Ma tante Blandine est morte à 94 ans la nuit dernière dans la douleur semble-t-il. Les derniers mois ont été difficiles. Mais elle voyait encore le côté positif des choses même à l'heure où le bout de la ligne est devant nous...
La soeur de ma grand-mère maternelle étaient la dernière représentante de la génération des parents de mes parents. Une femme d'une intelligence vive qui avait vécue les plus belles années de sa vie après la mort de son mari en 1976. Une période étincelante commença au crépuscule de sa vie: des voyages, des rencontres ensoleillées, la liberté, les autres avant tout... comme pour oublier la grande misère de son enfance.
Elle n'avait pas d'enfants et donnaient beaucoup d'affections et d'attentions aux petits-enfants de sa soeur Blanche...
Pars en paix, Blandine!
Là où tu le mérites bien.
Au paradis promis, tes soeurs et frères vont t’accueillir à bras ouverts et enfin pouvoir jaser avec toi. J'imagine que tous les tiens, en esprits, t’attendent.
Sors d’ici, en cendres légères, Blandine
Là-haut, qui sait ?, tu auras tout le monde autour de toi qui iront te visiter. Avec des souvenirs de voyage, que tu pourras partager. Tu te baladeras au travers des étoiles en nous attendant, nous tous en bas.
Un jour, tous réunis, on ira allumer des feux célestes et, avec toi, on ira pêcher des poissons exotiques comme ceux de la mer caraïbe où tu n’es jamais allé.
En attendant, j'irai te porter de temps en temps des marguerites blanches à St-Cléophas. Je t'accompagnerai quelques minutes et nous nous laisserons bercer par la nostalgie du temps jadis.
Repose-toi bien en esprit, ma chère Blandine, tu en as assez fait. Paix à tes cendres.
Ton petit
lundi, février 28, 2005
vendredi, février 18, 2005
L'art contemporain...enfin!
Enfin j'y arrive...cela m'a pris un peu de temps attiré de par trop par les choses anciennes et qui n'ont plus cours...
Pour ce premier post sur le sujet dans mon blogue, commençons par une définition de l'art contemporain:
Bon. Pas simple. L'adjectif contemporain est lui-même ambigu: il désigne à la fois une période dans l'histoire, grosso modo le 20e siècle et un type d'art particulier, l'art abstrait, dont on présume qu'il caractérise notre époque comme l'impressionnisme a caractérisé la fin du 19e. Dès lors de deux choses l'une: ou bien l'on croit que l'art est un phénomène essentiellement historique et alors on utilise le style du temps comme critère pour juger de la valeur des oeuvres de l'époque en cause. C'est ce qu'ont fait au vingtième siècle la critique officielle aussi bien que les musées, les fondations et les organismes subventionnaires gouvernementaux.
Ou bien l'on croit que l'art transcende les époques, qu'il existe, comme le pensait Pascal, «un modèle (universel) d'agrément et de beauté,» et alors l'exclusion pour cause de non conformité à l'esprit du temps apparaît comme une forme de terreur, illusion totalitaire consistant à prétexter d'un prétendu sens de l'histoire pour exclure de l'histoire diverses catégories d'individus et d'oeuvres.
L'art contemporain fait exception à toutes les lois, à commencer par celle du ridicule. Le ridicule n'y tue pas, il ennoblit. En dépit du succès de la pièce théâtrale de Yasmina Réza, Art, les tableaux monochromes continuent de trouver preneurs. Cette pièce met en scène trois amis, dont l'un vient d'acheter, pour 200,000 francs, somme considérable pour lui, un tableau blanc. L'un de ses amis est consterné et si l'autre ne l'est pas c'est parce qu'il est incapable de prendre position. La pièce commence ainsi:
"Mon ami Serge a acheté un tableau. C'est une toile d'environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux. "
Dans une anthologie de la critique d'art au XXe siècle on trouverait une multitude de passages semblables, où les dimensions du tableau en sont la dimension principale. Au cours de l'été 1991, le Musée d'art contemporain de Montréal exposa les oeuvres d'un artiste canadien réputé du nom de Ron Martin. Voici comment, dans un article intitulé Être abstrait aujourd'hui, le non moins réputé critique d'art du Devoir, monsieur Jean Dumont a justifié le choix des tableaux tout rouges:
"Dans les grands monochromes rouges, par exemple, la hauteur et la largeur des châssis sont très exactement fixés pour correspondre à l'envergure physique du peintre. Les peintures sont de plus exécutées en un temps déterminé à l'avance. Autrement dit, les conditions physiques de l'exécution sont arrêtées avant l'exécution elle-même, permettant ainsi à l'artiste de laisser dans le cours de celle-ci, totale liberté à son désir d'expression. Le contenu de cette expression nous échappe bien sûr, mais non son cadre physique, auquel nous identifions notre propre corps."
Tout cela me rappelle une oeuvre acheté par le collectif CollectArt, que je préside, celui de l'artiste Stéphane LaRue...un monochrome blanc...
Au Québec et ailleurs, de nombreux représentants de l'académisme d'avant-garde ignoraient et ignorent toujours les techniques les plus élémentaires de la peinture. Leurs croûtes durent donc ce que durent celles du pain. Vingt ou trente ans après leur production, il faut les restaurer à grands frais.
Mais, je tiens à préciser que je demeure un fan d'art contemporain et ce qui me touche aujourd'hui en art actuel est presque toujours abstrait (même si ej constate quelques abus...), mais dans l'abstrait... je recherche toujours une certaine forme d'harmonie, de symétrie et de beauté "classique".
Le XXe siècle aura été marqué par la querelle des abstraits et des figuratifs. Cette querelle n'est pas terminée. Elle se distingue de la querelle des siècle précédents (voir mon tout premier blogue du 5 déc.), celle des anciens et des modernes, en ce qu'elle oppose deux conceptions irréconciliables de l'art, l'une qui le réduit à l'expression d'une conscience historique excluant dans certains cas jusqu'au souci de la beauté, l'autre qui reste fidèle à la recherche de la beauté sans toujours être inscrite dans l'air du temps. Dans la querelle des anciens et des modernes, le désaccord ne portait que sur les modalités d'accès à un même idéal de beauté.
Victor Hugo, l'un des principaux protagonistes dans cette querelle ne croyait pas au progrès dans l'art. «Un chef-d'oeuvre existe une fois pour toutes. Le premier poète qui arrive, arrive au sommet. Vous monterez après lui, aussi haut, pas plus haut. Ah! tu t'appelles Dante, soit; mais celui-ci s'appelle Homère. Le progrès, but sans cesse déplacé, étape toujours renouvelée, a des changements d'horizon. L'idéal, point.»
