il y a bien trois ans. En effet, lors d'un souper à la maison, fiston (il devait avoir 11 ou 12 ans) me regarda et demanda: "Papa, c'est quoi un vrai gars?"

Il faisait sans doute référence à l'expression populaire qu'il avait du entendre ici et là. Question et réponse difficiles In-deed!! Effectivement c'est une expression que l'on entend mais qui est mal aisée de définir. Après une brève réflexion, ma réponse s'éloigna des champs verdoyants de la société québécoise qui a défini l'Homme de chez nous dans le rôle du gentil et du mou.

En fait, quand on est un occidental, blanc et mâle, peut-on faire autrement que d'être une gentille guimauve si on veut être bien accepté?

OUI!

Ma réponse à fiston était teintée de cette opinion et voulait aussi montrer le chemin d'un absolu à atteindre.

Donc, cela étant écrit, pour tendre vers l'idéal du vrai gars occidental; un vrai gars serait selon ma modeste définition:

- Un homme qui aime les femmes (c'est un hétéro bien sûr)mais dans le respect;
- Un homme avec une certaine force intérieure;
- Cet homme est un "gentleman", au-dessus de la mêlée pour rendre service à ceux que la destinée a mis sur son chemin;
- Cet homme a une ou plusieurs causes (ou passions)qui transcendent le quotidien;
- Le "vrai gars" gère ces émotions adéquatement selon les situations.

Évidemment, je lui ai expliqué cela longuement avec les mots de tous les jours et en remettant le tout dans son contexte.

Je n'irai pas aussi loin que l'américain (et évangéliste!) John Eldredge qui dans son dernier livre "Wild at Heart" appelle l'homme (hétéro.) a se redéfinir comme un héros et de vivre une vie aventureuse au service d'une cause (juste bien sûr) pour retrouver l'âme masculine. La vraie nature de l'homme devrait être, selon cet auteur religieux, dans l'action pour défendre les siens. Non, il me semble que le "vrai gars" peut exister sans cette notion d'aventure et de danger..En ce sens, Eldredge va trop loin et, en plus, avec un angle religieux dangereux.

Ce qui m'apparaît clair, c'est que l'homme retrouvera sa voix dans une certaine forme d'élévation et non pas dans cette tendance au rabaissement que l'on observe trop souvent au Québec dans certains téléromans et publicités.

C'est sûr que ce n'est pas simple, et moi le premier je n'y arrive pas..mais il faut bien tendre vers un idéal bon Dieu!

Alors les vrais gars!!Sommes-nous capables de nous élever par l'exemple!!

mardi, mars 15, 2005

Le "vrai gars" de la revue Urbania

Une de mes revues favorites est la très montréalaise Urbania qui paraît depuis près de deux ans. C'est un peu dans le même esprit qu'une autre revue que j'aime beaucoup, la contre-partie anglo-montréalaise je dirais, c.a.d. le magazine Maisonneuve (quoique Maisonneuve est plus politique).


La façon qu'Urbania exploite les thématiques est très éclatée, drôle et toujours étonnante. Le dernier numéro sur le "style" est hilarant.

Urbania est à la préparation d'un numéro sur un sujet qui m'interpellent (et qui doit interpeller tout le monde)...soit "le vrai gars".

Comme on m'a déjà traité de vrai gars (et encore tout récemment) tant de façon positive que négative..je suis cette démarche de près..

Donc, c'est quoi un vrai gars? Voilà le genre de question qu'Urbania se pose dans sa prochaine édition, consacrée aux gars.

Pour préparer ce numéro, Urbania invite les gars et les filles à émettre votre opinion au sujet du mâle québécois,

Vous êtes invités à participer à un sondage hautement révélateur sur http://www.urbania.ca.

En dix questions, les filles pourront déterminer leur gars idéal tandis que les gars découvriront leur vraie nature.

Moi, je finirai bien par écrire mon opinion là-dessus sur ce blogue...

