Je suis fasciné depuis des années par l'histoire ancienne (surtout) d'une zone que l'on appelle le Proche-Orient cad l'Égypte, Israël, la Syrie, la Jordanie et l'Iraq. L'Occident a toujours gardé mémoire, à travers la tradition biblique, de ses racines et surtout que l'histoire humaine, avec Adam suivi d'Abraham, avait dû commencé au Proche-Orient.
L'Europe chrétienne et humaniste de la Renaissance puis du XVIIe et XVIIIe s. a été la première et longtemps la seule à s'intéresser aux racines orientales de sa civilisation, en même temps qu'à l'Antiquité grecque et romaine C'est dans l'indifférence totale (et dans certains cas, dans l'hostilité) des populations de ses pays que des archéologues européens ont commencé (dès 1830) a y chercher les témoins des lointaines origines de notre propre civilisation. Les fouilles en Iraq surtout (l'ancienne Babylone) et en Égypte ont démontrées un fait majeur pour l'histoire de l'humanité: l'antiquité orientale a précédée et largement préparée l'antiquité classique (Grèce et Rome) et donc notre propre culture.
Les recherches passées ont fait ressortir de nombreux et multiples exemples. Il serait fastidieux de vous en faire une nomenclature ici. Mais un chiffre suivant parle par lui-même: on estime que 300 000 livres ont été écrits sur l'histoire de la Mésopotamie (Uruk, Sumer et Babylone), des hittites, des Assyriens, de la Phénicie, des pharaons et des peuples de la Bible au cours des 50 dernières années en français, anglais ou allemand seulement.
Mais le plus étonnant encore est de voir que l'intérêt ne s'estompent pas. Actuellement, environ 500 chantiers archéologiques sont dirigés par des européens ou des nord-américains dans les différents pays que l'on regroupent sous le vocable du Proche-Orient. Jamais depuis 150 ans n'avons-nous observé une telle activité archéologique dans ses pays malgré les soubresauts politiques (et les guerres) nombreux!
Alors pourquoi un tel intérêt et tant d'énergie des occidentaux pour de telles fouilles?
À cause de l'héritage bien-sûr et de la volonté de vouloir en savoir plus.
C'est par l'écriture (inventée par le s Phéniciens) que s'est développée au Proche-Orient une culture dont le monde occidental moderne est doublement l'héritier : à travers la tradition de la Bible, d'une part, et par la transmission au monde gréco-romain, d'autre part. L'Exil des Juifs et des divers pays du Levant vers Babylone, au 6e siècle avant notre ère, a tout de même un aspect positif : il a permis l'assimilation par les peuples de Terre Sainte de tout un passé intellectuel mésopotamien remontant au 3e millénaire.
Puis, à la suite de l'épopée d'Alexandre le Grand, l'Orient tout entier, de la Méditerranée à l'Inde, devint grec à la fin du 4e siècle av JC tout en conservant l'héritage de sa pensée qu'il légua aux intellectuels grecs. Les écrivains hébreux et grecs mais aussi les théologiens, philosophes, mathématiciens, ont ainsi conservé jusqu'à nos jours une tradition millénaire malgré la disparition complète des peuples qui lui avaient donné forme. De plus, au Proche-Orient, cette transmission du savoir antique s'est opérée à travers les écrits des savants arabes, turcs ou persans, qui se sont efforcés également de conserver les textes antiques, venus de Babylonie ou du monde grec.
Cette histoire de la transmission de la pensée et des idées à travers les siècles me fascinent.
Source: Plusieurs écrits de Pierre Amiet dont son "Que sais-je" sur L'Antiquité orientale
jeudi, octobre 26, 2006
lundi, octobre 16, 2006
Les rêves sexuels de la gauche...
La notion politique de gauche, par opposition à droite, est née en France au moment de la Révolution française (1789).
À l'Assemblée nationale, au moment des premières discussions constitutionnelles, les opposants au droit de veto royal se regroupaient à gauche du fauteuil du président d'assemblée, tandis que les partisans du pouvoir royal en formaient l'aile droite. En général, la gauche désigne maintenant les mouvements qualifiés de progressistes. La gauche comprend généralement la social-démocratie, le socialisme, le communisme ou l'anarchisme.
Les notions de gauche et droite allaient rapidement se répandre au cours des XIXe et XXe siècles en Europe, pour ensuite structurer la vie politique de la plupart des pays démocratiques de la planète.
Imaginez qu'une nouvelle étude scientifique californienne vient confirmer que l'orientation politique influence les rêves. Les gens de gauche rêvent davantage de situations fantaisistes, et ont plus de rêves sexuels avec des étrangers. Les femmes de gauche, en particulier, sont cinq fois plus susceptibles que les femmes de droite d'avoir des rêves lesbiens.
Les gens de droite rêvent peu et ont, semble-t-il, des rêves réalistes. La proportion de cauchemars est cependant semblable à gauche comme à droite.
Et moi qui est un gars de centre...
À l'Assemblée nationale, au moment des premières discussions constitutionnelles, les opposants au droit de veto royal se regroupaient à gauche du fauteuil du président d'assemblée, tandis que les partisans du pouvoir royal en formaient l'aile droite. En général, la gauche désigne maintenant les mouvements qualifiés de progressistes. La gauche comprend généralement la social-démocratie, le socialisme, le communisme ou l'anarchisme.
Les notions de gauche et droite allaient rapidement se répandre au cours des XIXe et XXe siècles en Europe, pour ensuite structurer la vie politique de la plupart des pays démocratiques de la planète.
Imaginez qu'une nouvelle étude scientifique californienne vient confirmer que l'orientation politique influence les rêves. Les gens de gauche rêvent davantage de situations fantaisistes, et ont plus de rêves sexuels avec des étrangers. Les femmes de gauche, en particulier, sont cinq fois plus susceptibles que les femmes de droite d'avoir des rêves lesbiens.
Les gens de droite rêvent peu et ont, semble-t-il, des rêves réalistes. La proportion de cauchemars est cependant semblable à gauche comme à droite.
Et moi qui est un gars de centre...
vendredi, octobre 13, 2006
Mes bars favoris de Montréal
Il y a quelques mois, j'écrivais un billet intitulé "Ode aux bars et à Michael Jackson" qui traitait du plaisir (modéré) que j'ai à côtoyer les bars de Montréal.
Voici un peu la suite logique de ce billet soit mon "palmarès" le plus à jour possible de mes bars favoris de Montréal. Ayant à oeuvrer un peu dans ce secteur, il me fait plaisir de vous offrir ma sélection personnelle. Cette liste se concentre sur les bars touchant une clientèle hétéro où les gens de 25 ans et plus s'y sentent bien et n’intègre donc pas des bars très courus par des clientèles 18-25 ans de Montréal comme le Jet Bar, le Blue Dog, les Foufounes électriques, etc …
Le palmarès de L'Ancien et le moderne
A) Catégorie 5 à 7 "rencontre":
1) Thursday’s (rue Crescent) Eh oui, le plus ancien bar rencontre de Montréal…
2) Newtown (rue Crescent)
3) Rest-bar Le Quartier (1001 Square Victoria) à côté du W
4) Barmacie Baldwin (115 Laurier O.) –Nouveauté sept. 2005. Branché
B) Catégorie 5 à 7 " réseautage Affaires"
1) Chez Alexandre (rue Peel)
2) Bar Le Plateau de l’hôtel W (Square Victoria)
3) Café Mélies Lounge. Branché et sophistiqué. 3530 Boul St-Laurent
4) Pub St-James (nouveautés août 2006). Clientèle d’affaires du multimédias. 380 St-Jacques O.