Et qui me lit connais mon attachement à Victor Hugo!
Source: plusieurs sur le Net
Pour ce premier post sur le sujet dans mon blogue, commençons par une définition de l'art contemporain:
Bon. Pas simple. L'adjectif contemporain est lui-même ambigu: il désigne à la fois une période dans l'histoire, grosso modo le 20e siècle et un type d'art particulier, l'art abstrait, dont on présume qu'il caractérise notre époque comme l'impressionnisme a caractérisé la fin du 19e. Dès lors de deux choses l'une: ou bien l'on croit que l'art est un phénomène essentiellement historique et alors on utilise le style du temps comme critère pour juger de la valeur des oeuvres de l'époque en cause. C'est ce qu'ont fait au vingtième siècle la critique officielle aussi bien que les musées, les fondations et les organismes subventionnaires gouvernementaux.
Ou bien l'on croit que l'art transcende les époques, qu'il existe, comme le pensait Pascal, «un modèle (universel) d'agrément et de beauté,» et alors l'exclusion pour cause de non conformité à l'esprit du temps apparaît comme une forme de terreur, illusion totalitaire consistant à prétexter d'un prétendu sens de l'histoire pour exclure de l'histoire diverses catégories d'individus et d'oeuvres.
L'art contemporain fait exception à toutes les lois, à commencer par celle du ridicule. Le ridicule n'y tue pas, il ennoblit. En dépit du succès de la pièce théâtrale de Yasmina Réza, Art, les tableaux monochromes continuent de trouver preneurs. Cette pièce met en scène trois amis, dont l'un vient d'acheter, pour 200,000 francs, somme considérable pour lui, un tableau blanc. L'un de ses amis est consterné et si l'autre ne l'est pas c'est parce qu'il est incapable de prendre position. La pièce commence ainsi:
"Mon ami Serge a acheté un tableau. C'est une toile d'environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux. "
Dans une anthologie de la critique d'art au XXe siècle on trouverait une multitude de passages semblables, où les dimensions du tableau en sont la dimension principale. Au cours de l'été 1991, le Musée d'art contemporain de Montréal exposa les oeuvres d'un artiste canadien réputé du nom de Ron Martin. Voici comment, dans un article intitulé Être abstrait aujourd'hui, le non moins réputé critique d'art du Devoir, monsieur Jean Dumont a justifié le choix des tableaux tout rouges:
"Dans les grands monochromes rouges, par exemple, la hauteur et la largeur des châssis sont très exactement fixés pour correspondre à l'envergure physique du peintre. Les peintures sont de plus exécutées en un temps déterminé à l'avance. Autrement dit, les conditions physiques de l'exécution sont arrêtées avant l'exécution elle-même, permettant ainsi à l'artiste de laisser dans le cours de celle-ci, totale liberté à son désir d'expression. Le contenu de cette expression nous échappe bien sûr, mais non son cadre physique, auquel nous identifions notre propre corps."
Tout cela me rappelle une oeuvre acheté par le collectif CollectArt, que je préside, celui de l'artiste Stéphane LaRue...un monochrome blanc...
Au Québec et ailleurs, de nombreux représentants de l'académisme d'avant-garde ignoraient et ignorent toujours les techniques les plus élémentaires de la peinture. Leurs croûtes durent donc ce que durent celles du pain. Vingt ou trente ans après leur production, il faut les restaurer à grands frais.
Mais, je tiens à préciser que je demeure un fan d'art contemporain et ce qui me touche aujourd'hui en art actuel est presque toujours abstrait (même si ej constate quelques abus...), mais dans l'abstrait... je recherche toujours une certaine forme d'harmonie, de symétrie et de beauté "classique".
Le XXe siècle aura été marqué par la querelle des abstraits et des figuratifs. Cette querelle n'est pas terminée. Elle se distingue de la querelle des siècle précédents (voir mon tout premier blogue du 5 déc.), celle des anciens et des modernes, en ce qu'elle oppose deux conceptions irréconciliables de l'art, l'une qui le réduit à l'expression d'une conscience historique excluant dans certains cas jusqu'au souci de la beauté, l'autre qui reste fidèle à la recherche de la beauté sans toujours être inscrite dans l'air du temps. Dans la querelle des anciens et des modernes, le désaccord ne portait que sur les modalités d'accès à un même idéal de beauté.
Victor Hugo, l'un des principaux protagonistes dans cette querelle ne croyait pas au progrès dans l'art. «Un chef-d'oeuvre existe une fois pour toutes. Le premier poète qui arrive, arrive au sommet. Vous monterez après lui, aussi haut, pas plus haut. Ah! tu t'appelles Dante, soit; mais celui-ci s'appelle Homère. Le progrès, but sans cesse déplacé, étape toujours renouvelée, a des changements d'horizon. L'idéal, point.»
Et qui me lit connais mon attachement à Victor Hugo!
Source: plusieurs sur le Net
dimanche, janvier 30, 2005
Les comédies musicales de Londres
J'ai été frappé durant mon séjour à Londres de la place prédominante des comédies musicales. Une quinzaine d'oeuvres sont publicisées partout au centre-ville (autobus, journaux, panneaux, etc). On ne peut pas les manquer. Moi, j'en ai vu trois en trois jours: Chicago, Les Misérables et le Fantôme de l'Opéra. Un sprint pour mieux comprendre le phénomène (selon certains, on verra de plus en plus de comédies musicales à Montréal) et par curiosité.
J'ai passé deux belles soirées sur trois (je n'ai pas aimé le Fantôme) mais sans grand coup de coeur (sauf pour la fin des "Misérables" mais cela est dû principalement à Victor Hugo).
J'ai passé deux belles soirées sur trois (je n'ai pas aimé le Fantôme) mais sans grand coup de coeur (sauf pour la fin des "Misérables" mais cela est dû principalement à Victor Hugo).
jeudi, janvier 27, 2005
Mon passage remarqué au British Museum...
Hier (mercredi le 26 janv. 2005) mon programme de ma dernière journée à Londres consistait en deux visites de musées: le "British Museum" et le "Tate Modern". Ambition démesurée puisque j'ai passé finalement toute la journée au British...
6 heures à faire un tour rapide de l'ensemble du musée et à me concentrer sur la section "antiquité greco-romaine".