Alors, c'est quoi un vrai gars?

lundi, mars 14, 2005

Art contemporain: Louise Robert

Je commence une série de posts sur mes artistes favoris d'arts visuels. La première est Louise Robert. J'ai "connu" Louise Robert grâce à CollectArt (un collectif d'achat d'art contemporain dont je suis membre).

Louise Robert est née à Montréal le 13 décembre 1941. Depuis 1975, cette artiste peintre a fait une vingtaine d'expositions personnelles dont trois à l'étranger, au Centre culturel canadien à Paris, à Bruxelles et à la Quebec House Gallery à New York et participé à un très grand nombre d'expositions collectives, à Montréal principalement. Une rétrospective organisée par Gilles Daigneault lui était consacrée au Musée d’art de Joliette en 2003.

Louise Robert peint des mots, du bleu, du gris, de l’or, des brumes et des bords de mer, des tendresses avec ses mains. Elle parle du temps qui passe et de tableaux qu’il faut aussi «parfois voir avec la nuque» comme l’a souligné récemment Johanne Lamoureux dans un texte publié à l’occasion de sa première exposition personnelle à la galerie Simon Blais.

En près de trente ans de pratique artistique, sa méthode de travail, qui prend parfois le visage d’une science de l’art, a peu changé. D’une part, elle note avec attention des bouts de phrases, des idées encore diffuses, des flashs, bref, elle rassemble pêle-mêle tout le matériel relevant du scripturaire : « Au bout des mots, j’aimerais vous connaître/dis-je, au bout du chemin/le désir, dans ton ciel des couches de bleu pétrole. Dis-tu. » D’autre part, elle se prescrit des manières de peindre, se dicte une marche à suivre codifiée et, autant que faire se peut, elle essaie de respecter les lignes de conduite qu’elle se trace : utiliser un peu de turquoise à proximité de ce mot; diviser l’espace en deux pour signifier la séparation; s’astreindre encore et toujours à ne peindre qu’avec les mains, ne fixer les vocables qu’en écrivant de la main gauche, en la laissant trembler de toute sa maladresse. Ne reste plus qu’à laisser interagir ces règles, à donner libre cours aux associations.

La photo (titre: No 762)qui suit de l'oeuvre de Louise Robert est dans mon salon. Elle y a inscrit, directement sur la toile, les mots suivants: "Au dessus des peupliers...Une douce lumière jaune"



2003

dimanche, mars 13, 2005

Il y a cent ans...

Il y a cent ans, le 14 mars 1905, naissait à Paris le penseur, intellectuel et philosophe français Raymond Aron. Condisciple de Jean-Paul Sartre à l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (Paris), il s'est opposé à ce dernier en développant une théorie critique du marxisme inspirée de Tocqueville. Les querelles intellectuelles Aron-Sartre ont fait les beaux jours du café de Flore, un établissement à la mode du quartier de Saint-Germain-des-Prés

Il est mort à Paris le 17 octobre 1983.

On dit maintenant du fameux duo Aron-Sartre que Jean-Pierre Sartre avait la célébrité et que Raymond Aron avait..raison.

lundi, mars 07, 2005

C'est pas à Montréal que l'on verrait cela....

Jack Lang (ancien Ministre français) récite les vers d'Homère

Surprise le 6 mars 2005 à la lecture marathon de l'Iliade que la compagnie Démodocos présente trois jours durant à la Sorbonne ; Jack Lang venu en auditeur s'est improvisé poète rejoignant l'estrade pour réciter quelques vers de l'Iliade dans la toute nouvelle traduction de Philippe Brunet. Une traduction qui en attendant sa publication prochainement aux éditions Gallimard, se donne jusqu'à encore ce soir, en lecture publique dans le cadre du Printemps des Poètes.

Il était 11 heures dimanche matin quand on annonce le passage de Jack Lang salle Louis Liard à la Sorbonne où les comédiens de Dimodocos entamaient la deuxième journée de lecture intégrale de l'Iliade. A l'invitation du directeur de la troupe et traducteur du texte d'Homère, Philippe Brunet, l'ancien ministre de la Culture n'hésite pas un instant, il chausse ses lunettes et monte dans l'estrade partager la lecture une demi-heure avec les aèdes de Démodocos.