C) Catégorie 5 à 7 "cool"
1) Le Sofa (451 rue Rachel est)
2) Edgar Hypertaverne (rue Mt-Royal E—près de Fabre)
3) Chez Roger Boudoir (rue Beaubien Est)
4) Barraca, Rhumerie & Tapas (1134 Mt-Royal est)
5) Le Réservoir (9, rue Duluth) --Brasserie artisanale & Bistro
6) Le Plan B (327, av. Mont-Royal. E) –nouveautés 2005, même proprio que le Bily Kun, formule un peu plus lounge
D) Entre le 5 à 7...et la danse
1) Jello Bar (151 rue Ontario est)
2) Le Sofa (451 rue Rachel est)
3) Le WunderBar de l’Hôtel W (Square Victoria)—sur guest list seulement
4) Mile end Bar 5322 Boul St-Laurent
5) Pullman 3424 ave. du Parc. Magnifique bar à vins
E) Catégorie "dance"
1) Electric Avenue (rue Crescent--musique année 80). Très populaire!
2) House Night Club (St-Laurent/Mt-Royal) 4521 St-Laurent (l’ancien Living) . Réouvert depuis Sept. 2006
3) Le Cactus (sur St-Denis près de Mont-Royal) --Musique Latino
4) Club Opéra (ouverture sept. 2006). Immense « dansing ». Club très design, inspiration des grandes métropoles (Miami). 32 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal (angle boulevard Saint-Laurent)
5) Le GOGO Lounge . 3682 St Laurent. Avec son décor psychédélique et ses meubles rétro, le Gogo Lounge est un bar branché très couru où le lounge se transforme en piste de danse vers minuit à tout coup!
6) Suite 701. 55, rue St-Jacques (Vieux-Montréal). Bar de l’Hôtel Place d’Armes. Très populaire à partir de 22h30. De plus, belle terrasse sur le toit durant l’été
7) Unity II (1171 rue Ste-Catherine est--Quartier Gai) Meilleure musique house en ville.
8) Rouge/Silver (sur Prince-Arthur, coin St-Laurent) --très in (ouverture 22h00) --Rouge : Lounge éclaté/ le Silver : danse…dans les deux cas : 25 ans et plus en principe(!)
9) Salon Daomé 141 Mont-Royal est. Ancien apt. transformé en bar. Très sympathique, bonne musique électronique et très couru. L’ensemble de la piste de danse entouré de sofas.
10) Taverna, 5788 St Laurent. Super musique années 70-80-90, belle clientèle style "plateau" dans la trentaine. Décor très relax
F) Catégorie "Supper-Club"
Où le resto trendy se transforme en piste de danse vers 23h00…
1) L’Upperclub (3519 Boul. St-Laurent)
2) Time (997 rue St-Jacques à l’est de Peel—Resto/Bar)
G) Mention spéciale: Bar toujours relax et agréable
1) Le Bily Kun (rue Mt-Royal, à l'ouest de St-Denis)
Bonne soirée de night-life à Montréal!!
Voici un peu la suite logique de ce billet soit mon "palmarès" le plus à jour possible de mes bars favoris de Montréal. Ayant à oeuvrer un peu dans ce secteur, il me fait plaisir de vous offrir ma sélection personnelle. Cette liste se concentre sur les bars touchant une clientèle hétéro où les gens de 25 ans et plus s'y sentent bien et n’intègre donc pas des bars très courus par des clientèles 18-25 ans de Montréal comme le Jet Bar, le Blue Dog, les Foufounes électriques, etc …
Le palmarès de L'Ancien et le moderne
A) Catégorie 5 à 7 "rencontre":
1) Thursday’s (rue Crescent) Eh oui, le plus ancien bar rencontre de Montréal…
2) Newtown (rue Crescent)
3) Rest-bar Le Quartier (1001 Square Victoria) à côté du W
4) Barmacie Baldwin (115 Laurier O.) –Nouveauté sept. 2005. Branché
B) Catégorie 5 à 7 " réseautage Affaires"
1) Chez Alexandre (rue Peel)
2) Bar Le Plateau de l’hôtel W (Square Victoria)
3) Café Mélies Lounge. Branché et sophistiqué. 3530 Boul St-Laurent
4) Pub St-James (nouveautés août 2006). Clientèle d’affaires du multimédias. 380 St-Jacques O.
C) Catégorie 5 à 7 "cool"
1) Le Sofa (451 rue Rachel est)
2) Edgar Hypertaverne (rue Mt-Royal E—près de Fabre)
3) Chez Roger Boudoir (rue Beaubien Est)
4) Barraca, Rhumerie & Tapas (1134 Mt-Royal est)
5) Le Réservoir (9, rue Duluth) --Brasserie artisanale & Bistro
6) Le Plan B (327, av. Mont-Royal. E) –nouveautés 2005, même proprio que le Bily Kun, formule un peu plus lounge
D) Entre le 5 à 7...et la danse
1) Jello Bar (151 rue Ontario est)
2) Le Sofa (451 rue Rachel est)
3) Le WunderBar de l’Hôtel W (Square Victoria)—sur guest list seulement
4) Mile end Bar 5322 Boul St-Laurent
5) Pullman 3424 ave. du Parc. Magnifique bar à vins
E) Catégorie "dance"
1) Electric Avenue (rue Crescent--musique année 80). Très populaire!
2) House Night Club (St-Laurent/Mt-Royal) 4521 St-Laurent (l’ancien Living) . Réouvert depuis Sept. 2006
3) Le Cactus (sur St-Denis près de Mont-Royal) --Musique Latino
4) Club Opéra (ouverture sept. 2006). Immense « dansing ». Club très design, inspiration des grandes métropoles (Miami). 32 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal (angle boulevard Saint-Laurent)
5) Le GOGO Lounge . 3682 St Laurent. Avec son décor psychédélique et ses meubles rétro, le Gogo Lounge est un bar branché très couru où le lounge se transforme en piste de danse vers minuit à tout coup!
6) Suite 701. 55, rue St-Jacques (Vieux-Montréal). Bar de l’Hôtel Place d’Armes. Très populaire à partir de 22h30. De plus, belle terrasse sur le toit durant l’été
7) Unity II (1171 rue Ste-Catherine est--Quartier Gai) Meilleure musique house en ville.
8) Rouge/Silver (sur Prince-Arthur, coin St-Laurent) --très in (ouverture 22h00) --Rouge : Lounge éclaté/ le Silver : danse…dans les deux cas : 25 ans et plus en principe(!)
9) Salon Daomé 141 Mont-Royal est. Ancien apt. transformé en bar. Très sympathique, bonne musique électronique et très couru. L’ensemble de la piste de danse entouré de sofas.
10) Taverna, 5788 St Laurent. Super musique années 70-80-90, belle clientèle style "plateau" dans la trentaine. Décor très relax
F) Catégorie "Supper-Club"
Où le resto trendy se transforme en piste de danse vers 23h00…
1) L’Upperclub (3519 Boul. St-Laurent)
2) Time (997 rue St-Jacques à l’est de Peel—Resto/Bar)
G) Mention spéciale: Bar toujours relax et agréable
1) Le Bily Kun (rue Mt-Royal, à l'ouest de St-Denis)
Bonne soirée de night-life à Montréal!!
Je rêve d'Istanbul et de littérature turque!
Je m'ennuie d'Istanbul et tout cela à cause de la Suède....