Un mot (avant d'aller plus loin) sur l'entrée principale qui est couverte depuis les rénovations de 2000 d'une immense verrière. Bien, lumineux mais moins impressionnant que la pyramide du Louvres. La "Reading Room" est toutefois magnifique. Louis, à rajouter à notre liste des belles bibliothèques publiques...
Revenons maintenant à l'objet de ma visite soit la section "greco-romaine". J'ai retenu 3 éléments:
1) Les sculptures du Parthenon d'Athènes ***
Les très contreversées "marbres d'Elgin" sont magnifiques. J'ai eu droit a une visite commentée de plus d'une heure pour mieux comprendre la virtuosité des sculpteurs grecs (sous la direction du grand Philias) qui ont façonné la frise, les frontons et les métopes.
La frise est particulièrement spectaculaire. Dans un marbre d'une épaisseur de moins d'un pied, ils ont réussi à décrire les détails de quatres cheveaux et cavaliers de large (entre autres).
2) Les vestiges du Mausolée d'Halicarnasse et du temple d'Artémis d'Ephèse.
Dois-je rappeller (je crois que oui...) qu'il s'agit de deux des sept merveilles du monde tel que determinées par les géographes de la suite d'Alexandre Le Grand.
Un peu, pas mal moins bien préservés mais très évocateurs.
3) La superbe collection de pièces de l'Italie grecque (8e s. au 2e s. av J.-C.). Pas beaucoup de monde au musée à cette fin de janvier, pas un chat dans cette section. Seul avec ces vases fantastiques, je suis bien resté seul (par ex.) au moins 10 min. devant un vase de Syracuse illustrant le premier travail d'Hercule: sa bataille avec le lion de Némée.
Ainsi s'achève pas mal mon périple "grec"...après des "learning" en Italie et en Grèce ainsi que des visites des plus belles collections greco-romaine au monde (Le Louvres, le Pergamon Museum de Berlin, le Vatican et maintenant le British Museum)...je pense (!!) que je suis rassasié...
Toutefois ma visite s'est terminé d'une façon innatendue...
Quand je suis allé en fin de journée vers la sortie principale "Great Russell Street", la porte était fermé. En fait, toutes les issues étaient fermées. Après 20 minutes d'attentes, on indiquait aux quelques centaines de personnes qui restaient que la Police arrivaient...On avait découvert la disparition d'un vase de Syracuse. Personne ne sait comment cela est possible...
L'édition d'aujourd'hui du Times (27 janv.2005, p.33) relate l'événement.
Un gardien m'indiqua que ce vase avait une valeur de plus de 20 000 Livres (50 000 can $)...
Je m'en allais fourbu mais heureux de ma visite au British Museum.
6 heures à faire un tour rapide de l'ensemble du musée et à me concentrer sur la section "antiquité greco-romaine".
Un mot (avant d'aller plus loin) sur l'entrée principale qui est couverte depuis les rénovations de 2000 d'une immense verrière. Bien, lumineux mais moins impressionnant que la pyramide du Louvres. La "Reading Room" est toutefois magnifique. Louis, à rajouter à notre liste des belles bibliothèques publiques...
Revenons maintenant à l'objet de ma visite soit la section "greco-romaine". J'ai retenu 3 éléments:
1) Les sculptures du Parthenon d'Athènes ***
Les très contreversées "marbres d'Elgin" sont magnifiques. J'ai eu droit a une visite commentée de plus d'une heure pour mieux comprendre la virtuosité des sculpteurs grecs (sous la direction du grand Philias) qui ont façonné la frise, les frontons et les métopes.
La frise est particulièrement spectaculaire. Dans un marbre d'une épaisseur de moins d'un pied, ils ont réussi à décrire les détails de quatres cheveaux et cavaliers de large (entre autres).
2) Les vestiges du Mausolée d'Halicarnasse et du temple d'Artémis d'Ephèse.
Dois-je rappeller (je crois que oui...) qu'il s'agit de deux des sept merveilles du monde tel que determinées par les géographes de la suite d'Alexandre Le Grand.
Un peu, pas mal moins bien préservés mais très évocateurs.
3) La superbe collection de pièces de l'Italie grecque (8e s. au 2e s. av J.-C.). Pas beaucoup de monde au musée à cette fin de janvier, pas un chat dans cette section. Seul avec ces vases fantastiques, je suis bien resté seul (par ex.) au moins 10 min. devant un vase de Syracuse illustrant le premier travail d'Hercule: sa bataille avec le lion de Némée.
Ainsi s'achève pas mal mon périple "grec"...après des "learning" en Italie et en Grèce ainsi que des visites des plus belles collections greco-romaine au monde (Le Louvres, le Pergamon Museum de Berlin, le Vatican et maintenant le British Museum)...je pense (!!) que je suis rassasié...
Toutefois ma visite s'est terminé d'une façon innatendue...
Quand je suis allé en fin de journée vers la sortie principale "Great Russell Street", la porte était fermé. En fait, toutes les issues étaient fermées. Après 20 minutes d'attentes, on indiquait aux quelques centaines de personnes qui restaient que la Police arrivaient...On avait découvert la disparition d'un vase de Syracuse. Personne ne sait comment cela est possible...
L'édition d'aujourd'hui du Times (27 janv.2005, p.33) relate l'événement.
Un gardien m'indiqua que ce vase avait une valeur de plus de 20 000 Livres (50 000 can $)...
Je m'en allais fourbu mais heureux de ma visite au British Museum.
mercredi, janvier 26, 2005
Londres--Jour 2
Mardi, j'ai fait de très longues promenades au coeur de Londres. Température stable, beau et froid pour Londres...
Donc, visite autour du Trafalgar Sq., le Parlement et le Big Ben, une longue visite (plus d'une heure) de l'Abbeye de Westminster, le Piccadilly Circus , marche le long de la Tamise et finalement visite de la National Gallery (surtout pour les peintres anglais--on m'avait parlé de Turner et de Constable...je m'y suis attardé...ca fallait vraiment la peine.)
Bon...on ne sort par l'intervenant touristique facilement de moi...j'ai pris (mais pas uniquement!) des photos de plaques commemoratives, de panneaux de signalisation et du kiosque de billets moitié prix de Londres. J'y ai acheté un billet pour la comédie musicale "Les Miserables"...ce fût mon programme de la soiree...très touchant, la puissance évocatrice de Victor Hugo opère toujours..
Ah oui! J'adore mon nouvel appareil photo numérique!!