Suivait un autre moment intense de ce marathon poétique, la lecture en Grec ancien par le quartet formé des amis grecs de Démodocos, certains venus spécialement d'Athènes. L'écrivain Babis Plaïtakis, la journaliste Rea Katsanevaki et les enseignants Tassos Koutsoukos (vice-président de Demodokos) et Athanassios Evanghelou (iNFO-GRECE) étaient rejoints par Emmanuel Lascoux et Philippe Brunet qui allaient, eux, composer dans la prononciation reconstituée du Grec ancien.

Des lectures joyeuses, festives, que les comédiens de Dimodocos, une troupe spécialisée dans la présentations de textes grecs anciens, prenaient plaisir à improviser à plusieurs voix et à partager la scène avec des nombreux invités amants des Lettres grecques tels Paul Demont, de l'UFR de Lettres, Université de la Sorbonne Paris IV, Annie Bastide du Festival de Vaison la Romaine, Armando Uribe et Elisabeth de Balanda (Ars Latina), l'éditrice Diane de Selliers, ou encore André Markowicz, le traducteur en français de l'ouvre de Dostoïevski.

La lecture se poursuit jusqu'au 7 mars et se terminera avec la Mort d'Hector, Les funérailles de Patrocle et la rançon d'Hector. Le cœur de la classe de 5e du collège Montaigne dirigé par Anne et Claire Lafond, ouvrira chaque chant. Le conteur Bruno de la Salle lira enfin les derniers vers de cette nouvelle traduction de l'Iliade par Philippe Brunet, aboutissement de 20 ans de travail !
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Ah mon Dieu, que Montréal est loin de Paris!!

El Greco à Madrid

Le Musée du Prado (à Madrid) est le grand musée national espagnol et à ce titre un peu décevant…en comparaison de ce que l’on trouve à Paris, Rome, Berlin, Vienne et Athènes. Ce musée ne me semble pas avoir les moyens de ses ambitions et peu représentatif à part bien sûr la peinture espagnole. D’ailleurs la collection du musée est centrée sur les 3 vedettes de l’histoire de l’art espagnol (non contemporain) : Goya, Vélasquez et El Greco. Je devrai dire Goya et Vélasquez puisqu’El Greco me semblait un peu en retrait lors de ma visite du mois de janvier dernier.

J’ai l’impression qu’El Greco est moins populaire aujourd’hui parce que sa peinture est essentiellement religieuse contrairement à Vélasquez par exemple (j’adore mon blogue, il me permet d’affirmer plein de théories avec l’aplomb du spécialiste!)

El Greco ne m’était pas complètement inconnu. Probablement un vieux fond de culture général occidental, le nom me disait quelques choses, je savais que c’était un peintre mais a part de ça…En fait, ma rencontre avec El Greco m’a beaucoup émue.

El Greco (1541-1614) était un artiste grec dont le style chargé d’émotion exprime la passion de l’Espagne de la Contre-Réforme.

L’intensité obsédante des peintures d’El Greco est due à l’élongation exagérée des figures et aux puissants contrastes de couleur et de lumière.

Né en Crète, Domenikos Theotokopoulos reçut le nom d’El Greco—le Grec—en Italie et en Espagne. Après avoir travaillé comme peintre d’icônes, il quitta la Crète en 1568 pour étudier la peinture occidentale à Venise. Là il subit l’influence des artistes vénitiens Titien et Tintoret, dont il adopta les couleurs riches et la technique libre et spontanée. Deux ans plus tard environ, il partit pour Rome où des artistes tels que Michel-Ange venaient d’élaborer un style nouveau, maniériste, qui substituait à la représentation réaliste du monde physique une vision plus subjective, fondée non pas sur l’observation de la nature, mais sur le monde de l’esprit. Dans les oeuvres maniéristes l’espace était ressérré, les couleurs bizarres, et les figures aux corps allongés étaient groupées en des poses complexes.