Hier matin, en écoutant Christiane Charest à Radio-Canada, j'ai appris que L'académie suédoise a décerné le prix Nobel de littérature au romancier turc Orhan Pamuk « qui, à la recherche de l'âme mélancolique de sa ville natale, a trouvé de nouvelles images spirituelles pour le combat et l'entrelacement des cultures ».
Et j'ai repensé à mon voyage de 2005 à Istanbul, ville charmante qui passe du cahot automobile incroyable au bar trendy en passant par les endroits tout à fait charmants...comme le quartier français ou encore mieux le quartier "Ortaköy".Le quartier Ortaköy se trouve au pied de l'imposant pont du Bosphore...sans parler de l'émotion de Sainte-Sophie et de la splendide mosaïque de la Déisis (11e s. ap JC) montrant le Christ Pantocrator (tout-puissant) en compagnie de la Vierge et de Saint-Jean-Baptiste.
Mais revenons à notre écrivain turc (Orhan Pamuk). Il mène une vie dangereuse. Il a affiché son soutien à Salman Rushdie quand celui-ci a été menacé de mort après l'écriture des Versets sataniques. Il combat pour la reconnaissance du génocide arménien. Et en Turquie, cela veut dire: gros problèmes...Il a d'ailleurs reçu des menaces de mort et de poursuites judiciaires .
Jacques Chirac a bien résumé la portée de ce prix : « Je me réjouis particulièrement » de l'attribution du prix à Orhan Pamuk, « dont la réflexion sur la société turque est particulièrement intelligente, forte et libérale », le chef de l'état a salué « le premier Prix Nobel turc de littérature et l'écrivain qui fait revivre la magie, les tragédies et les bonheurs de son beau et immense pays (…) En distinguant votre oeuvre, le prix Nobel récompense aussi la grande tradition de culture de la Turquie, une civilisation qui rayonne en Europe et en Asie tout autant. »
Orhan Pamuk, né à Istanbul en 1952, a fait des études d'architecture et de journalisme avant de se consacrer à la littérature. Il est l'auteur notamment du « Livre noir » (1995), qui fut un grand succès international. « Mon nom est rouge » (2001) lui a valu le prix du Meilleur Livre Étranger en France, en plus de nombreuses distinctions reçues dans d'autres pays, comme le « Independant Foreign Fiction Award » ou le « prix Impac ». « Neige », son dernier roman, a été récompensé par le prix Médicis Étranger en 2005. il avait aussi obtenu, entre autres, le grand prix de la paix des libraires allemands.
L'œuvre du romancier, traduite en de nombreuses langues, a paru en français dans la collection « Du Monde entier » de Gallimard.
Anecdote touchante sur notre écrivain turc et la traduction française:
"La Vie nouvelle"(c'est le quatrième roman de Pamuk) a été le dernier traduit par Münevver Andaç : cette dame d'origine polonaise est morte en 1998, tout suite après avoir écrite la dernière phrase du roman : « Je compris qu'il s'agissait de la fin de ma vie. Et pourtant, je voulais rentrer à la maison, je ne voulais pas, mais alors pas du tout, passer à une vie nouvelle, je ne voulais pas mourir, moi... » Incroyable non?
Orhan Pamuk la pleure : « Je ne lis pas bien le français, mais j'ai pu comprendre à la finesse des questions qu'elle me posait sur mon texte turc qu'elle en était la traductrice idéale, passionnée, c'est elle qui a convaincu Gallimard de me publier. »
Je lirai bientôt un roman de Pamuk parce que je m'ennuie d'Istanbul et qu'on en dit le plus grand bien mais avec une pensée pour une vieille dame d'origine polonaise qui est morte en traduisant un roman turc en français...
Hier matin, en écoutant Christiane Charest à Radio-Canada, j'ai appris que L'académie suédoise a décerné le prix Nobel de littérature au romancier turc Orhan Pamuk « qui, à la recherche de l'âme mélancolique de sa ville natale, a trouvé de nouvelles images spirituelles pour le combat et l'entrelacement des cultures ».
Et j'ai repensé à mon voyage de 2005 à Istanbul, ville charmante qui passe du cahot automobile incroyable au bar trendy en passant par les endroits tout à fait charmants...comme le quartier français ou encore mieux le quartier "Ortaköy".Le quartier Ortaköy se trouve au pied de l'imposant pont du Bosphore...sans parler de l'émotion de Sainte-Sophie et de la splendide mosaïque de la Déisis (11e s. ap JC) montrant le Christ Pantocrator (tout-puissant) en compagnie de la Vierge et de Saint-Jean-Baptiste.
Mais revenons à notre écrivain turc (Orhan Pamuk). Il mène une vie dangereuse. Il a affiché son soutien à Salman Rushdie quand celui-ci a été menacé de mort après l'écriture des Versets sataniques. Il combat pour la reconnaissance du génocide arménien. Et en Turquie, cela veut dire: gros problèmes...Il a d'ailleurs reçu des menaces de mort et de poursuites judiciaires .
Jacques Chirac a bien résumé la portée de ce prix : « Je me réjouis particulièrement » de l'attribution du prix à Orhan Pamuk, « dont la réflexion sur la société turque est particulièrement intelligente, forte et libérale », le chef de l'état a salué « le premier Prix Nobel turc de littérature et l'écrivain qui fait revivre la magie, les tragédies et les bonheurs de son beau et immense pays (…) En distinguant votre oeuvre, le prix Nobel récompense aussi la grande tradition de culture de la Turquie, une civilisation qui rayonne en Europe et en Asie tout autant. »
Orhan Pamuk, né à Istanbul en 1952, a fait des études d'architecture et de journalisme avant de se consacrer à la littérature. Il est l'auteur notamment du « Livre noir » (1995), qui fut un grand succès international. « Mon nom est rouge » (2001) lui a valu le prix du Meilleur Livre Étranger en France, en plus de nombreuses distinctions reçues dans d'autres pays, comme le « Independant Foreign Fiction Award » ou le « prix Impac ». « Neige », son dernier roman, a été récompensé par le prix Médicis Étranger en 2005. il avait aussi obtenu, entre autres, le grand prix de la paix des libraires allemands.
L'œuvre du romancier, traduite en de nombreuses langues, a paru en français dans la collection « Du Monde entier » de Gallimard.
Anecdote touchante sur notre écrivain turc et la traduction française:
"La Vie nouvelle"(c'est le quatrième roman de Pamuk) a été le dernier traduit par Münevver Andaç : cette dame d'origine polonaise est morte en 1998, tout suite après avoir écrite la dernière phrase du roman : « Je compris qu'il s'agissait de la fin de ma vie. Et pourtant, je voulais rentrer à la maison, je ne voulais pas, mais alors pas du tout, passer à une vie nouvelle, je ne voulais pas mourir, moi... » Incroyable non?
Orhan Pamuk la pleure : « Je ne lis pas bien le français, mais j'ai pu comprendre à la finesse des questions qu'elle me posait sur mon texte turc qu'elle en était la traductrice idéale, passionnée, c'est elle qui a convaincu Gallimard de me publier. »
Je lirai bientôt un roman de Pamuk parce que je m'ennuie d'Istanbul et qu'on en dit le plus grand bien mais avec une pensée pour une vieille dame d'origine polonaise qui est morte en traduisant un roman turc en français...
lundi, octobre 09, 2006
Que faire avec les technologies?...Dites-moi!