Donc, visite autour du Trafalgar Sq., le Parlement et le Big Ben, une longue visite (plus d'une heure) de l'Abbeye de Westminster, le Piccadilly Circus , marche le long de la Tamise et finalement visite de la National Gallery (surtout pour les peintres anglais--on m'avait parlé de Turner et de Constable...je m'y suis attardé...ca fallait vraiment la peine.)
Bon...on ne sort par l'intervenant touristique facilement de moi...j'ai pris (mais pas uniquement!) des photos de plaques commemoratives, de panneaux de signalisation et du kiosque de billets moitié prix de Londres. J'y ai acheté un billet pour la comédie musicale "Les Miserables"...ce fût mon programme de la soiree...très touchant, la puissance évocatrice de Victor Hugo opère toujours..
Ah oui! J'adore mon nouvel appareil photo numérique!!
mardi, janvier 25, 2005
Voyage en Europe--Jour 1...
On a beau dire...les technologies, c'est pratique. A Dorval, j'ai pu émettre moi-même ma carte d'embarquement dans un espèce de guichet automatique et ainsi éviter 1 heure d'attente. Ce nouveau système d'Air Canada est vraiment bien. Par la suite, tout c'est déroulé comme un charme...l'avion est parti et est arrivé à l'heure, j'ai même dormi un peu. De l'aéroport Heathrow de Londres, l"Underground" m' a amené à deux pas de mon hôtel (sur Strand) en moins d'une heure.
J'y étais vers 10h00 du matin-heure de Londres-et il avait bien ma réservation faite par Expedia a un prix vraiment très bas. Wow! J'étais tout content de ma modeste chambre mais propre en plein coeur de Londres (près du Trafalgar Square et de la National Gallery).
Le soleil était au rendez-vous mais frais (un 5 degre humide mais à côté de Mtl...). J'ai pu me promener un peu. Première impression (et ici je compare a Paris que je connais bien et à quoi d'autres comparer?) : archictecture un peu pas mal bigarré, moins joli et homogène qu'à Paris. Même note du cote de la bouffe, rien à voir, assez poche ici! Le reste toutefois est charmant; les gens, les taxis, les autobus, le rythme...j'aime bien!
Malgré mes profondes résolutions, je n'ai pas résister à une sieste qui m'a hypothequé une partie de ma journée...j'ai fini le tout avec une comedie musicale "Chicago"...beaucoup mieux que la version francaise que j'avais vu il y a deux ans pendant le Festival de Jazz de Mtl.
J'y étais vers 10h00 du matin-heure de Londres-et il avait bien ma réservation faite par Expedia a un prix vraiment très bas. Wow! J'étais tout content de ma modeste chambre mais propre en plein coeur de Londres (près du Trafalgar Square et de la National Gallery).
Le soleil était au rendez-vous mais frais (un 5 degre humide mais à côté de Mtl...). J'ai pu me promener un peu. Première impression (et ici je compare a Paris que je connais bien et à quoi d'autres comparer?) : archictecture un peu pas mal bigarré, moins joli et homogène qu'à Paris. Même note du cote de la bouffe, rien à voir, assez poche ici! Le reste toutefois est charmant; les gens, les taxis, les autobus, le rythme...j'aime bien!
Malgré mes profondes résolutions, je n'ai pas résister à une sieste qui m'a hypothequé une partie de ma journée...j'ai fini le tout avec une comedie musicale "Chicago"...beaucoup mieux que la version francaise que j'avais vu il y a deux ans pendant le Festival de Jazz de Mtl.
samedi, janvier 22, 2005
L'égypte ancienne et le Musée du Caire...
Je quitte dans quelques heures pour Londres et Madrid mais je n'ai pas encore rien écrit sur mon mémorable voyage d'apprentissage de l'automne dernier en Égypte avec la firme française Clio. Mon itinéraire exact est au lien suivant Trésors d'Egypte en croisière.
Donc après le vol Paris-Louxor, merveilleuse croisière sur le Nil dans la première partie du voyage avec Louxor, Thèbes, Assouan, Abydos, Edfou, Philae, Abou Simbel (wow!) etc. Accompagné de notre égyptologue française, que de découvertes, conférences et contenus anciens... dans une chaleur souvent torride (nous avons connu un 51 degré celcius) malgré que le voyage ait eu lieu fin sept./déb octobre.
Le fait de faire un "learning" avec des Français m'a permis de découvrir aussi la riche histoire de l'égyptologie française (Jean-François Champollion, l'expédition de Napoléon, Auguste Mariette ,etc)...un 2e voyage dans le premier...
Vous savez que je peux maintenant lire la " cartouche" de plusieurs pharaons...je comprends mieux surtout le contexte historique de cette période fascinante ainsi que les luttes de pouvoir entre le clergé égyptien et les dynasties pharaoniques...
La 2e partie du voyage se concentra sur Le Caire et les pyramides bien-sûr (celle de Kheops-appellée la Grande pyramide-dont nous avons visité l'intérieure, Khephren, Mykerinos et un peu plus loin Saqqarah) ainsi que le Sphinx.
Mais quel choc que le Musée Égyptien du Caire...Un doux capharnaum
Le gouvernement égyptien mettra en place le Service des Antiquités égyptiennes en 1835, afin de mettre un terme au pillage des sites archéologiques et exposer les oeuvres qui appartenaient à l'État. Le musée créé à Boulaq, en 1858, sera dirigé par l'archéologue français Auguste Mariette. Son contenu sera transféré dans une annexe du palais d'Ismaïl Pacha, souverain d'Égypte, à Giza en 1880. Le musée, construit en 1900 dans le style néo-classique par l'architecte français Marcel Dourgnon, expose aujourd'hui plus de 140 000 objets .
Ses collections comprennent notamment :
- Les momies de certains pharaons de la XVIIIème à la XXème dynastie, découvertes à Thèbes. - La première série de momies, découvertes dans à Deir el-Bahari, comprenant celles de Seqenenre, d'Ahmosis Ier, d'Aménophis Ier, de Touthmôsis Ier, de Touthmôsis II, de Touthmôsis III, de Séthi Ier, de Ramsès II et de Ramsès III.
- La deuxième série, découverte dans la tombe d'Aménophis II, comprend les momies d'Aménophis II, de Touthmôsis IV, d'Aménophis III, de Meren Ptah, de Séthi II, de Siptah, de Ramsès IV, de Ramsès V, de Ramsès VI, de trois femmes et d'un enfant.
- Les objets provenant de la tombe de Toutankhamon, comptant plus de 3 500 pièces, dont 1 700 sont exposées dans le musée.