N’ayant pas réussi à s’attirer des commandes importantes en Italie, El Greco se rendit en Espagne. En 1577, il était à Tolède où il resta jusqu’à la fin de sa vie et où il peignit ses oeuvres les plus importantes. Dans l’isolement relatif de l’Espagne de l’époque il continua à explorer et à développer les possibilités du maniérisme alors qu’en Italie ses contemporains revenaient à des styles plus naturalistes.

C’est ce cheminement particulier qui a fait le style El Greco.

J’ai été émerveillé entre autres par " la Sainte Trinité " (1577) que j’ai ajouté à la suite. Est-ce cela aussi le bonheur, l’émerveillement d’une rencontre lumineuse avec un artiste d’un autre temps?



Pour les curieux, voici un texte expliquant la Sainte Trinité du point de vue de l’église catholique:

La façon la plus simple d'expliquer la Trinité est de considérer qu'elle s'est développée à partir d'une question fondamentale : Qui est Jésus Christ? Juste un homme… Plus qu'un homme, moins qu'un dieu… Dieu lui-même…? C'est cette dernière réponse qui a prévalu, mais elle a pris beaucoup de temps à se formuler. Et à partir du moment où l'on conçoit que Jésus est Dieu, alors comment penser sa relation au Père? Comment interpréter l'expérience de foi toujours renouvelée des communautés chrétiennes et la fulgurante expansion de cette expérience aux premiers siècles de notre ère, sinon que l'Esprit de Jésus était toujours vivant et que, même s'il est vrai que pendant sa vie terrestre, il n'a jamais fondé de religion, il conduisait ce qu'on appellera l'Église. La Trinité est donc la relation d'amour qui subsiste entre le Père, le Fils et l'Esprit. Comme cet Esprit est celui de Jésus Christ, c'est Lui qui nous fait entrer dans cet espace de communion des trois personnes divines.

lundi, février 28, 2005

Blandine est partie...

Ma tante Blandine est morte à 94 ans la nuit dernière dans la douleur semble-t-il. Les derniers mois ont été difficiles. Mais elle voyait encore le côté positif des choses même à l'heure où le bout de la ligne est devant nous...

La soeur de ma grand-mère maternelle étaient la dernière représentante de la génération des parents de mes parents. Une femme d'une intelligence vive qui avait vécue les plus belles années de sa vie après la mort de son mari en 1976. Une période étincelante commença au crépuscule de sa vie: des voyages, des rencontres ensoleillées, la liberté, les autres avant tout... comme pour oublier la grande misère de son enfance.

Elle n'avait pas d'enfants et donnaient beaucoup d'affections et d'attentions aux petits-enfants de sa soeur Blanche...

Pars en paix, Blandine!
Là où tu le mérites bien.

Au paradis promis, tes soeurs et frères vont t’accueillir à bras ouverts et enfin pouvoir jaser avec toi. J'imagine que tous les tiens, en esprits, t’attendent.

Sors d’ici, en cendres légères, Blandine

Là-haut, qui sait ?, tu auras tout le monde autour de toi qui iront te visiter. Avec des souvenirs de voyage, que tu pourras partager. Tu te baladeras au travers des étoiles en nous attendant, nous tous en bas.

Un jour, tous réunis, on ira allumer des feux célestes et, avec toi, on ira pêcher des poissons exotiques comme ceux de la mer caraïbe où tu n’es jamais allé.

En attendant, j'irai te porter de temps en temps des marguerites blanches à St-Cléophas. Je t'accompagnerai quelques minutes et nous nous laisserons bercer par la nostalgie du temps jadis.

Repose-toi bien en esprit, ma chère Blandine, tu en as assez fait. Paix à tes cendres.

Ton petit

vendredi, février 18, 2005

L'art contemporain...enfin!

Enfin j'y arrive...cela m'a pris un peu de temps attiré de par trop par les choses anciennes et qui n'ont plus cours...