On est envahi dans les médias, il me semble, par la question des changements technologiques, surtout ceux liés à l'information. Pas une journée où on ne nous parle d'Internet, de Web 2.0 (ou 3.0!), de musique numérique et son Ipod, d'une nouveauté de Google, ou d'un nouveau gadget lié à la domotique.
Pourtant et je l'avoue avec un brin d'hésitation, je n'ai jamais été attiré fondamentalement par les technos. En gros, c'est le travail qui m'a initié assez tôt au courriel, web (1994) et autres nouveautés technologiques.
Cela reste un effort pour moi de rester branché sur les nouveautés de mon époque comme si je nageais contre un courant fort. Mais je maintiens le cap et me débrouille au même titre que la plupart des lecteurs de L'Ancien et du moderne j'imagine: j'ai 5 ou 6 courriels (à la maison, au bureau, 3 hotmails, un Gmail), je blogue depuis bientôt 2 ans, mes CDs sont numérisés sur Itunes (et j'ai un Ipod), j'ai un appareil photo numérique, je suis sur MSN Messenger et je t'chatte pas mal, je vais sur YouTube de temps en temps et consulte régulièrement Wikipédia, je suis inscrit à LinkedIn , j'ai ma page personnelle Myspace . Récemment, j'ai fréquenté les 5 à 7 du Yulbiz et du Yulblog. Toutes des choses qui n'existaient pas il y a dix ans et certaines il y a deux ans à peine...Rien d'extraordinaire pour un montréalais vivant en 2006 vous me direz et vous avez tout à fait raison. J'essaie de suivre le "courant technologique" du mieux que je le peux.
Pourtant pour être honnête, je suis quand même assez déconcerté de voir l'importance des technologies dans nos sociétés, avec un effet pervers important. En effet, je remarque dans certains milieux "trendy" que la maîtrise des contenants (appareillages technos de toute sortes) est beaucoup plus favorisée que la maîtrise des contenus. Le "tecki" est à la mode! Savoir mettre un vidéo personnel sur un blogue est beaucoup mieux perçu que de connaître la littérature, la sociologie, l'art contemporain ou autres savoirs fort utiles. En fait, je trouve beaucoup de blogues (sinon la plupart) superficiels. À quoi sert une fenêtre sur le monde (ex. blogue) si on ne parle que du nouveau gadget "Google" ou du contenu de notre petit-déjeuner!!Toutefois, quand une démarche arrive à faire les deux, alors c'est éblouissant (mais trop rare)!
Les technologies, propulsées par la soif des profits de grands groupes internationaux (IBM, Apple, Google et autres), changent tellement rapidement que peu de gens ont l'énergie de faire l'exercice ultime: rester brancher et continuer de comprendre le monde qui nous entoure.
Alors que faire? Mettre toute notre énergie à suivre les nouveautés du jour, être techno quoi! et ne faire qu'effleurer notre époque ou mettre son énergie à comprendre le pourquoi des choses et devenir de plus en plus ringard (dépassé, out, quétaine)?
A&M
Pourtant et je l'avoue avec un brin d'hésitation, je n'ai jamais été attiré fondamentalement par les technos. En gros, c'est le travail qui m'a initié assez tôt au courriel, web (1994) et autres nouveautés technologiques.
Cela reste un effort pour moi de rester branché sur les nouveautés de mon époque comme si je nageais contre un courant fort. Mais je maintiens le cap et me débrouille au même titre que la plupart des lecteurs de L'Ancien et du moderne j'imagine: j'ai 5 ou 6 courriels (à la maison, au bureau, 3 hotmails, un Gmail), je blogue depuis bientôt 2 ans, mes CDs sont numérisés sur Itunes (et j'ai un Ipod), j'ai un appareil photo numérique, je suis sur MSN Messenger et je t'chatte pas mal, je vais sur YouTube de temps en temps et consulte régulièrement Wikipédia, je suis inscrit à LinkedIn , j'ai ma page personnelle Myspace . Récemment, j'ai fréquenté les 5 à 7 du Yulbiz et du Yulblog. Toutes des choses qui n'existaient pas il y a dix ans et certaines il y a deux ans à peine...Rien d'extraordinaire pour un montréalais vivant en 2006 vous me direz et vous avez tout à fait raison. J'essaie de suivre le "courant technologique" du mieux que je le peux.
Pourtant pour être honnête, je suis quand même assez déconcerté de voir l'importance des technologies dans nos sociétés, avec un effet pervers important. En effet, je remarque dans certains milieux "trendy" que la maîtrise des contenants (appareillages technos de toute sortes) est beaucoup plus favorisée que la maîtrise des contenus. Le "tecki" est à la mode! Savoir mettre un vidéo personnel sur un blogue est beaucoup mieux perçu que de connaître la littérature, la sociologie, l'art contemporain ou autres savoirs fort utiles. En fait, je trouve beaucoup de blogues (sinon la plupart) superficiels. À quoi sert une fenêtre sur le monde (ex. blogue) si on ne parle que du nouveau gadget "Google" ou du contenu de notre petit-déjeuner!!Toutefois, quand une démarche arrive à faire les deux, alors c'est éblouissant (mais trop rare)!
Les technologies, propulsées par la soif des profits de grands groupes internationaux (IBM, Apple, Google et autres), changent tellement rapidement que peu de gens ont l'énergie de faire l'exercice ultime: rester brancher et continuer de comprendre le monde qui nous entoure.
Alors que faire? Mettre toute notre énergie à suivre les nouveautés du jour, être techno quoi! et ne faire qu'effleurer notre époque ou mettre son énergie à comprendre le pourquoi des choses et devenir de plus en plus ringard (dépassé, out, quétaine)?
A&M
mardi, octobre 03, 2006
Douce agonie...
J'ai vidé ce soir ma dernière boîte de livres qui dormait dans le garde-robe de fiston. J'y ai retrouvé Dolce agonia de Nancy Huston...Un des romans contemporains qui m'a le plus bouleversé!
La première page campe le récit autour d'un repas de Thanksgiving chez Sean Farrell quelques part dans le NE des États-Unis. Poète et professeur de poésie : il rassemble une douzaine d’amis qui risqueraient - comme lui - de se sentir seuls en ce soir de fête. Il y a là des collègues écrivains et universitaires, un avocat, un boulanger philosophe et un peintre déçu par le travail artistique, d’anciennes amantes... plus les conjoints des uns et des autres. Tous ont largement dépassé la quarantaine, sauf la jeune épouse d'un des collègues.
Les hôtes se rassemblent autour d’un prodigieux festin, mais l’espace qui les cerne est peuplé de présences invisibles. Celle de Dieu, pour commencer...Un Dieu sans compassion, qui intervient régulièrement au fil du récit pour préciser quelle sera la destinée de chacun, quelle sera la fin.
Ces passages merveilleusement écrits entre Dieu qui prédit l'avenir de chacun et les pensées des personnages du roman sont au coeur de la trame romanesque.
Bien présentes les pensées des invités: amours saccagées, échecs, nostalgie, disparus bien-aimés, enfants ou parents, les ramenant sans cesse à leur propre fragilité.

Mais le roman de Nancy Huston est plein de tendresse et de quiétude, même s’il est traversé de méditations douloureuses, même si la fatalité est présente à chaque page, dans le passé comme dans l’avenir révélé des convives. Mais nul n’évoquera le malheur à voix haute : en apparence, la soirée se déroulera paisiblement, dans la douceur festive d’une nuit d’hiver. Une beauté noire, je dirais.