-Et bien d'autres
Il ya tellement d'objets présentés en vrac qu'une plaisanterie veut que des archéologues y entreprennent des fouilles...sans un bon guide, le Musée est d'un romantisme fou mais peu utile pour la compréhension de l'égypte ancienne...
J'ai adoré entre autre les portraits funéraires gréco-romains du Fayoum (http://portraits.fayoum.free.fr/). Magnifique et troublant!
J'ai hâte à l'expo du Musée des beaux-arts de Montréal Égypte éternelle.
Donc après le vol Paris-Louxor, merveilleuse croisière sur le Nil dans la première partie du voyage avec Louxor, Thèbes, Assouan, Abydos, Edfou, Philae, Abou Simbel (wow!) etc. Accompagné de notre égyptologue française, que de découvertes, conférences et contenus anciens... dans une chaleur souvent torride (nous avons connu un 51 degré celcius) malgré que le voyage ait eu lieu fin sept./déb octobre.
Le fait de faire un "learning" avec des Français m'a permis de découvrir aussi la riche histoire de l'égyptologie française (Jean-François Champollion, l'expédition de Napoléon, Auguste Mariette ,etc)...un 2e voyage dans le premier...
Vous savez que je peux maintenant lire la " cartouche" de plusieurs pharaons...je comprends mieux surtout le contexte historique de cette période fascinante ainsi que les luttes de pouvoir entre le clergé égyptien et les dynasties pharaoniques...
La 2e partie du voyage se concentra sur Le Caire et les pyramides bien-sûr (celle de Kheops-appellée la Grande pyramide-dont nous avons visité l'intérieure, Khephren, Mykerinos et un peu plus loin Saqqarah) ainsi que le Sphinx.
Mais quel choc que le Musée Égyptien du Caire...Un doux capharnaum
Le gouvernement égyptien mettra en place le Service des Antiquités égyptiennes en 1835, afin de mettre un terme au pillage des sites archéologiques et exposer les oeuvres qui appartenaient à l'État. Le musée créé à Boulaq, en 1858, sera dirigé par l'archéologue français Auguste Mariette. Son contenu sera transféré dans une annexe du palais d'Ismaïl Pacha, souverain d'Égypte, à Giza en 1880. Le musée, construit en 1900 dans le style néo-classique par l'architecte français Marcel Dourgnon, expose aujourd'hui plus de 140 000 objets .
Ses collections comprennent notamment :
- Les momies de certains pharaons de la XVIIIème à la XXème dynastie, découvertes à Thèbes. - La première série de momies, découvertes dans à Deir el-Bahari, comprenant celles de Seqenenre, d'Ahmosis Ier, d'Aménophis Ier, de Touthmôsis Ier, de Touthmôsis II, de Touthmôsis III, de Séthi Ier, de Ramsès II et de Ramsès III.
- La deuxième série, découverte dans la tombe d'Aménophis II, comprend les momies d'Aménophis II, de Touthmôsis IV, d'Aménophis III, de Meren Ptah, de Séthi II, de Siptah, de Ramsès IV, de Ramsès V, de Ramsès VI, de trois femmes et d'un enfant.
- Les objets provenant de la tombe de Toutankhamon, comptant plus de 3 500 pièces, dont 1 700 sont exposées dans le musée.
-Et bien d'autres
Il ya tellement d'objets présentés en vrac qu'une plaisanterie veut que des archéologues y entreprennent des fouilles...sans un bon guide, le Musée est d'un romantisme fou mais peu utile pour la compréhension de l'égypte ancienne...
J'ai adoré entre autre les portraits funéraires gréco-romains du Fayoum (http://portraits.fayoum.free.fr/). Magnifique et troublant!
J'ai hâte à l'expo du Musée des beaux-arts de Montréal Égypte éternelle.
dimanche, janvier 16, 2005
Bon, ça suffit!
Bon Pierre, ça suffit... :Dieu, Lamartine et les anciens...ton blogue s'intitule "L'ancien et le moderne" maudit!..tu as l'air d'un nostalgique d'un autre temps avec tes questions existentialistes...et je sais que tu es tenté d'écrire sur Socrate, Malraux, Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, ChateauBriand et quoi encore!
Toi qui a maintenant 1 ordi neuf à la maison et un protable au bureau, un Palm, un nouvel appareil photo numérique, deux blogues, 4 ou 5 adresses internet..c'est pas fort!!
J'ai l'appareillage moderne mais la pensée ancienne et littéraire. Je m'intéresse au patrimoine religieux, je suis attaché à mon employeur, je m'intéresse plus à l'humain qu'à l'environnement, j'aime lire les grands classiques...
Pour changer cela un peu, je vais plutôt relire les dernières parutions de l'infolettre hebdomadaire AskMen.com qui s'adresse aux jeunes hommes "mature" dans la trentaine (!) qui veulent savoir ce qui est hot, actuel, comprendre les filles, parler virilement, acheter un cadeau à la dernière minute, voyager dans des endroits qui susciteront l'envie, ect. La référence masculine en tout. En plus, c'est une inititiaitve de montréalais..
Je me promets des textes aussi sur l'art visuel et CollectArt...
Bon, c'est un début, je vous tiens au courant de mon virage...
D'un nouveau moderne...
http://www.askmen.com/
Toi qui a maintenant 1 ordi neuf à la maison et un protable au bureau, un Palm, un nouvel appareil photo numérique, deux blogues, 4 ou 5 adresses internet..c'est pas fort!!
J'ai l'appareillage moderne mais la pensée ancienne et littéraire. Je m'intéresse au patrimoine religieux, je suis attaché à mon employeur, je m'intéresse plus à l'humain qu'à l'environnement, j'aime lire les grands classiques...
Pour changer cela un peu, je vais plutôt relire les dernières parutions de l'infolettre hebdomadaire AskMen.com qui s'adresse aux jeunes hommes "mature" dans la trentaine (!) qui veulent savoir ce qui est hot, actuel, comprendre les filles, parler virilement, acheter un cadeau à la dernière minute, voyager dans des endroits qui susciteront l'envie, ect. La référence masculine en tout. En plus, c'est une inititiaitve de montréalais..
Je me promets des textes aussi sur l'art visuel et CollectArt...
Bon, c'est un début, je vous tiens au courant de mon virage...
D'un nouveau moderne...
http://www.askmen.com/
mardi, janvier 04, 2005
Pourquoi les textes anciens? Selon Thierry Hentsch
Question: Par le retour au texte des « grands récits » et par la reconstitution de leur contexte originel, vous montrez à quel point nous sommes dépossédés de nos récits fondateurs. Peut-on dire que le thème central de votre livre "Raconter et mourir" est la méconnaissance de soi : méconnaissance de soi en tant qu’individu, mais aussi en tant que civilisation ?