Pour ce premier post sur le sujet dans mon blogue, commençons par une définition de l'art contemporain:

Bon. Pas simple. L'adjectif contemporain est lui-même ambigu: il désigne à la fois une période dans l'histoire, grosso modo le 20e siècle et un type d'art particulier, l'art abstrait, dont on présume qu'il caractérise notre époque comme l'impressionnisme a caractérisé la fin du 19e. Dès lors de deux choses l'une: ou bien l'on croit que l'art est un phénomène essentiellement historique et alors on utilise le style du temps comme critère pour juger de la valeur des oeuvres de l'époque en cause. C'est ce qu'ont fait au vingtième siècle la critique officielle aussi bien que les musées, les fondations et les organismes subventionnaires gouvernementaux.

Ou bien l'on croit que l'art transcende les époques, qu'il existe, comme le pensait Pascal, «un modèle (universel) d'agrément et de beauté,» et alors l'exclusion pour cause de non conformité à l'esprit du temps apparaît comme une forme de terreur, illusion totalitaire consistant à prétexter d'un prétendu sens de l'histoire pour exclure de l'histoire diverses catégories d'individus et d'oeuvres.

L'art contemporain fait exception à toutes les lois, à commencer par celle du ridicule. Le ridicule n'y tue pas, il ennoblit. En dépit du succès de la pièce théâtrale de Yasmina Réza, Art, les tableaux monochromes continuent de trouver preneurs. Cette pièce met en scène trois amis, dont l'un vient d'acheter, pour 200,000 francs, somme considérable pour lui, un tableau blanc. L'un de ses amis est consterné et si l'autre ne l'est pas c'est parce qu'il est incapable de prendre position. La pièce commence ainsi:

"Mon ami Serge a acheté un tableau. C'est une toile d'environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux. "

Dans une anthologie de la critique d'art au XXe siècle on trouverait une multitude de passages semblables, où les dimensions du tableau en sont la dimension principale. Au cours de l'été 1991, le Musée d'art contemporain de Montréal exposa les oeuvres d'un artiste canadien réputé du nom de Ron Martin. Voici comment, dans un article intitulé Être abstrait aujourd'hui, le non moins réputé critique d'art du Devoir, monsieur Jean Dumont a justifié le choix des tableaux tout rouges:

"Dans les grands monochromes rouges, par exemple, la hauteur et la largeur des châssis sont très exactement fixés pour correspondre à l'envergure physique du peintre. Les peintures sont de plus exécutées en un temps déterminé à l'avance. Autrement dit, les conditions physiques de l'exécution sont arrêtées avant l'exécution elle-même, permettant ainsi à l'artiste de laisser dans le cours de celle-ci, totale liberté à son désir d'expression. Le contenu de cette expression nous échappe bien sûr, mais non son cadre physique, auquel nous identifions notre propre corps."

Tout cela me rappelle une oeuvre acheté par le collectif CollectArt, que je préside, celui de l'artiste Stéphane LaRue...un monochrome blanc...

Au Québec et ailleurs, de nombreux représentants de l'académisme d'avant-garde ignoraient et ignorent toujours les techniques les plus élémentaires de la peinture. Leurs croûtes durent donc ce que durent celles du pain. Vingt ou trente ans après leur production, il faut les restaurer à grands frais.

Mais, je tiens à préciser que je demeure un fan d'art contemporain et ce qui me touche aujourd'hui en art actuel est presque toujours abstrait (même si ej constate quelques abus...), mais dans l'abstrait... je recherche toujours une certaine forme d'harmonie, de symétrie et de beauté "classique".

Le XXe siècle aura été marqué par la querelle des abstraits et des figuratifs. Cette querelle n'est pas terminée. Elle se distingue de la querelle des siècle précédents (voir mon tout premier blogue du 5 déc.), celle des anciens et des modernes, en ce qu'elle oppose deux conceptions irréconciliables de l'art, l'une qui le réduit à l'expression d'une conscience historique excluant dans certains cas jusqu'au souci de la beauté, l'autre qui reste fidèle à la recherche de la beauté sans toujours être inscrite dans l'air du temps. Dans la querelle des anciens et des modernes, le désaccord ne portait que sur les modalités d'accès à un même idéal de beauté.