Dolce agonia fut esquissé, abandonné, repris plusieurs fois en dix ans, avant de paraître il y a quelques années déjà (en 2001). On comprend tout le travail, tant est délicate la trame qui permet d’entrelacer tous ces destins sous le regard d’un Dieu ironique, en une seule veillée. Tant est magistrale l’écriture lumineuse et souple qui cherche - et réussit souvent - à effleurer l’essentielle tragédie humaine : celle d’une longue et douce agonie, d’une marche vers la fin, entamée dès les premiers jours de l’existence...
La première page campe le récit autour d'un repas de Thanksgiving chez Sean Farrell quelques part dans le NE des États-Unis. Poète et professeur de poésie : il rassemble une douzaine d’amis qui risqueraient - comme lui - de se sentir seuls en ce soir de fête. Il y a là des collègues écrivains et universitaires, un avocat, un boulanger philosophe et un peintre déçu par le travail artistique, d’anciennes amantes... plus les conjoints des uns et des autres. Tous ont largement dépassé la quarantaine, sauf la jeune épouse d'un des collègues.
Les hôtes se rassemblent autour d’un prodigieux festin, mais l’espace qui les cerne est peuplé de présences invisibles. Celle de Dieu, pour commencer...Un Dieu sans compassion, qui intervient régulièrement au fil du récit pour préciser quelle sera la destinée de chacun, quelle sera la fin.
Ces passages merveilleusement écrits entre Dieu qui prédit l'avenir de chacun et les pensées des personnages du roman sont au coeur de la trame romanesque.
Bien présentes les pensées des invités: amours saccagées, échecs, nostalgie, disparus bien-aimés, enfants ou parents, les ramenant sans cesse à leur propre fragilité.

Mais le roman de Nancy Huston est plein de tendresse et de quiétude, même s’il est traversé de méditations douloureuses, même si la fatalité est présente à chaque page, dans le passé comme dans l’avenir révélé des convives. Mais nul n’évoquera le malheur à voix haute : en apparence, la soirée se déroulera paisiblement, dans la douceur festive d’une nuit d’hiver. Une beauté noire, je dirais.
Dolce agonia fut esquissé, abandonné, repris plusieurs fois en dix ans, avant de paraître il y a quelques années déjà (en 2001). On comprend tout le travail, tant est délicate la trame qui permet d’entrelacer tous ces destins sous le regard d’un Dieu ironique, en une seule veillée. Tant est magistrale l’écriture lumineuse et souple qui cherche - et réussit souvent - à effleurer l’essentielle tragédie humaine : celle d’une longue et douce agonie, d’une marche vers la fin, entamée dès les premiers jours de l’existence...
dimanche, octobre 01, 2006
Chronique contrastée d'un samedi soir
Ma soirée d'hier soir (samedi) s'est déroulée autour de l'UQAM et du Quartier latin de Montréal.
Vers 20h00, je déambulais à la Grande Bibliothèque du Québec, curieux du travail des artistes de la 7e Manifestation internationale vidéo et art électronique, Cité invisible, organisée par champ libre. Une assez grosse affaire dans le petit monde des vidéos d'art contemporain.
Dans cette promenade culturelle solitaire (on était une petite douzaine en tout), j'ai regardé pendant une heure plusieurs vidéos sans âme, sans émotion enveloppés par des musiques répétitives à l'excès. Poche.
Toutefois, du lot se démarquait la série au-delà du temps et surtout le travail du français Jean-Gabriel Périot. J'ai aimé cette succession d'autoroutes, de ruelles, de maisons et de quartiers avec cette musique primitive organique. Mais franchement le reste déconcertant et pas mal déprimant.
Pour m'enlever ses images stroboscopiques de ma tête, je décidais d'aller au Cinéma du Quartier Latin et de rentrer voir le premier film disponible. Il était 21h05, le prochain film débutant à 21h10 était Fauteuils d'Orchestre de Danièle Thompson. Jamais entendu parlé, l'affiche était affreuse mais bon, vaille que vaille.
Alors vraiment un pur bonheur et une grande surprise.
Une jeune provinciale montée à Paris pour faire carrière travaille comme serveuse dans un bar sur les Champs-Élysées. C'est le prétexte pour côtoyer plusieurs univers fascinant qui sont un peu le décor du film: l'art contemporain de la 1ère moitié du XXe s., le piano classique, le théâtre de Feydeau, Gilbert Bécaud et même un peu Simone de Beauvoir.
Mais le thème central du film est la quête du bonheur traitée avec légèreté, simplicité et émotion!
Valérie Lemercier, entre autres, est exceptionnelle. Il faut la voir faire un prodigieux numéro de chialeuse lassée de jouer Feydeau et des séries télévisées, flatteuse et langue de vipère, et qui, par deux fois, tente de séduire un cinéaste américain venu peaufiner un casting. La scène, en particulier, où elle dîne en tête à tête avec lui et explique en franglais comment elle interpréterait Simone de Beauvoir est un grand moment. Juste pour elle, le film en vaut le prix d'entrée.
À l'instar du film "Amélie Poulain", Fauteuils d'Orchestre touche en profondeur grâce à la simplicité dans la psychologie des personnages.
Allez voir ce film champagnisé où tous le monde retrouve le bonheur avant le générique. C'est candide et un peu fleurs bleus mais moi, quand c'est bien fait, j'aime ça la candeur et les fleurs bleus...
Vers 20h00, je déambulais à la Grande Bibliothèque du Québec, curieux du travail des artistes de la 7e Manifestation internationale vidéo et art électronique, Cité invisible, organisée par champ libre. Une assez grosse affaire dans le petit monde des vidéos d'art contemporain.
Dans cette promenade culturelle solitaire (on était une petite douzaine en tout), j'ai regardé pendant une heure plusieurs vidéos sans âme, sans émotion enveloppés par des musiques répétitives à l'excès. Poche.
Toutefois, du lot se démarquait la série au-delà du temps et surtout le travail du français Jean-Gabriel Périot. J'ai aimé cette succession d'autoroutes, de ruelles, de maisons et de quartiers avec cette musique primitive organique. Mais franchement le reste déconcertant et pas mal déprimant.
Pour m'enlever ses images stroboscopiques de ma tête, je décidais d'aller au Cinéma du Quartier Latin et de rentrer voir le premier film disponible. Il était 21h05, le prochain film débutant à 21h10 était Fauteuils d'Orchestre de Danièle Thompson. Jamais entendu parlé, l'affiche était affreuse mais bon, vaille que vaille.
Alors vraiment un pur bonheur et une grande surprise.
Une jeune provinciale montée à Paris pour faire carrière travaille comme serveuse dans un bar sur les Champs-Élysées. C'est le prétexte pour côtoyer plusieurs univers fascinant qui sont un peu le décor du film: l'art contemporain de la 1ère moitié du XXe s., le piano classique, le théâtre de Feydeau, Gilbert Bécaud et même un peu Simone de Beauvoir.
Mais le thème central du film est la quête du bonheur traitée avec légèreté, simplicité et émotion!
Valérie Lemercier, entre autres, est exceptionnelle. Il faut la voir faire un prodigieux numéro de chialeuse lassée de jouer Feydeau et des séries télévisées, flatteuse et langue de vipère, et qui, par deux fois, tente de séduire un cinéaste américain venu peaufiner un casting. La scène, en particulier, où elle dîne en tête à tête avec lui et explique en franglais comment elle interpréterait Simone de Beauvoir est un grand moment. Juste pour elle, le film en vaut le prix d'entrée.