Thierry Hentsch : Oui, parfaitement. "Raconter et mourir" est, j’espère, une contribution à la lutte contre la dépossession qui nous menace individuellement et collectivement. Pour un individu comme pour une culture, la plus grande perte, je crois, est la perte qui consiste à passer à côté de nous-mêmes. Et cette menace vient pour une large part de notre méconnaissance de l’héritage littéraire et artistique auquel nous nous référons sans plus prendre le temps de le fréquenter, de le cultiver. Comme le montre magnifiquement Proust, la littérature c’est la vie réfléchie, ressaisie. Renoncer à cette réflexion, à cette ressaisie c’est renoncer à ce qui fait de nous des humains, c’est-à-dire des êtres capables de nous penser comme des êtres pensant et imaginant!
Source: http://www.vox-poetica.org/entretiens/hentsch.htm
Thierry Hentsch : Oui, parfaitement. "Raconter et mourir" est, j’espère, une contribution à la lutte contre la dépossession qui nous menace individuellement et collectivement. Pour un individu comme pour une culture, la plus grande perte, je crois, est la perte qui consiste à passer à côté de nous-mêmes. Et cette menace vient pour une large part de notre méconnaissance de l’héritage littéraire et artistique auquel nous nous référons sans plus prendre le temps de le fréquenter, de le cultiver. Comme le montre magnifiquement Proust, la littérature c’est la vie réfléchie, ressaisie. Renoncer à cette réflexion, à cette ressaisie c’est renoncer à ce qui fait de nous des humains, c’est-à-dire des êtres capables de nous penser comme des êtres pensant et imaginant!
Source: http://www.vox-poetica.org/entretiens/hentsch.htm
dimanche, décembre 26, 2004
L'ange de Paris...
J'ai fait un arrêt à Paris il y a 3 mois (de retour de mon voyage d'Égypte) essentiellement pour voir un tableau de Delacroix. Dans cette église, l'auteur affirmait que la lumière automnale était idéale pour apprécier cette peinture du XIXe. Ce 1er octobre 2004, en début d'après-midi, le soleil faisait miroité "La Lutte avec l'ange" et j'étais émerveillé...
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J'ai lu (en 2002 je crois) un livre qui m'a boulversé, la "Lutte avec l'ange" de Jean-Paul Kaufmann.
Ce livre essai personnel/quête part d'une fascination de Kaufmann pour une peinture de Delacroix (La lutte avec l'ange) peinte sur les murailles de l'église Saint-Sulpice. L'oeuvre reprend un épisode de l'Ancien testament lorsque Jacob lutte avec un Ange (?--pas évident si c'était un ange!) avant d'aller rencontrer Esaü (au prix d'une infirmité qu'il gardera toute sa vie). Prétexte pour rencontrer Delacroix à la fin de sa vie (la lutte avec l'ange étant sa dernière oeuvre majeure), son époque (le 19e siècle), l'église St-Sulpice--que je n'avais jamais visité encore--, les concerts d'orgues de Mozart (Delacroix aimait peintre sur les airs de l'orgue de St-Sulpice), Baudelaire (un ami de Delacroix) et l'Ancien testament. C'est drôle, dans ma lecture personnelle de l'Ancien testament, je n'avais pas relevé ce passage de la Lutte avec l'Ange...je l'ai relu depuis ce temps plusieurs fois (Genèse XXXII, 23-33). Ce livre fût une révélation lumineuse pour moi. Voir critique ci-jointe que j'ai trouvé sur Internet.
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Le mystère Delacroix
par Armelle Godeluck
Lire, mai 2001
Kaufmann est ici au centre de sa quête autour d'une fresque d'une église: La lutte de Jacob avec l'Ange peinte à la fin de sa vie par Delacroix à Saint-Sulpice, dans le VIe arrondissement de Paris. Une peinture qui a coûté beaucoup de tourments à l'artiste. Il lui fallut cinq ans de réflexion entre la commande passée en 1849 et le début des travaux et sept autres années, avec bien des interruptions, pour mener l'oeuvre à son terme, en 1861. Le commissaire Kauffmann qui apprécie l'investigation à la Maigret et qui a gardé de sa fréquentation assidue de la Bible dans son enfance le goût de l'exégèse, opère par de circulaires travaux d'approche, flâneries sur les chemins de traverse, tous les sens enéveil. Il n'en finit plus d'escalader les tours et les toits de sa chère Saint-Sulpice, inachevée et menaçant ruine, d'en humer les parfums suris, de se perdre dans ses labyrinthes, de faire connaissance avec ses habitants, sacristain ou sculpteur, ou encore visiteur clandestin, comme ce funambule luttant avec l'ange un petit matin entre les deux tours... Il questionne l'historien d'art, la conférencière, le curé, une descendante de Delacroix, se plonge dans le Journal du peintre, erre sur les lieux qu'il a habités.Et que cherche au juste M. le commissaire? Les raisons pour lesquelles Delacroix a choisi le thème de La lutte de Jacob avec l'Ange et tant peiné sur cette fresque, la part de mystère qu'elle renferme, sans doute à l'origine de sa propre fascination. Sensible et humaniste, ce récit se fait entendre comme une voix qui appelle et rejoint celles du passé. Une voix qui chantonne en sourdine pour calmer l'inquiétude.
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J'ai lu (en 2002 je crois) un livre qui m'a boulversé, la "Lutte avec l'ange" de Jean-Paul Kaufmann.
Ce livre essai personnel/quête part d'une fascination de Kaufmann pour une peinture de Delacroix (La lutte avec l'ange) peinte sur les murailles de l'église Saint-Sulpice. L'oeuvre reprend un épisode de l'Ancien testament lorsque Jacob lutte avec un Ange (?--pas évident si c'était un ange!) avant d'aller rencontrer Esaü (au prix d'une infirmité qu'il gardera toute sa vie). Prétexte pour rencontrer Delacroix à la fin de sa vie (la lutte avec l'ange étant sa dernière oeuvre majeure), son époque (le 19e siècle), l'église St-Sulpice--que je n'avais jamais visité encore--, les concerts d'orgues de Mozart (Delacroix aimait peintre sur les airs de l'orgue de St-Sulpice), Baudelaire (un ami de Delacroix) et l'Ancien testament. C'est drôle, dans ma lecture personnelle de l'Ancien testament, je n'avais pas relevé ce passage de la Lutte avec l'Ange...je l'ai relu depuis ce temps plusieurs fois (Genèse XXXII, 23-33). Ce livre fût une révélation lumineuse pour moi. Voir critique ci-jointe que j'ai trouvé sur Internet.