Victor Hugo, l'un des principaux protagonistes dans cette querelle ne croyait pas au progrès dans l'art. «Un chef-d'oeuvre existe une fois pour toutes. Le premier poète qui arrive, arrive au sommet. Vous monterez après lui, aussi haut, pas plus haut. Ah! tu t'appelles Dante, soit; mais celui-ci s'appelle Homère. Le progrès, but sans cesse déplacé, étape toujours renouvelée, a des changements d'horizon. L'idéal, point.»

Et qui me lit connais mon attachement à Victor Hugo!

Source: plusieurs sur le Net

dimanche, janvier 30, 2005

Les comédies musicales de Londres

J'ai été frappé durant mon séjour à Londres de la place prédominante des comédies musicales. Une quinzaine d'oeuvres sont publicisées partout au centre-ville (autobus, journaux, panneaux, etc). On ne peut pas les manquer. Moi, j'en ai vu trois en trois jours: Chicago, Les Misérables et le Fantôme de l'Opéra. Un sprint pour mieux comprendre le phénomène (selon certains, on verra de plus en plus de comédies musicales à Montréal) et par curiosité.

J'ai passé deux belles soirées sur trois (je n'ai pas aimé le Fantôme) mais sans grand coup de coeur (sauf pour la fin des "Misérables" mais cela est dû principalement à Victor Hugo).

jeudi, janvier 27, 2005

Mon passage remarqué au British Museum...

Hier (mercredi le 26 janv. 2005) mon programme de ma dernière journée à Londres consistait en deux visites de musées: le "British Museum" et le "Tate Modern". Ambition démesurée puisque j'ai passé finalement toute la journée au British...

6 heures à faire un tour rapide de l'ensemble du musée et à me concentrer sur la section "antiquité greco-romaine".

Un mot (avant d'aller plus loin) sur l'entrée principale qui est couverte depuis les rénovations de 2000 d'une immense verrière. Bien, lumineux mais moins impressionnant que la pyramide du Louvres. La "Reading Room" est toutefois magnifique. Louis, à rajouter à notre liste des belles bibliothèques publiques...

Revenons maintenant à l'objet de ma visite soit la section "greco-romaine". J'ai retenu 3 éléments:

1) Les sculptures du Parthenon d'Athènes ***

Les très contreversées "marbres d'Elgin" sont magnifiques. J'ai eu droit a une visite commentée de plus d'une heure pour mieux comprendre la virtuosité des sculpteurs grecs (sous la direction du grand Philias) qui ont façonné la frise, les frontons et les métopes.

La frise est particulièrement spectaculaire. Dans un marbre d'une épaisseur de moins d'un pied, ils ont réussi à décrire les détails de quatres cheveaux et cavaliers de large (entre autres).

2) Les vestiges du Mausolée d'Halicarnasse et du temple d'Artémis d'Ephèse.

Dois-je rappeller (je crois que oui...) qu'il s'agit de deux des sept merveilles du monde tel que determinées par les géographes de la suite d'Alexandre Le Grand.

Un peu, pas mal moins bien préservés mais très évocateurs.

3) La superbe collection de pièces de l'Italie grecque (8e s. au 2e s. av J.-C.). Pas beaucoup de monde au musée à cette fin de janvier, pas un chat dans cette section. Seul avec ces vases fantastiques, je suis bien resté seul (par ex.) au moins 10 min. devant un vase de Syracuse illustrant le premier travail d'Hercule: sa bataille avec le lion de Némée.

Ainsi s'achève pas mal mon périple "grec"...après des "learning" en Italie et en Grèce ainsi que des visites des plus belles collections greco-romaine au monde (Le Louvres, le Pergamon Museum de Berlin, le Vatican et maintenant le British Museum)...je pense (!!) que je suis rassasié...

Toutefois ma visite s'est terminé d'une façon innatendue...

Quand je suis allé en fin de journée vers la sortie principale "Great Russell Street", la porte était fermé. En fait, toutes les issues étaient fermées. Après 20 minutes d'attentes, on indiquait aux quelques centaines de personnes qui restaient que la Police arrivaient...On avait découvert la disparition d'un vase de Syracuse. Personne ne sait comment cela est possible...