À l'instar du film "Amélie Poulain", Fauteuils d'Orchestre touche en profondeur grâce à la simplicité dans la psychologie des personnages.
Allez voir ce film champagnisé où tous le monde retrouve le bonheur avant le générique. C'est candide et un peu fleurs bleus mais moi, quand c'est bien fait, j'aime ça la candeur et les fleurs bleus...
samedi, septembre 30, 2006
Ah Non! Pas déjà le Web 3.0!!!
J'écrivais récemment sur la mort d'internet et le passage actuel vers une 2e étape/vague de communications technologique soit le Web 2.0 ou si on veut les "médias sociaux".
Quand j'ai lu avant-hier (jeudi le 28 septembre), un article de Yves Grandmontagne dans Technautes LaPresseAffaires sur la venue éventuelle du Web 3.0, j'ai un un choc.
Un choc a deux niveaux:
1) Parce que je venais depuis peu de m'habituer et d'intégrer le concept de Web 2.0; et voilà que déjà on annoncait la prochaine vague (Web 3.0)...C'était la première fois que je prenais connaissance du concept 3.0.
2) Mais surtout parce que l'article de LaPresseAffaires liait l'éventuelle nouvelle vague Web 3.0 à la vidéo et que cela me déroutait puisque la vidéo est déjà fort présente partout dans l'actuelle communauté virtuelle.
J'ai donc écrit un mot à Michel Leblanc pour élucider le tout. En fait, je ne fus pas le seul à lui avoir posée la question puisqu'il a réagit très rapidement. Lire son billet et sa réponse très claire: le Web 3.0 sera 3D ou il ne sera pas.
Toutefois, malgré les initiatives surprenantes de Second Life par exemple, je ne crois que ce soit demain la veille.
Quand j'ai lu avant-hier (jeudi le 28 septembre), un article de Yves Grandmontagne dans Technautes LaPresseAffaires sur la venue éventuelle du Web 3.0, j'ai un un choc.
Un choc a deux niveaux:
1) Parce que je venais depuis peu de m'habituer et d'intégrer le concept de Web 2.0; et voilà que déjà on annoncait la prochaine vague (Web 3.0)...C'était la première fois que je prenais connaissance du concept 3.0.
2) Mais surtout parce que l'article de LaPresseAffaires liait l'éventuelle nouvelle vague Web 3.0 à la vidéo et que cela me déroutait puisque la vidéo est déjà fort présente partout dans l'actuelle communauté virtuelle.
J'ai donc écrit un mot à Michel Leblanc pour élucider le tout. En fait, je ne fus pas le seul à lui avoir posée la question puisqu'il a réagit très rapidement. Lire son billet et sa réponse très claire: le Web 3.0 sera 3D ou il ne sera pas.
Toutefois, malgré les initiatives surprenantes de Second Life par exemple, je ne crois que ce soit demain la veille.
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Technologie
"N'ayez pas peur" de la modernité...
Il ne faut pas avoir peur d'essayer. De se faire happer par les nouveautés mais surtout d'essayer et de comprendre.
À ce titre, je me permets de vous référer au blogue N'ayez pas peur de Philippe Martin qui traite des nouvelles formes de communication et de publication par Internet ou comment démystifier les nouvelles technologies. Lire entre autres, une des dix entrevues vidéos de blogueurs (français et québéçois) réalisés par Philippe Martin. Ses entrevues sympathiques expriment mieux, selon moi, que tous les écrits, les motivations des pionniers francophones de la blogosphère.
Super intéressante aussi, l'entrevue sur le blogue de Vero-b avec Philippe Martin qui permet de voir en vidéocaste l'intervieweur interviewé...
NB. Je sais que j'utilise le mot "modernité" un peu à tort et à travers. J'ai déjà traité de ce "défaut" dans ce blogue. Je vous réfère donc à un de mes anciens billets sur la modernité et la post-modernité. C'est frérot qui va être content...
À ce titre, je me permets de vous référer au blogue N'ayez pas peur de Philippe Martin qui traite des nouvelles formes de communication et de publication par Internet ou comment démystifier les nouvelles technologies. Lire entre autres, une des dix entrevues vidéos de blogueurs (français et québéçois) réalisés par Philippe Martin. Ses entrevues sympathiques expriment mieux, selon moi, que tous les écrits, les motivations des pionniers francophones de la blogosphère.
Super intéressante aussi, l'entrevue sur le blogue de Vero-b avec Philippe Martin qui permet de voir en vidéocaste l'intervieweur interviewé...
NB. Je sais que j'utilise le mot "modernité" un peu à tort et à travers. J'ai déjà traité de ce "défaut" dans ce blogue. Je vous réfère donc à un de mes anciens billets sur la modernité et la post-modernité. C'est frérot qui va être content...
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Culture contemporaine
mardi, septembre 26, 2006
Mes romans du XXe siècle: #5 Agatha Christie
Mon 5e billet de ma série de 25 textes relatant ma relation avec 25 romans du XXe siècle portera cette fois-ci sur un court roman fascinant et célèbre d'Agatha Christie, "Dix Petits Nègres".
Il fait suite aux quatre premiers textes que j'ai écrit dans le cadre de cette série, toujours par ordre alphabétique, soient Isaac Asimov , Victor-Lévy Beaulieu, Italo Calvino et Albert Camus)
#5 Agatha Christie: La femme aux 2 milliards de livres...
Il fait suite aux quatre premiers textes que j'ai écrit dans le cadre de cette série, toujours par ordre alphabétique, soient Isaac Asimov , Victor-Lévy Beaulieu, Italo Calvino et Albert Camus)
#5 Agatha Christie: La femme aux 2 milliards de livres...
"J'ai écrit les Dix Petits Nègres parce que ce livre me semblait une telle gageure que l'idée m'a fascinée..." Autobiographie d'Agatha Christie (1891-1976).
J'ai lu ce roman pour la première fois à 15 ans et la 2e fois la semaine dernière...je ne me souvenais plus de l'intrigue mais juste de mon sentiment de mystification totale dans lequel j'étais et cela jusqu'à la toute fin du livre lorsque l'intrigue me fût dévoilée. Court roman d'ailleurs (moins de 200 pages) qui se lit en une soirée, absorbé par les rebondissements répétés qui nous font douter de la culpabilité de tous les personnages, l'un après l'autre. À rendre fou!
Résumons l'essentiel de la structure simple et déroutante des Dix Petits Nègres, publié en 1939. Une comptine a fourni à l'auteur le découpage, le suspense et le dénouement de la fiction. Aux dix couplets de la comptine vont correspondre dix statuettes fatidiques dont la chute accompagne la mort violente de chacun des invités de Mr Owen. Et c'est là le superbe de ce roman: les personnages deviennent, au fur et à mesure du déroulement de l'histoire: victime, suspect et détective; l'un d'eux (lequel?) jouant en outre le rôle du meurtrier.
Le "Qui fait le coup?" s'associe au "Comment s'y est-il pris?" dans un duel serré de l'auteur avec le lecteur...où le lecteur est pris au piège de l'habilitée de Mme Christie.
Agatha Christie, qui fût fort malheureuse dans sa vie personnelle, se serait réfugiée dans l'archéologie antique (elle a multipliée les visites des chantiers archéologiques en Irak) et les romans policiers. Pour notre plus grand bien puisque les "Dix Petits Nègres" est devenu un des plus grands succès populaires de l'histoire de la littérature. La version française seulement des Dix Petits Nègres s'est vendue à 3 millions d'exemplaires et en tout, au début 2006, on aurait vendu plus de 2 milliards d'exemplaires d'un des 80 romans d'Agatha Christie (traduits pour la plupart dans plus d'une centaine de langues).
samedi, septembre 23, 2006
La culture contemporaine et le hockey...