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Le mystère Delacroix
par Armelle Godeluck
Lire, mai 2001
Kaufmann est ici au centre de sa quête autour d'une fresque d'une église: La lutte de Jacob avec l'Ange peinte à la fin de sa vie par Delacroix à Saint-Sulpice, dans le VIe arrondissement de Paris. Une peinture qui a coûté beaucoup de tourments à l'artiste. Il lui fallut cinq ans de réflexion entre la commande passée en 1849 et le début des travaux et sept autres années, avec bien des interruptions, pour mener l'oeuvre à son terme, en 1861. Le commissaire Kauffmann qui apprécie l'investigation à la Maigret et qui a gardé de sa fréquentation assidue de la Bible dans son enfance le goût de l'exégèse, opère par de circulaires travaux d'approche, flâneries sur les chemins de traverse, tous les sens enéveil. Il n'en finit plus d'escalader les tours et les toits de sa chère Saint-Sulpice, inachevée et menaçant ruine, d'en humer les parfums suris, de se perdre dans ses labyrinthes, de faire connaissance avec ses habitants, sacristain ou sculpteur, ou encore visiteur clandestin, comme ce funambule luttant avec l'ange un petit matin entre les deux tours... Il questionne l'historien d'art, la conférencière, le curé, une descendante de Delacroix, se plonge dans le Journal du peintre, erre sur les lieux qu'il a habités.Et que cherche au juste M. le commissaire? Les raisons pour lesquelles Delacroix a choisi le thème de La lutte de Jacob avec l'Ange et tant peiné sur cette fresque, la part de mystère qu'elle renferme, sans doute à l'origine de sa propre fascination. Sensible et humaniste, ce récit se fait entendre comme une voix qui appelle et rejoint celles du passé. Une voix qui chantonne en sourdine pour calmer l'inquiétude.
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samedi, décembre 25, 2004
Je veux Proust pour Noël...
Je pense à Proust en ce jour de Noël. Peut-être parce que j'ai quelques heures pour moi ce matin et que je s'associe la réflexion sur le temps à cet auteur.
Les critiques ont écrit que le roman moderne contemporain commençait avec Marcel Proust au début du siècle.
Pourtant je ne l'ai jamais lu...même si à chaque fois que je vais dans une librairie mes yeux tombent sur "À la recherche du temps perdu". On dirait que je ne suis pas encore prêt; alors je lis SUR Proust et son époque (le Paris du début du XXe siècle). En ce sens, les lectures du Journal de l'abbé Mugnier ont été très passionnantes.
Cela est peut-être dû au fait que mon style de vie actuel est un peu loin du "caractère proustien" c.a.d. d'une certaine façon très contemplative, sensible (...et proustienne) de réfléchir sur soi, sur notre rapport au monde et sur les autres.
"Ce travail de l'artiste, de chercher à apercevoir sous la matière, sous de l'expérience, sous des mots, quelque chose de différent, c'est exactement le travail inverse de celui que, à chaque minute, quand nous vivons détourné de nous-même, l'amour-propre, la passion, l'intelligence, et l'habitude aussi accomplissent en nous, quand elles amassent au-dessus de nos impressions vraies, pour nous les cacher entièrement, les nomenclatures, les buts pratiques que nous appelons faussement la vie ». (Le Temps retrouvé)
"À la recherche..." est le genre de livre que je devrais avoir sur le dessus de ma pile de livre et qui attendrait son moment; une période de ma vie avec du temps perdu afin que je pénètre tranquillement cet univers...peut-être un autre Noël...
Petit résumé trouvé sur Internet
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La notion de Temps est centrale chez Proust et il en modifie profondément la conception à la fois objective et subjective. En rompant avec la notion d'intrigue, l'écrivain devient celui qui cherche à rendre la vérité de l'âme. La composition de La Recherche en témoigne: les thèmes tournent selon un plan musical et un jeu de correspondances qui s'apparentent à la poésie. Proust voulait saisir la vie en mouvement, sans autre ordre que celui des fluctuations de la mémoire affective. Il nous laisse des portraits uniques, des lieux recréés, une réflexion sur l'amour et la jalousie, une image de la vie, de la déchéance et de l'art. Il nous laisse surtout un style composé de phrases très longues, pareilles à une respiration dans laquelle on « s'embarque ».
Les critiques ont écrit que le roman moderne contemporain commençait avec Marcel Proust au début du siècle.
Pourtant je ne l'ai jamais lu...même si à chaque fois que je vais dans une librairie mes yeux tombent sur "À la recherche du temps perdu". On dirait que je ne suis pas encore prêt; alors je lis SUR Proust et son époque (le Paris du début du XXe siècle). En ce sens, les lectures du Journal de l'abbé Mugnier ont été très passionnantes.
Cela est peut-être dû au fait que mon style de vie actuel est un peu loin du "caractère proustien" c.a.d. d'une certaine façon très contemplative, sensible (...et proustienne) de réfléchir sur soi, sur notre rapport au monde et sur les autres.
"Ce travail de l'artiste, de chercher à apercevoir sous la matière, sous de l'expérience, sous des mots, quelque chose de différent, c'est exactement le travail inverse de celui que, à chaque minute, quand nous vivons détourné de nous-même, l'amour-propre, la passion, l'intelligence, et l'habitude aussi accomplissent en nous, quand elles amassent au-dessus de nos impressions vraies, pour nous les cacher entièrement, les nomenclatures, les buts pratiques que nous appelons faussement la vie ». (Le Temps retrouvé)
"À la recherche..." est le genre de livre que je devrais avoir sur le dessus de ma pile de livre et qui attendrait son moment; une période de ma vie avec du temps perdu afin que je pénètre tranquillement cet univers...peut-être un autre Noël...