L'édition d'aujourd'hui du Times (27 janv.2005, p.33) relate l'événement.

Un gardien m'indiqua que ce vase avait une valeur de plus de 20 000 Livres (50 000 can $)...

Je m'en allais fourbu mais heureux de ma visite au British Museum.

mercredi, janvier 26, 2005

Londres--Jour 2

Mardi, j'ai fait de très longues promenades au coeur de Londres. Température stable, beau et froid pour Londres...

Donc, visite autour du Trafalgar Sq., le Parlement et le Big Ben, une longue visite (plus d'une heure) de l'Abbeye de Westminster, le Piccadilly Circus , marche le long de la Tamise et finalement visite de la National Gallery (surtout pour les peintres anglais--on m'avait parlé de Turner et de Constable...je m'y suis attardé...ca fallait vraiment la peine.)

Bon...on ne sort par l'intervenant touristique facilement de moi...j'ai pris (mais pas uniquement!) des photos de plaques commemoratives, de panneaux de signalisation et du kiosque de billets moitié prix de Londres. J'y ai acheté un billet pour la comédie musicale "Les Miserables"...ce fût mon programme de la soiree...très touchant, la puissance évocatrice de Victor Hugo opère toujours..

Ah oui! J'adore mon nouvel appareil photo numérique!!

mardi, janvier 25, 2005

Voyage en Europe--Jour 1...

On a beau dire...les technologies, c'est pratique. A Dorval, j'ai pu émettre moi-même ma carte d'embarquement dans un espèce de guichet automatique et ainsi éviter 1 heure d'attente. Ce nouveau système d'Air Canada est vraiment bien. Par la suite, tout c'est déroulé comme un charme...l'avion est parti et est arrivé à l'heure, j'ai même dormi un peu. De l'aéroport Heathrow de Londres, l"Underground" m' a amené à deux pas de mon hôtel (sur Strand) en moins d'une heure.

J'y étais vers 10h00 du matin-heure de Londres-et il avait bien ma réservation faite par Expedia a un prix vraiment très bas. Wow! J'étais tout content de ma modeste chambre mais propre en plein coeur de Londres (près du Trafalgar Square et de la National Gallery).

Le soleil était au rendez-vous mais frais (un 5 degre humide mais à côté de Mtl...). J'ai pu me promener un peu. Première impression (et ici je compare a Paris que je connais bien et à quoi d'autres comparer?) : archictecture un peu pas mal bigarré, moins joli et homogène qu'à Paris. Même note du cote de la bouffe, rien à voir, assez poche ici! Le reste toutefois est charmant; les gens, les taxis, les autobus, le rythme...j'aime bien!

Malgré mes profondes résolutions, je n'ai pas résister à une sieste qui m'a hypothequé une partie de ma journée...j'ai fini le tout avec une comedie musicale "Chicago"...beaucoup mieux que la version francaise que j'avais vu il y a deux ans pendant le Festival de Jazz de Mtl.

samedi, janvier 22, 2005

L'égypte ancienne et le Musée du Caire...

Je quitte dans quelques heures pour Londres et Madrid mais je n'ai pas encore rien écrit sur mon mémorable voyage d'apprentissage de l'automne dernier en Égypte avec la firme française Clio. Mon itinéraire exact est au lien suivant Trésors d'Egypte en croisière.

Donc après le vol Paris-Louxor, merveilleuse croisière sur le Nil dans la première partie du voyage avec Louxor, Thèbes, Assouan, Abydos, Edfou, Philae, Abou Simbel (wow!) etc. Accompagné de notre égyptologue française, que de découvertes, conférences et contenus anciens... dans une chaleur souvent torride (nous avons connu un 51 degré celcius) malgré que le voyage ait eu lieu fin sept./déb octobre.

Le fait de faire un "learning" avec des Français m'a permis de découvrir aussi la riche histoire de l'égyptologie française (Jean-François Champollion, l'expédition de Napoléon, Auguste Mariette ,etc)...un 2e voyage dans le premier...