Nicolas Langelier rapporte dans son blogue, un article de La Presse qui conclut que l’époque de notre vie durant laquelle on est vraiment en phase avec la culture contemporaine coïncide avec celle durant laquelle on aurait l’âge du meilleur joueur de hockey (sur glace) du moment...
Dans le cours d’une vie, il y a une fenêtre de temps très précise au cours de laquelle vous êtes vraiment en phase avec la culture de votre époque. Où vous avez d’elle une compréhension profonde, intime, innée, parce que c’est votre génération qui l’invente, la créée, la développe. Et il s’avère que cette fenêtre correspond grosso modo à l’âge du meilleur joueur de hockey du moment, plus ou moins six ans (c’est une formule très très scientifique semble-t-il). Exemple: l’an dernier, dans la LNH, c’est Joe Thornton qui a été nommé le joueur le plus utile. Joe Thornton est né en 1979. C’est donc dire que si vous êtes né entre 1973 et 1985, il y a de bonnes chances que vous soyez en phase avec l’esprit de 2006.
Donc avoir aujourd'hui entre 21 et 33 ans.
Bien sûr, vous n’êtes pas automatiquement dépassé dès que vous sortez de cette zone (disons pour être généreux que cette zone correspond à la période 20-35 ans de nos vies); vous avez encore de belles années devant vous, le doigt sur le pouls de votre époque. Mais il faut travailler fort pour ne pas que petit à petit, d’année en année, vous ne vous éloignez peu à peu de ce qui se dit et se fait dans votre société.
Il y a grand risque de lire un peu plus de classiques et un peu moins de nouveaux auteurs, vous soupirerez un peu plus en regardant la télévision et les gens dans la rue, ou alors ne pourrez qu’y jeter un regard quasi anthropologique, tel un Lévi-Strauss moderne.
C’est ce qui explique, par exemple, que des gens pourtant reconnus pour leur lucidité socioculturelle se retrouvent un jour à dire des choses nostalgiques à propos de comment tout s’en va chez le diable.
Le thème de ce blogue, L'Ancien et le moderne est directement lié à cette problématique. À savoir le combat personnel pour demeurer moderne tout en continuant de s'alimenter au classicisme. Lire Italo Calvino et écouter Malajube est-ce possible?
Paru dans La Presse, mardi 19 septembre 2006
Dans le cours d’une vie, il y a une fenêtre de temps très précise au cours de laquelle vous êtes vraiment en phase avec la culture de votre époque. Où vous avez d’elle une compréhension profonde, intime, innée, parce que c’est votre génération qui l’invente, la créée, la développe. Et il s’avère que cette fenêtre correspond grosso modo à l’âge du meilleur joueur de hockey du moment, plus ou moins six ans (c’est une formule très très scientifique semble-t-il). Exemple: l’an dernier, dans la LNH, c’est Joe Thornton qui a été nommé le joueur le plus utile. Joe Thornton est né en 1979. C’est donc dire que si vous êtes né entre 1973 et 1985, il y a de bonnes chances que vous soyez en phase avec l’esprit de 2006.
Donc avoir aujourd'hui entre 21 et 33 ans.
Bien sûr, vous n’êtes pas automatiquement dépassé dès que vous sortez de cette zone (disons pour être généreux que cette zone correspond à la période 20-35 ans de nos vies); vous avez encore de belles années devant vous, le doigt sur le pouls de votre époque. Mais il faut travailler fort pour ne pas que petit à petit, d’année en année, vous ne vous éloignez peu à peu de ce qui se dit et se fait dans votre société.
Il y a grand risque de lire un peu plus de classiques et un peu moins de nouveaux auteurs, vous soupirerez un peu plus en regardant la télévision et les gens dans la rue, ou alors ne pourrez qu’y jeter un regard quasi anthropologique, tel un Lévi-Strauss moderne.
C’est ce qui explique, par exemple, que des gens pourtant reconnus pour leur lucidité socioculturelle se retrouvent un jour à dire des choses nostalgiques à propos de comment tout s’en va chez le diable.
Le thème de ce blogue, L'Ancien et le moderne est directement lié à cette problématique. À savoir le combat personnel pour demeurer moderne tout en continuant de s'alimenter au classicisme. Lire Italo Calvino et écouter Malajube est-ce possible?
Paru dans La Presse, mardi 19 septembre 2006
Libellés :
Culture contemporaine,
Sport
Mes blogues québécois préférés de l'automne
Bonjour à tous,
Tel que promis, voici la liste de mes blogues québécois favoris, ceux que je consulte de temps en temps et que j'aime bien.
Toute mon admiration pour le travail de Nicolas Langelier et du magazine P45. Le magazine P45 qui existe depuis 2003 sous la forme électronique souhaite faire connaître les meilleurs artistes et créateurs d’ici et d’ailleurs. L'approche consiste à traiter de l’actualité culturelle avec un regard critique en rendant compte autant de la culture populaire que de l’avant-garde. Nicolas Langelier est le fondateur de P45 et a son propre blogue
Le regard personnel des blogues Célibataire Urbaine et Taxi de nuit est urbain, actuel, et drôle. Les lire s'est aussi un peu mieux comprendre Montréal.
Tout comme Le blogue de Phillipe-A. qui traîte de la nuit montréalaise et de son night-life.
Deux blogues de françaises d'origines demeurant au Québec soient Blog notes et Les Toiles Filantes . Ce dernier blogue parle de la vie simplement mais enrobé avec la douceur de vivre.
Le blogue de Michel Leblanc est mon blogue favori sur la question des nouveautés "technos" dans ce merveilleux monde de la communauté virtuelle
Finalement, vous trouverez dans Montreal City blog (blogue en anglais) toute l'actualité montréalaise, quand je dis tout...c'est tout.
Comme vous le constatez, pas de blogues littéraires québécois! J'en ai trouvé aucun encore qui me donne le goût d'y retourner...des suggetions?
Bonne lecture
A&M
Tel que promis, voici la liste de mes blogues québécois favoris, ceux que je consulte de temps en temps et que j'aime bien.
Toute mon admiration pour le travail de Nicolas Langelier et du magazine P45. Le magazine P45 qui existe depuis 2003 sous la forme électronique souhaite faire connaître les meilleurs artistes et créateurs d’ici et d’ailleurs. L'approche consiste à traiter de l’actualité culturelle avec un regard critique en rendant compte autant de la culture populaire que de l’avant-garde. Nicolas Langelier est le fondateur de P45 et a son propre blogue
Le regard personnel des blogues Célibataire Urbaine et Taxi de nuit est urbain, actuel, et drôle. Les lire s'est aussi un peu mieux comprendre Montréal.
Tout comme Le blogue de Phillipe-A. qui traîte de la nuit montréalaise et de son night-life.
Deux blogues de françaises d'origines demeurant au Québec soient Blog notes et Les Toiles Filantes . Ce dernier blogue parle de la vie simplement mais enrobé avec la douceur de vivre.
Le blogue de Michel Leblanc est mon blogue favori sur la question des nouveautés "technos" dans ce merveilleux monde de la communauté virtuelle
Finalement, vous trouverez dans Montreal City blog (blogue en anglais) toute l'actualité montréalaise, quand je dis tout...c'est tout.