Petit résumé trouvé sur Internet
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La notion de Temps est centrale chez Proust et il en modifie profondément la conception à la fois objective et subjective. En rompant avec la notion d'intrigue, l'écrivain devient celui qui cherche à rendre la vérité de l'âme. La composition de La Recherche en témoigne: les thèmes tournent selon un plan musical et un jeu de correspondances qui s'apparentent à la poésie. Proust voulait saisir la vie en mouvement, sans autre ordre que celui des fluctuations de la mémoire affective. Il nous laisse des portraits uniques, des lieux recréés, une réflexion sur l'amour et la jalousie, une image de la vie, de la déchéance et de l'art. Il nous laisse surtout un style composé de phrases très longues, pareilles à une respiration dans laquelle on « s'embarque ».
jeudi, décembre 23, 2004
Joyeux Noël
C'est drôle de souhaiter Joyeux Noël à personne ou presque puisque j'écris un blogue pour le plaisir de voir évoluer mes idées dans un nouveau médium électronique sans penser qu'il y aura de futurs lecteurs.
Mon rapport à Noël est (comme tout le monde peut-être) ambivalent.
J'aime: Être dans un "mood" plus familial, les flocons scintillants dans la rue, l'énergie des fêtes au centre-ville ces jours-ci, les décorations de Noël sur les édifices, le rythme du bureau qui ralentit, les cartes de Noël (j'adore en écrire et en recevoir), donner un cadeau qui fait plaisir, les crèches de Noël...
Je n'aime pas: La pluie à Montréal le 22 décembre, les pentes de ski, la frénésie commerciale, recevoir des cartes de Noël électronique d'une entreprise (y faut-tu être radin...!!), ceux qui croit réellement aux résolutions...
Pour tout ça, je souhaite à tout le monde un Joyeux Noël et une bonne année...
Mon rapport à Noël est (comme tout le monde peut-être) ambivalent.
J'aime: Être dans un "mood" plus familial, les flocons scintillants dans la rue, l'énergie des fêtes au centre-ville ces jours-ci, les décorations de Noël sur les édifices, le rythme du bureau qui ralentit, les cartes de Noël (j'adore en écrire et en recevoir), donner un cadeau qui fait plaisir, les crèches de Noël...
Je n'aime pas: La pluie à Montréal le 22 décembre, les pentes de ski, la frénésie commerciale, recevoir des cartes de Noël électronique d'une entreprise (y faut-tu être radin...!!), ceux qui croit réellement aux résolutions...
Pour tout ça, je souhaite à tout le monde un Joyeux Noël et une bonne année...
dimanche, décembre 05, 2004
Mon blogue...
Tous les gens qui me connaissent un peu savent que j'ai plusieurs passions dans la vie et que trois sujet m'interpellent plus directement: à savoir l'histoire et plus particulièrement l'antiquité greco-romaine, les manifestations de l'art contemporain et de la culture numérique et bien-sûr...Montréal.
Ce blogue tentera de cheminer à travers ces trois passions intellectuelles. C'est bien-sûr nouveau pour moi, je cheminerai donc modestement par cette page parcellaire et incomplète.
1) Mon rapport à l'ancien
Vous savez le premier regard critique de l'Occident de son rapport au passé, soit la fameuse querelle entre l'ancien et le nouveau, commence avec la publication en quatre volumes entre 1688 et 1697 de "Parallèle des Anciens et des Modernes" de Charles Perrault. En fait, nous connaissons la date précise de cette première prise de conscience. En effet, la lecture publique du poème de Perrault "Le siècle de Louis le Grand" avait lancé la dispute un lundi de janvier 1687 lors de la séance du dictionnaire. En voici un extrait:
"La belle Antiquité fut toujours vénérable;
Mais je ne crus jamais qu'elle fût adorable.
Je vois les Anciens sans plier les genoux,
Ils sont grands, il est vrai, mais hommes comme nous...".
On savait la querelle européenne; on savait qu'elle permettait de suivre la pénétration d'une nouvelle appréhension de l'Histoire dans les sociétés occidentales, au fur et à mesure que s'éloignait la conception augustinienne d'une suite des temps inscrite dans la Création divine.
Un livre récent rappelle ce combat qui est pour moi toujours actuel même si un peu embrûmé. Il s'agit d'un livre de l'écrivain turc Levent Yilmaz.
Au long de sa promenade dans les textes, on rencontre des nains juchés sur les épaules des géants, Dante et Pétrarque, l'imitation et le dégoût de la nouveauté, la poésie comme maîtresse de vie et le proçès intenté aux fables... Une vraie fête de l'intelligence car l'auteur avance dans le maquis des références, débarrassé de toute prétention. Depuis, la modernité n'a cessé d'être querelleuse. Mais jamais elle n'a atteint en intensité la puissance décisive de la Querelle originelle du XVIIème siècle, celle qui fit basculer l'Occident dans un autre rapport à l'Histoire et à la chute de l'homme dans le temps, en critiquant la dévotion au passé.
Ce blogue tentera de cheminer à travers ces trois passions intellectuelles. C'est bien-sûr nouveau pour moi, je cheminerai donc modestement par cette page parcellaire et incomplète.
1) Mon rapport à l'ancien
Vous savez le premier regard critique de l'Occident de son rapport au passé, soit la fameuse querelle entre l'ancien et le nouveau, commence avec la publication en quatre volumes entre 1688 et 1697 de "Parallèle des Anciens et des Modernes" de Charles Perrault. En fait, nous connaissons la date précise de cette première prise de conscience. En effet, la lecture publique du poème de Perrault "Le siècle de Louis le Grand" avait lancé la dispute un lundi de janvier 1687 lors de la séance du dictionnaire. En voici un extrait:
"La belle Antiquité fut toujours vénérable;
Mais je ne crus jamais qu'elle fût adorable.
Je vois les Anciens sans plier les genoux,
Ils sont grands, il est vrai, mais hommes comme nous...".
On savait la querelle européenne; on savait qu'elle permettait de suivre la pénétration d'une nouvelle appréhension de l'Histoire dans les sociétés occidentales, au fur et à mesure que s'éloignait la conception augustinienne d'une suite des temps inscrite dans la Création divine.
Un livre récent rappelle ce combat qui est pour moi toujours actuel même si un peu embrûmé. Il s'agit d'un livre de l'écrivain turc Levent Yilmaz.
Au long de sa promenade dans les textes, on rencontre des nains juchés sur les épaules des géants, Dante et Pétrarque, l'imitation et le dégoût de la nouveauté, la poésie comme maîtresse de vie et le proçès intenté aux fables... Une vraie fête de l'intelligence car l'auteur avance dans le maquis des références, débarrassé de toute prétention. Depuis, la modernité n'a cessé d'être querelleuse. Mais jamais elle n'a atteint en intensité la puissance décisive de la Querelle originelle du XVIIème siècle, celle qui fit basculer l'Occident dans un autre rapport à l'Histoire et à la chute de l'homme dans le temps, en critiquant la dévotion au passé.
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