Vous savez que je peux maintenant lire la " cartouche" de plusieurs pharaons...je comprends mieux surtout le contexte historique de cette période fascinante ainsi que les luttes de pouvoir entre le clergé égyptien et les dynasties pharaoniques...

La 2e partie du voyage se concentra sur Le Caire et les pyramides bien-sûr (celle de Kheops-appellée la Grande pyramide-dont nous avons visité l'intérieure, Khephren, Mykerinos et un peu plus loin Saqqarah) ainsi que le Sphinx.

Mais quel choc que le Musée Égyptien du Caire...Un doux capharnaum

Le gouvernement égyptien mettra en place le Service des Antiquités égyptiennes en 1835, afin de mettre un terme au pillage des sites archéologiques et exposer les oeuvres qui appartenaient à l'État. Le musée créé à Boulaq, en 1858, sera dirigé par l'archéologue français Auguste Mariette. Son contenu sera transféré dans une annexe du palais d'Ismaïl Pacha, souverain d'Égypte, à Giza en 1880. Le musée, construit en 1900 dans le style néo-classique par l'architecte français Marcel Dourgnon, expose aujourd'hui plus de 140 000 objets .

Ses collections comprennent notamment :
- Les momies de certains pharaons de la XVIIIème à la XXème dynastie, découvertes à Thèbes. - La première série de momies, découvertes dans à Deir el-Bahari, comprenant celles de Seqenenre, d'Ahmosis Ier, d'Aménophis Ier, de Touthmôsis Ier, de Touthmôsis II, de Touthmôsis III, de Séthi Ier, de Ramsès II et de Ramsès III.
- La deuxième série, découverte dans la tombe d'Aménophis II, comprend les momies d'Aménophis II, de Touthmôsis IV, d'Aménophis III, de Meren Ptah, de Séthi II, de Siptah, de Ramsès IV, de Ramsès V, de Ramsès VI, de trois femmes et d'un enfant.
- Les objets provenant de la tombe de Toutankhamon, comptant plus de 3 500 pièces, dont 1 700 sont exposées dans le musée.
-Et bien d'autres

Il ya tellement d'objets présentés en vrac qu'une plaisanterie veut que des archéologues y entreprennent des fouilles...sans un bon guide, le Musée est d'un romantisme fou mais peu utile pour la compréhension de l'égypte ancienne...

J'ai adoré entre autre les portraits funéraires gréco-romains du Fayoum (http://portraits.fayoum.free.fr/). Magnifique et troublant!

J'ai hâte à l'expo du Musée des beaux-arts de Montréal Égypte éternelle.

dimanche, janvier 16, 2005

Bon, ça suffit!

Bon Pierre, ça suffit... :Dieu, Lamartine et les anciens...ton blogue s'intitule "L'ancien et le moderne" maudit!..tu as l'air d'un nostalgique d'un autre temps avec tes questions existentialistes...et je sais que tu es tenté d'écrire sur Socrate, Malraux, Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, ChateauBriand et quoi encore!

Toi qui a maintenant 1 ordi neuf à la maison et un protable au bureau, un Palm, un nouvel appareil photo numérique, deux blogues, 4 ou 5 adresses internet..c'est pas fort!!

J'ai l'appareillage moderne mais la pensée ancienne et littéraire. Je m'intéresse au patrimoine religieux, je suis attaché à mon employeur, je m'intéresse plus à l'humain qu'à l'environnement, j'aime lire les grands classiques...

Pour changer cela un peu, je vais plutôt relire les dernières parutions de l'infolettre hebdomadaire AskMen.com qui s'adresse aux jeunes hommes "mature" dans la trentaine (!) qui veulent savoir ce qui est hot, actuel, comprendre les filles, parler virilement, acheter un cadeau à la dernière minute, voyager dans des endroits qui susciteront l'envie, ect. La référence masculine en tout. En plus, c'est une inititiaitve de montréalais..

Je me promets des textes aussi sur l'art visuel et CollectArt...

Bon, c'est un début, je vous tiens au courant de mon virage...

D'un nouveau moderne...

http://www.askmen.com/