Comme vous le constatez, pas de blogues littéraires québécois! J'en ai trouvé aucun encore qui me donne le goût d'y retourner...des suggetions?
Bonne lecture
A&M
mardi, septembre 19, 2006
La tragédie de Dawson et le Métro
J'ai calculé par simple curiosité que j'ai dû utiliser les transports en commun de Montréal plus de 10 000 fois depuis que je suis adolescent. Soit à peu près toutes les fois qu'il a fallu que je me déplace dans la région de Montréal. J'ai eu ma période "autobus" (13 à 19 ans), ma période "train de banlieue" (25-35 ans) et ma période "métro" (20-25 ans et au cours des dernières années). J'en connais bien les visages et les humeurs.
J'ai toujours aimé observer la foule anonyme des transports en commun d'une ville comme Montréal, on y retrouve de tout: des gens d'affaires, des étudiants, des immigrants, des mères de familles avec leurs bébés, des touristes avec leurs cartes, quelques pauvres bougres, de splendides femmes évanescentes, des banlieusards, etc.
Jeudi matin dernier (le 14 septembre 2006), le lendemain de la fusillade du Collège Dawson de Montréal, j'ai pris le métro pour me rendre au travail comme à chaque jour mais je n'avais pas le goût de lire mon journal quotidien et de me taper 15 pages d'horreur. J'ai donc observé les gens avec plus d'acuité et constaté la foule était un peu différente des autres matins: moins de journaux, moins d'Ipod, moins de romans que d'habitude en ce lendemain de tragédie.
Comme si tout le monde en même temps, pendant quelques minutes, entre les tâches quotidiennes de la maison et le boulot à venir, réfléchissaient sur le sens de la folie et le pourquoi de la destinée. Je sentais une émotion nouvelle, collective, difficile à cerner mais palpable. Ce ne fut pas une expérience mystique, loin de là. Juste le sentiment qu'un groupe d'inconnus vivants dans la même ville pensaient à la même chose, au même moment. Et vous savez quoi? Ça m'a fait du bien.
J'ai toujours aimé observer la foule anonyme des transports en commun d'une ville comme Montréal, on y retrouve de tout: des gens d'affaires, des étudiants, des immigrants, des mères de familles avec leurs bébés, des touristes avec leurs cartes, quelques pauvres bougres, de splendides femmes évanescentes, des banlieusards, etc.
Jeudi matin dernier (le 14 septembre 2006), le lendemain de la fusillade du Collège Dawson de Montréal, j'ai pris le métro pour me rendre au travail comme à chaque jour mais je n'avais pas le goût de lire mon journal quotidien et de me taper 15 pages d'horreur. J'ai donc observé les gens avec plus d'acuité et constaté la foule était un peu différente des autres matins: moins de journaux, moins d'Ipod, moins de romans que d'habitude en ce lendemain de tragédie.
Comme si tout le monde en même temps, pendant quelques minutes, entre les tâches quotidiennes de la maison et le boulot à venir, réfléchissaient sur le sens de la folie et le pourquoi de la destinée. Je sentais une émotion nouvelle, collective, difficile à cerner mais palpable. Ce ne fut pas une expérience mystique, loin de là. Juste le sentiment qu'un groupe d'inconnus vivants dans la même ville pensaient à la même chose, au même moment. Et vous savez quoi? Ça m'a fait du bien.
dimanche, septembre 17, 2006
Mozart à toutes les sauces...
J'écris ce billet en écoutant sur Itunes le Concerto pour piano n°23 en la majeur K.488 de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791).
J'ai un faible pour ce concerto qui demeure parmi les plus célèbres, en particulier son adagio centrale au pathos remarquable. Achevé en mars 1786, il exprime l'ambivalence et la mobilité de la vie. Je vous le conseille.
Mozart est mort pauvre comme job, hanté par ses problèmes financiers. Aujourd'hui, à l'heure du 250e anniversaire de sa naissance, c'est le monde à l'envers. En effet, si aujourd'hui la marque Mozart était cotée sur les marchés financiers, elle figurerait à la 51e place, juste derrière Nintendo et L'Oréal.
Aujourd'hui la marque Mozart tombée dans le domaine public, génère un chiffre d'affaires évalué à $ 7, 5 milliards de $ can (ou 5,4 millards d'euros) par an. Il existe pas moins de 77 sociétés Mozart qui produisent le meilleur comme le pire.
Au commencement vinrent les Mozartkugeln, boules de chocolat fourées à la pâte d'amandes, au nougat, inventées en 1890 par un maître confiseur de Salzburg...Il s'en vend chaqué année 100 millions de par le monde...
Plus récemment, la société Mozartland se lança dans une politique de produits dérivés agressive: parapluies, balles de golf, cendriers, porte-clés, bouteilles de shnaps, tasses, tabliers, ect. Mais le meilleur était encore à venir. À côté de la sympathique tarte dédiée au compositeur, à déguster au café Moazrt, près de L'Opéra de Vienne, voici que la laiterie Alpenmilch a produit un million de yaourts Mozart à boire au parfum de nougat et qu'un boucher de Flachgau s'enorgueillit d'avoir inventé la saucisse Mozart, qui épouse la forme d'un violon...Il y a aussi le surprenant soutien-gorge en dentelle qui jouent la "petite musique de nuit" quand on les presse (!) ou l'ours Mozart en peluche.
Mon concerto achève et et je ne peux qu'être triste devant l'incroyable destin de Mozart. Mort incompris mais aujourd'hui célébré à toutes les sauces même celles de mauvais goût...
J'ai un faible pour ce concerto qui demeure parmi les plus célèbres, en particulier son adagio centrale au pathos remarquable. Achevé en mars 1786, il exprime l'ambivalence et la mobilité de la vie. Je vous le conseille.
Mozart est mort pauvre comme job, hanté par ses problèmes financiers. Aujourd'hui, à l'heure du 250e anniversaire de sa naissance, c'est le monde à l'envers. En effet, si aujourd'hui la marque Mozart était cotée sur les marchés financiers, elle figurerait à la 51e place, juste derrière Nintendo et L'Oréal.
Aujourd'hui la marque Mozart tombée dans le domaine public, génère un chiffre d'affaires évalué à $ 7, 5 milliards de $ can (ou 5,4 millards d'euros) par an. Il existe pas moins de 77 sociétés Mozart qui produisent le meilleur comme le pire.
Au commencement vinrent les Mozartkugeln, boules de chocolat fourées à la pâte d'amandes, au nougat, inventées en 1890 par un maître confiseur de Salzburg...Il s'en vend chaqué année 100 millions de par le monde...
Plus récemment, la société Mozartland se lança dans une politique de produits dérivés agressive: parapluies, balles de golf, cendriers, porte-clés, bouteilles de shnaps, tasses, tabliers, ect. Mais le meilleur était encore à venir. À côté de la sympathique tarte dédiée au compositeur, à déguster au café Moazrt, près de L'Opéra de Vienne, voici que la laiterie Alpenmilch a produit un million de yaourts Mozart à boire au parfum de nougat et qu'un boucher de Flachgau s'enorgueillit d'avoir inventé la saucisse Mozart, qui épouse la forme d'un violon...Il y a aussi le surprenant soutien-gorge en dentelle qui jouent la "petite musique de nuit" quand on les presse (!) ou l'ours Mozart en peluche.
Mon concerto achève et et je ne peux qu'être triste devant l'incroyable destin de Mozart. Mort incompris mais aujourd'hui célébré à toutes les sauces même celles de mauvais goût...
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