Ce matin, les restes de la première institutrice de Montréal ont quitté, dans un grand coffret en bois, la maison-mère de la Congrégation Notre-Dame, communauté religieuse qu'elle a fondée il y a près de 350 ans.
J'ai assisté avec un millier de personnes à une messe splendide et émouvante en son honneur à la basilique Notre-Dame. Par la suite, 2 000 personnes ont participé à une grande procession, dimanche vers 13h00, sur la rue Notre-Dame (fermée pour l'occasion) pour accompagner le tombeau de sainte Marguerite Bourgeoys dans le Vieux-Montréal, à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, dont elle est aussi la fondatrice.

Le tombeau de Marguerite Bourgeoys à la sortie de la Basilique Notre-Dame (24 avril 2005)
Les soeurs de la Congrégations Notre-Dame que je commence à bien connaître étaient aux anges...
C'était particulier de voir autant de gens vouloir toucher le tombeau de Sainte-Marguerite-Bourgeoys et d'avoir le sentiment d'avoir assisté à une des dernières grandes processions religieuses de l'histoire du Québec...et peut-être d'assister à la naissance d'un nouveau lieu de pélérinage à Montréal!
Marguerite Bourgeoys est décédée à Montréal le 12 janvier 1700.
Au cours des 305 dernières années, ses ossements ont été déplacés à au moins cinq reprises, à la suite d'incendies ou de démolitions des propriétés des religieuses. Cette fois, ce sont des déménageurs qui sont en cause. Comme les effectifs de la Congrégation de Notre-Dame diminuent rapidement, et que les religieuses plus âgées déménagent vers de plus petites résidences ou infirmeries, la Congrégation s'apprête à remettre sa vaste maison-mère de l'avenue Westmount, aujourd'hui presque désertée, au Collège Marianopolis, ce printemps.
Elle a été canonisée le 31 octobre 1982 par le pape Jean-Paul II.
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